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climat

Plan Climat Air Energie territorial :

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enquête publique en cours…dans l’indifférence totale !

 

Le saviez-vous ? Depuis le 17 février, la Communauté d’agglomération Saint-Germain Boucle de Seine CASGBS (dont fait partie Montesson) a lancé une enquête publique sur son projet de Plan Climat Air Energie territorial (PCAET), document de planification obligatoire destiné à programmer les actions d’atténuation du dérèglement climatique (réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre) et assurer l’adaptation à ses effets.  Les habitants de notre agglomération ont deux mois (soit jusqu’au 17 avril) pour formuler des observations, avant son adoption définitive prévue en mai 2023.

Vous n’étiez pas au courant ? Pas étonnant, puisque la mairie de Montesson n’a fait absolument aucune communication publique sur cette consultation ! Aucune réunion publique d’information, pas d’article sur le site internet de la ville ni dans le journal municipal Montesson mag’, et rien sur les panneaux d’affichage de la ville ! La municipalité préfère nous assommer de messages infantilisants sur sa « chasse aux œufs de Pâques », son « grand quizz intergénérationnel » ou ses « balcons fleuris »…

Ce défaut de communication et d’information publique la plus élémentaire est d’autant plus incompréhensible qu’il s’agit, ni plus ni moins, d’un projet de territoire majeur pour l’agglomération, qui impactera la vie des Montessonnais et de leurs enfants dans les 30 prochaines années. Et, une fois adopté, la réalisation du PCAET sera en grande partie déléguée aux communes : la mobilisation des forces vives montessonnaises (associations, citoyens, élus, entreprises) est donc nécessaire.

Dans ce but, et puisqu’il faut toujours tout faire soi-même dans cette ville (même le boulot de la municipalité !), nous vous indiquons ici :

-le lien pour consulter les documents du PCAET sur le site de la CASGBS (diagnostic, bilan des émissions de gaz à effet de serre, plan d’actions, évaluation environnementale, etc) :

https://www.saintgermainbouclesdeseine.fr/plan-climat-derniere-consultation-avant-adoption/

-les possibilités données pour formuler des observations d’ici au 17 avril :

  • par courrier électronique : participation.planclimat@casgbs.fr
  • par écrit sur le registre de consultation disponible dans les locaux de la CASGB : Parc des Érables, bâtiment 4, 66 route de Sartrouville au Pecq, du lundi au jeudi, de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30, le vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 17h.

Nous encourageons le maximum de Montessonnais à participer à cette consultation, car c’est un document qui engagera votre avenir et celui de vos enfants !

Publié dans Climat, CASGBS

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Crise climatique : passer des discours à l’action !

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Le 22 avril dernier, à l’occasion du 51e jour de la Terre et du 5e anniversaire de la signature de l’accord de Paris, a eu lieu un sommet international sur le climat, à l’invitation du Président américain Joe Biden. La politique américaine a fait un virage à 180° et montre l’exemple : alors que Donald Trump était dans le déni du réchauffement climatique, Joe Biden propose un plan d’investissement de 2 000 milliards de dollars en 4 ans pour décarboner l’économie américaine et avancer vers la neutralité carbone !

Et en France, qu’en est-il ? En 2017, Emmanuel Macron, organisateur du One planet summit, apparaissait comme le « champion de la planète ». Il a favorisé l’engagement de l’Europe pour une neutralité carbone en 2050 et une réduction des émissions de 55 % d’ici à 2030. Pour se mettre à l’écoute des scientifiques et des citoyens, il a aussi mis en place un Haut Conseil pour le Climat et la Convention citoyenne pour le climat (CCC).

Des engagements donc, mais concrètement, les actes ne suivent pas. Depuis 2015, les baisses d’émissions de GES mesurables ne sont toujours pas suffisantes pour atteindre les objectifs fixés. Des instances européennes au Conseil d’Etat, des membres de la Convention citoyenne aux ONG environnementales, la condamnation est unanime : le gouvernement français ne produit pas de politiques publiques à la hauteur des enjeux de lutte contre les dérèglements climatiques et les pollutions de l’environnement. Selon le Haut Conseil pour le Climat, la loi « Climat et résilience », en cours de discussion au Parlement, ne traduit que très partiellement les propositions de la Convention citoyenne et ne permet toujours pas de respecter les engagements pris.

