Le Parti socialiste de Montesson adresse ses félicitations républicaines à l’ensemble des femmes et des hommes élus conseillers municipaux le 22 mars dernier. Il en est de même pour M. Antoine Lemaire, élu maire de notre commune le dimanche 29 mars.
Disons-le d’emblée, 8,45% des voix exprimés n’était pas le résultat que nous espérions pour la Gauche à ces élections municipales, représentée sous la liste Montesson Demain. Avec près de 33,75% de voix cumulés à Gauche aux dernières élections européennes, notre ambition était bien de revenir en force au conseil municipal et d’y porter une vraie alternative dans la conduite des projets de la commune. C’est un autre combat qui l’a emporté, celui de refuser le maintien à la mairie de Nicole Bristol et de ses colistiers réunis sur la liste L’expérience en action pour Montesson.
Ce 22 mars, les Montessonnais ont en effet exprimé un refus fort et clair de la politique menée par Nicole Bristol et son équipe. Maire de Montesson de 2020 à 2026, Nicole Bristol a souffert d’un manque notable de proximité et de concertation avec les Montessonnais tout au long de son mandat et, surtout, a payé les fruits d’une campagne agressive basée sur le discrédit plutôt que sur le débat. Cette décision des Montessonnais est d’autant plus forte que la participation, 62,31% des inscrits au 2ème tour, est la plus élevée pour des élections municipales depuis au moins 1995.
Au demeurant, nous remercions chaleureusement les 560 Montessonnais qui ont accordé leur confiance à notre liste Montesson demain et, ce faisant, qui ont permis à la Gauche d’être à nouveau représentée au conseil municipal. Le Parti socialiste de Montesson s’engage à travailler aux côtés de Sylvain Thialon et de ses autres partenaires de Gauche pour présenter des alternatives claires, réalistes et finançables aux projets similaires des autres groupes divers droite représentés au conseil.
A ce titre, nous rappelons ici les 4 grandes priorités que nous défendrons au cours de ce mandat :
Accroître la solidarité entre Montessonnais en appliquant le quotient familial à toute la tarification municipale (cantine, activités périscolaires, services aux personnes âgées) et en élargissant l’accès aux associations à la Maison des solidarités.
En lien avec la communauté d’agglomération, renforcer les transports i) en mettant en place un service de bus fiable et de meilleure qualité, ii) en étendant le nombre de bus des lignes F et P et iii) en rétablissant la ligne reliant Montesson à Saint-Germain-en-Laye.
Agir pour la jeunesse en augmentant la capacité d’accueil saturée du périscolaire, en menant la rénovation énergétique des écoles et en élargissant la mise à disposition des équipements culturels et sportifs. L’ouverture d’un bureau d’information jeunesse est une priorité portée pendant cette campagne que nous continuerons de soutenir.
Préserver le cadre de vie de notre commune en mettant en place un comité de tranquillité publique associant élus, agents municipaux et habitants d’une part, et en recrutant 2 agents de police municipale supplémentaires d’autre part.
Enfin, il est une priorité plus importante que les autres : que le conseil municipal organise désormais des référendums locaux sur les grands sujets d’impact majeur pour la commune comme l’ouverture d’un accès à l’A14 sur la commune, la Ligne nouvelle Paris-Normandie, l’augmentation des impôts ou encore le recours à l’endettement.
Une vague Rassemblement national et alliés est sortie des urnes le dimanche 30 juin dernier. Les Français sont ainsi convoqués devant l'Histoire, dimanche, pour départager les candidats encore en lice et définir le visage de l'Assemblée nationale pour les années à venir.
Dans cette situation, la Gauche n'a pas hésité. Chacune des composantes du Nouveau Front Populaire a appelé sans ambiguïté à faire barrage à l'extrême droite pour préserver la France et les Français. Ce n'est pas le cas de la Majorité présidentielle qui, sans ligne directrice unique, s'est engagée, à rebours des engagements passés pris par les uns et les autres, à mettre un signe égal entre le Nouveau Front Populaire et le Rassemblement national. Nous dénonçons cette position qui tient plus d'un calcul politique pour limiter ses pertes que de de la sagesse et du devoir.
Dans notre circonscription, l'enjeu est différent puisqu'il s'agit de départager, entre les 3 candidats encore en lice, la Majorité présidentielle qui gouverne seule, sans partage ni concession, depuis 7 ans et le Nouveau Front Populaire qui propose un programme de rupture à la hauteur des enjeux actuels et à venir.
Nous regrettons que Yaël Braun-Pivet, ancienne Présidente de l'Assemblée nationale, ait égaré sa boussole républicaine entre l'hôtel de Lassay et notre circonscription, en mettant un signe égal entre le candidat du Nouveau Front Populaire et celui du Rassemblement national.
Nous regrettons son soutien inconditionnel à Emmanuel Macron dans son ambition de gouverner seul, sans écouter ni les oppositions, ni les corps intermédiaires ni les Français.
Nous regrettons enfin son action directe sur la réforme des retraites adoptée en 2023. Madame Braun-Pivet qui se définit comme "capable de rassembler, d'agir et d'apaiser" a bloqué tout débat sur le projet d'abrogation du report de l'âge légal de retraite de 62 à 64 ans proposé par les députés LIOT. En ayant recours le 7 juin 2023 à l'article 40 de la Constitution, la Présidente de l'Assemblée nationale n'écoute pas les représentants du peuple, n'apaise pas et contribue ainsi à la dynamique des extrêmes. Un pouvoir qui s'est exercé seul, sans écoute ni partage.
La section du Parti socialiste de Montesson soutient la candidature de Yassine Benyettou et de sa suppléante Anya Zemmouri. Ils portent le programme du Nouveau Front Populaire et aspire à élaborer, au sein de l'Assemblée nationale, de véritables politiques publiques pour répondre aux demandes des Français et relever les enjeux à venir. Nous remercions Yassine Benyettou pour avoir répondu à nos questions (https://psmontesson.over-blog.com/2024/06/aux-urnes-dimanche-30-juin-2024.html).
À l'issue de l'élection, le président de la République aura la responsabilité de nommer le Premier ministre. La perspective plausible de former un gouvernement dit "technique" de coalition, faisant appel aux forces républicaines responsables, est à étudier. La section du Parti socialiste de Montesson sera attentive à toute ouverture dans le seul but de faire barrage au Rassemblement national.
Votez et faites voter le dimanche 7 juillet ! Chaque voix compte.
Yassine Benyettou, vous avez réuni 27,3% des suffrages le 30 juin dernier. Quels enseignements tirez-vous du 1er tour ?
YB : « Dans la 5ème circonscription des Yvelines nous avons réussi à endiguer l'extrême droite puisque nous avons battu Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, candidat investi par Les Républicains (LR) et le Rassemblement National (RN). Cela n'est malheureusement pas le cas partout. Je retiens du 1er tour la victoire de la Gauche qui s'impose à nouveau comme un bloc fort, en capacité de gouverner, seul capable de s'opposer réellement à l'extrême droite.
Dans notre circonscription, nous arrivons deuxième, nous avons travaillé à ramener vers les urnes les habitants des quartiers populaires qui s'en éloignaient car la politique institutionnelle ne leur parlait plus. Le Nouveau Front Populaire, en investissant des militants de terrain, a permis la réalisation de campagnes alternatives réussies comme la nôtre : nous réalisons une poussée pour la Gauche dans la circonscription et en particulier à Sartrouville.
À côté de cela, les électeurs de Centre gauche, trop habitués au vote utile qui rime avec le vote Macron, ont voté pour Yaël Braun-Pivet. Je veux leur dire aujourd'hui que le rapport de force s'est inversé : électeurs progressistes, vous pouvez être ambitieux et voter pour nous, pour le Nouveau Front Populaire, pour un gouvernement responsable et de rupture ! »
Yaël Braun-Pivet est la candidate de la Majorité présidentielle sur la circonscription. Elle se pose en "force responsable et raisonnable, capable de rassembler, d'agir et d'apaiser". Qu'est-ce que cela vous inspire ?
YB : « La Macronie, dont Mme Braun-Pivet est une figure n'a jamais été et ne sera jamais une figure responsable, raisonnable et d'apaisement. Emmanuel Macron incarne et pratique une politique autoritaire, qui s'impose et s'oppose aux citoyens, leurs droits et volontés. Avec son gouvernement, ils ont pratiqué la politique de la terre brûlée qui divise les Français, sème le chaos dans le pays et renforce l'extrême droite, qu'ils ont amené jusqu'aux portes du pouvoir.