Où est l’argent ? Où sont les mesures structurantes ? Nous n’investissons pas assez pour bâtir une société de transition plus résiliente et juste. Quand Joe Biden prévoit une augmentation massive de la fiscalité sur les entreprises et lutte contre le contournement fiscal, le président français maintient l’allègement des charges des entreprises et la non-taxation des plus hauts revenus. Pour quel résultat ? Les plans de relance de ces dernières années en faveur des entreprises ont essentiellement profité aux plus grandes d’entre elles, sans aucune contrepartie effective en termes d’emplois et d’engagements en faveur de la transition écologique.

L’Etat et l’Union Européenne fixent de grands objectifs et renvoient aux instances locales leur mise en application, sans les doter de moyens. Les collectivités territoriales, chevilles ouvrières de la lutte contre le changement climatique et dernier rempart contre la précarité et l’isolement des plus fragiles, voient leurs capacités d’investir pour leur population s’amoindrir. Le résultat est toujours le même : dégradation des services publics de proximité, diminution des droits réels, échec de la transition, chômage, précarité.

Cela ne peut plus durer : pour préserver la Terre, chacun doit faire sa part. Les régions, départements, communes, entreprises, citoyens peuvent contribuer à la transition écologique. Mais encore faut-il leur en donner la liberté et les moyens. L’Etat et l’Union Européenne doivent donc mettre de l’argent et des politiques structurantes sur la table.

Publié dans Climat

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Projet de loi « Climat et résilience » : doit mieux faire.

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Déposé au Parlement le 10 février 2021, le projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et le renforcement de la résilience face à ses effets, dit projet de loi Climat et résilience, a l’ambition de mettre en œuvre 46 propositions du rapport de la Convention citoyenne pour le climat (CCC), rendu en juin 2020.

Après lecture du texte, force est de constater que l’ambition du Gouvernement de susciter une accélération de la transition écologique « sans précédent dans l’histoire de France » est compromise : d’après le Conseil économique, social et environnemental (CESE), « les nombreuses mesures […] sont souvent limitées, souvent différées, souvent soumises à des conditions telles que l’on doute de les voir mises en œuvre à terme rapproché ». 2 exemples parlants :

  • Sur l’interdiction des vols intérieurs dès lors qu’une alternative ferroviaire existe : l’article 36 du projet de loi limite cette proposition de la CCC aux trajets d’au plus 2 heures et demie, en-deçà du seuil de 4 heures préconisé. Sur les 15 connexions transportant le plus de passagers, seules 3 seraient amenées à disparaître : Paris-Bordeaux, Paris-Lyon et Paris-Nantes ;
  • Sur la rénovation des passoires énergétiques : les articles 40 et 41 du projet de loi fixent des contraintes pour seulement 7% du parc de logements concerné : les logements en location. Dans le même temps, la CCC proposait une obligation de rénovation pour l’intégralité. Rappelons que ce volet est l’un des plus importants en termes de limitation des émissions de gaz à effet de serre.

Ce projet de loi ne permettra pas, en l’état, de relever la barre. Selon le rapport annuel de juillet 2020 du Haut Conseil pour le climat, la France n’est à ce jour pas en mesure de respecter ses propres objectifs climatiques, fixés dans l’Accord de Paris signé en 2015 lors de la COP 21 : ainsi, l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % d’ici à 2030 par rapport à 1990 ne serait pas atteint. Et ce n’est pas une nouvelle condamnation de l’Etat pour « carences fautives » dans la lutte contre le réchauffement climatique qui réduira les émissions en tant que tel.

De nombreux élus et personnalités politiques socialistes ont signé, le 26 mars dernier, une tribune appelant à « une vrai loi » pour le climat et à un vrai débat démocratique. Alors que les débats prévus au Parlement seront cruciaux et qu’enrichir le texte est une nécessité pour notre avenir, le gouvernement et la majorité parlementaire LREM ont imposé un « temps législatif programmé » de 45 heures pour l’examen du texte en séance publique à l’Assemblée nationale ! 45 heures pour un texte censé favoriser l’émergence d’un nouveau modèle de développement dans les 10 prochaines années, c’est un peu court pour une grande démocratie comme la France…

Dans le cadre de ces débats même limités, les députés socialistes feront tout pour renforcer l’étendue et la puissance de ce texte.

Publié dans Climat

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