La présidence de l'Assemblée nationale par Mme Braun-Pivet a été totalement irresponsable : usage massif et disproportionné des sanctions contre les députés Insoumis, complaisance envers les députés du RN et alliance avec eux afin de faire adopter des lois mortifères comme la loi immigration. Mme Braun-Pivet c'est aussi le dévoiement de l'article 40 de la Constitution, réinterprété afin d'empêcher l'opposition d'abroger la réforme des retraites : elle a restreint le droit des oppositions au Parlement, créant un précédent particulièrement inquiétant si l'extrême droite obtient la majorité dimanche.
Enfin, la Macronie, le "en même temps", le centre qui vascille au gré du vent à Gauche et surtout à Droite est mort. Les Français la sanctionnent dans les urnes puisque ce camp semble incapable d'obtenir une majorité dimanche. Voter pour Mme Braun Pivet est contreproductif puisque cela contribuerait à atténuer les chances d'obtenir une majorité républicaine à l'Assemblée nationale et risquer ainsi de bloquer le pays si aucune force politique n'est en capacité de gouverner.
J'insiste : le vote utile aujourd'hui est le vote pour le Nouveau Front Populaire. »
Une partie du camp présidentiel rejette dos à dos le RN et La France Insoumise (LFI). Le barrage républicain a-t-il cédé ?
YB : « Le barrage républicain, c’est celui des Français, des électeurs progressistes, des électeurs de Gauche qui, depuis 2017 mais pas seulement, s'obligent en responsabilité à élire un Président qui s'attaque à nos acquis sociaux, qui précarise la population, qui refuse d'agir concrètement et avec des moyens pour les luttes anti racistes, féministes et écologistes.
Le barrage républicain c'est également la Gauche et ses électeurs qui le pratiquent. Pour la Macronie, le barrage républicain n'a été jusque-là qu'un argument électoral. Pour la première fois, ses représentants sont astreints à se positionner et nous pouvons alors jauger qui est républicain et qui ne l'est pas parmi eux.
Je salue tous les candidats Ensemble! qui se sont désistés, comme nous l'avons fait à Gauche sans attendre et sans résistances, pour faire barrage au RN. Je condamne en revanche ceux qui renvoient dos à dos des candidats qui défendent un programme commun de la Gauche qui porte des ambitions sociales, un projet économique de rupture et d'alternative, ainsi que des valeurs démocratiques et républicaines d’une part, et des candidats qui posent avec des casquettes nazies, anciens ou proches de groupuscules néofascistes et violents qui organisent des ratonnades dans notre pays d’autre part ... Plus largement, je dénonce ces candidats qui portent un programme dont ne reste que le racisme puisque Jordan Bardella en a déjà retiré toutes les mesures dites "économiques et sociales" destinées à tromper les classes populaires.
Ces gens sont irresponsables et dangereux pour notre pays, ce sont eux qui mettent en danger notre République. Nous appelons à voter pour tous les candidats qui s'opposent dans leur circonscription à un candidat du RN et nous attendons le même soutien : c'est cela le camp Républicain, c'est le Nouveau Front Populaire et tous ceux qui en font partie, les Insoumis y compris. »
La participation de LFI au Nouveau Front Populaire inquiète une partie des électeurs de Gauche et du Centre. Que souhaitez-vous leur dire ?
YB : « Cette réticence à soutenir les candidats de LFI existe dans le pays. Nous l'avons particulièrement vu dans notre circonscription dans laquelle les électeurs de Raphaël Glucksmann du 9 juin se sont reportés sur le vote Yaël Braun-Pivet au premier tour des élections législatives.
Militant associatif, je n’en suis pas moins investi par LFI pour ces élections et je veux alors m'adresser à ces personnes : ne tombez pas dans le piège de la diabolisation orchestrée par certains médias et des personnalités politiques irresponsables. Lisez le programme. Nous avons travaillé à constituer un large camp progressiste uni autour d'un programme complet qui fait consensus. Venez nous rencontrer, parler avec nous.
Le Nouveau Front Populaire porte une espérance, une voie de sortie contre la montée de l'extrême droite ainsi qu'un programme qui place au centre les questions sociales et écologistes, qui veut reconstruire l'Etat social et les liens sociaux. »
Le pouvoir d'achat est l'un des 1ers enjeux de ces élections lorsque l'on interroge les Français. Quelle est la principale mesure que vous défendrez une fois élu ?
YB : « Si nous sommes élus, nous décrèterons ce que nous avons appelé "l'état d'urgence social". Concrètement, il s’agit de mettre en œuvre des mesures qui auront un impact immédiat sur le pouvoir d'achat des Français : blocage des prix de première nécessité dans l'alimentation, l'énergie et le carburant, augmentation des minimum contributif et minimum vieillesse, augmentation du SMIC à 1600€ net et hausse de 10% du point d'indice des fonctionnaires.
Si je suis élu, j'œuvrerai évidemment pour la mise en œuvre de toutes ces mesures et des autres non citées, plus particulièrement la revalorisation des APL (+10%).
La question du droit et de l'accès au logement est centrale pour bâtir une société plus juste, plus égalitaire. Les loyers constituent le plus grand poste de dépenses des ménages, cela n'a pas toujours été le cas. Pour renforcer le pouvoir d'achat des Français il nous faut mener une politique ambitieuse sur le logement : construire des logements sociaux, réhabiliter ceux qui existent pour que chacun puisse y vivre dignement, encadrer les loyers... et donc commencer par revaloriser les APL. »
Ces mesures sont-elles financées ?
YB : « La question de la faisabilité du programme économique et des effets à l'échelle du pays et des Français individuellement se pose largement dans le débat public et est légitime. Nous la comprenons et nous y répondons de la façon la plus méthodique possible pendant cette campagne.
Le programme du Nouveau Front Populaire est entièrement chiffré, validé par des économistes tels que Julia Cagé, Michael Zemmour et la prix Nobel Esther Duflot.
Notre programme économique est viable et profite à l'immense majorité des Français et ce, même sur les questions de fiscalité. Nous le répétons depuis des semaines : pour 90% des Français, c'est-à-dire ceux qui gagnent moins de 4000€ net par mois, l'impôt sur le revenu n'augmentera pas. Nous voulons instaurer un impôt plus juste, avec plus de tranches pour éviter la situation actuelle dans laquelle des Français de classes populaire et moyenne se retrouvent à payer, en proportion, bien plus d'impôts que les plus riches. La règle est simple : chacun doit contribuer justement et équitablement à l'économie du pays. »
Que proposez-vous pour les salariés qui manquent de pouvoir d’achat et qui ne sont pas concernés par l’augmentation du SMIC ?
YB : « C'est une erreur de croire que l'augmentation du SMIC ne concerne pas tous les salariés. Augmenter le salaire minimum, c'est créer et accompagner une dynamique globale d'augmentation des salaires. L'enjeu sera alors d'accompagner ce mouvement en incitant les entreprises à renégocier réellement les grilles salariales chaque année. De plus, augmenter le SMIC signifie de facto augmenter le pouvoir d'achat des ménages qui consomment le plus et donc participent directement à la croissance économique globale. »
Et pour les chefs d’entreprise, en particulier pour les PME-TPE ?
YB : « L’instauration d’un système économique plus juste concerne également les entreprises. Actuellement, les grandes entreprises échappent massivement à l'impôt et ce sont les petites et moyennes entreprises qui sont la cible de la fiscalité. Nous voulons rétablir la justice fiscale en taxant mieux les grandes entreprises et en luttant davantage contre la fraude fiscale.
Il faut également mieux aider nos PME et TPE, a fortiori si une part d'entre elles rencontrent des difficultés pour absorber l'augmentation du SMIC. Au-delà de la fiscalité plus juste, nous les accompagnerons la première année via des facilités de trésorerie et le recours aux prêts à taux zéro. Ces solutions sont temporaires car le coût pour les PME le sera également : augmenter les bas salaires bénéficiera in fine aux entreprises par la hausse de la consommation. »
Les services publics sont sous tension. Que proposez-vous ?
YB : « Le programme du Nouveau Front Populaire fait grande place à la revalorisation et au renforcement des services publics (éducation, santé, transport...). Nous pensons que ce sont les services publics qui permettent l'égalité, la solidarité et l'émancipation des Français. En reconstruisant des services publics accessibles et adaptés aux besoins de chacun, alors nous améliorons les conditions de vie de tous. »
À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, les Français sont convoqués les dimanches 30 juin et 7 juillet pour des élections législatives anticipées et précipitées.
La Gauche a rapidement répondu à cet événement historique en constituant le Nouveau Front Populaire. En seulement quelques jours, elle a défini un programme de rupture et de transformation à la hauteur des enjeux.
La section du Parti socialiste de Montesson prend part à cette démarche dont l'enjeu principal est de faire front commun face au danger de l'extrême droite.Le programme apporte des solutions à défis majeurs tels que la baisse du pouvoir d'achat, les conséquences du dérèglement climatique et la dégradation des services publics.
Beaucoup critiquent un programme "irréaliste" et coûteux. Ceux-là même qui ont abaissé les impôts de 60 milliards d'euros depuis 2017 et accru les inégalités disent qu'il est impossible de trouver 125 milliards d'euros en 2 ans. Le Nouveau Front Populaire est justement le seul à avoir démontré le caractère réaliste et financé du projet porté à cette élection. Le seul à porter un projet de justice sociale.
Des inquiétudes existent toutefois concernant certaines personnalités très médiatisées du Nouveau Front Populaire, et, disons-le franchement, de Jean-Luc Mélenchon en particulier. De possibilité pour la Gauche en 2022, il est devenu un repoussoir en raison de ses prises de position régulièrement polémiques et provocatrices. Nous voulons ici rassurer : La France Insoumise compte également des personnalités politiques de consensus, telles que Clémentine Autain et François Ruffin, qui ont su, lorsque cela était nécessaire, s'opposer à la ligne tenue en interne.
Le Nouveau Front populaire gouvernera de concert avec le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, La France Insoumise et les autres partis de gauche. Nous adhérons à l’idée du Parti Socialiste National selon laquelle, en cas de victoire, le Premier ministre sera proposé après un vote interne au Nouveau Front populaire.
Allez aux urnes ce dimanche 30 juin, et exprimez-vous.Chaque voix compte pour lutter contre l'arrivée au pouvoir d'une extrême droite au programme aléatoire. Chaque voix compte pour permettre à la Gauche de gouvernement d'améliorer le quotidien des Français et de s'attaquer à des problèmes laissés trop longtemps sans réponse.
Anya Zemmouri, vous êtes candidate aux élections législatives sur notre circonscription, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
AZ : "Je m'appelle Anya Zemmouri, j'ai 20 ans et je suis étudiante. J'habite à Montesson depuis mes 2 ans, je connais donc très bien notre ville, les enjeux qui sont les siens et ses habitants. Jusqu'à présent, j'ai principalement été engagée dans le militantisme associatif. J'ai décidé de me présenter en tant que candidate suppléante aux élections législatives de notre circonscription car je suis convaincue que notre avenir ne doit pas être entre les mains de l'extrême droite. Mon objectif est de défendre des valeurs de justice sociale, d'égalité et de solidarité, et de m'assurer que la voix de notre jeunesse et de nos citoyens les plus vulnérables soit entendue et respectée."
Les différents partis constituant le Nouveau Front Populaire se sont mis d'accord sur un programme de rupture en cas d'élection. Quelles sont pour vous les 3 mesures fortes ?
AZ : "Les différents partis constituant le Nouveau Front Populaire ont élaboré un programme de rupture ambitieux en cas de victoire aux élections. Parmi les mesures fortes de ce programme, je retiens particulièrement les trois suivantes :
1) l’abrogation de la réforme des retraites : le Nouveau Front Populaire propose de revenir à un système plus juste et plus équitable pour tous les travailleurs et les travailleuses. Cette mesure vise à garantir une retraite décente à l'ensemble des citoyens, sans allonger l'âge de départ à la retraite et en respectant les spécificités des métiers pénibles.
2) la planification écologique : le Nouveau Front Populaire s'engage à accélérer la transition vers une économie verte, en faisant voter une loi énergie-climat et en inscrivant le principe de la règle verte. L'objectif est de lutter efficacement contre le changement climatique tout en créant des emplois durables et en assurant une justice environnementale pour tous.
3) la lutte pour les droits des femmes : le Nouveau Front Populaire met au cœur de son programme la lutte pour l'égalité des genres et le renforcement des droits des femmes. Cela inclut l'égalité salariale stricte, l’adoption d’une loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en portant le budget à 2,6 milliards d'euros. Des mesures seront également prises pour combattre toutes formes de discrimination et de harcèlement sexuel."
La majorité présidentielle parle de mesures "irréalistes". Comment comptez-vous financer les mesures du Nouveau Front Populaire sans alourdir la pression fiscale sur les ménages ?
AZ : "Il est important de préciser que le programme de rupture du Nouveau Front Populaire est entièrement chiffré : 125 milliards d’euros pour 2024-2025. J’invite les curieux à regarder la conférence de presse à ce sujet (https://www.youtube.com/watch?v=4kYYTJoYPW0) qui explique pour chaque mesure les moyens qui la financeront.
Par ailleurs, ceux-là même qui jugent nos mesures « irréalistes » ne sont pas connus par leur qualité de gestion des deniers publics. Les ressources de l’État ont baissé de 50 milliards d’euros par an depuis 2017 et les Français attendent toujours le fameux « ruissellement ». Au demeurant, la Commission européenne a, elle, bien entériné le 19 juin dernier une procédure de déficit excessif contre la France.
Je rappelle que le programme du nouveau front populaire est soutenu par plusieurs économistes de renom dont Michael Zemmour, Julia Cagé, et le prix Nobel de l’économie, Esther Duflot."
Plusieurs propositions portent sur la sécurité et la justice. S'il ne fallait en retenir qu'une ?
AZ : "En matière de sécurité, le Nouveau Front Populaire est préoccupé par le niveau inégalé de violences urbaines et propose de réintroduire et de renforcer la police de proximité. Cette initiative vise à rétablir une relation de confiance entre les forces de l'ordre et les habitants, ainsi qu’à intervenir de manière plus efficace et adaptée aux besoins locaux."
Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, est un candidat LR désormais soutenu par le RN. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
AZ : "Jacques Myard représente une alliance inquiétante pour notre démocratie et nos valeurs républicaines. Ce soutien du Rassemblement National montre une convergence dangereuse vers des idées d'extrême droite connues pour leur intolérance et leur division. Cette alliance contre nature trahit les principes fondamentaux de son propre parti et plus largement de la Droite républicaine. J’estime qu’il est crucial de préserver l'unité et la diversité qui font la richesse de notre pays. Mon engagement est de travailler pour une société inclusive, respectueuse des droits de chacun, et tournée vers un avenir durable et équitable pour tous."
Les accusations d'antisémitisme portées à l'encontre de La France Insoumise (LFI) inquiètent une partie des Français. Qu'avez-vous à leur dire ?
AZ : "Les accusations d'antisémitisme portées à l'encontre de LFI sont un sujet d’inquiétude pour une partie des Français. Je tiens à rappeler ici que la lutte contre toutes les formes de racisme, y compris l'antisémitisme, est une priorité absolue. LFI, comme tout mouvement politique, doit être vigilant et ferme dans la condamnation de tout propos ou acte antisémite. La lutte contre l'antisémitisme est pour moi non négociable et doit être au cœur de notre engagement collectif.
Le programme du Nouveau Front Populaire propose un plan interministériel pour analyser, prévenir et lutter contre l'antisémitisme en France, notamment à l'école et contre ses effets sur la vie des populations qui le subissent."
Condamnez-vous l'attaque du 7 octobre 2023 menée par l'organisation terroriste du Hamas ?
AZ : "Oui, je condamne fermement l'attaque terroriste du 7 octobre 2023 menée le Hamas. La violence contre des civils est inacceptable et doit être dénoncée sans équivoque.
Nos revendications quant à la situation au Moyen Orient sont claires : la libération de tous les otages, un appel à un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux hostilités et permettre des négociations pour une paix durable, la reconnaissance de l'État de Palestine comme une étape nécessaire pour parvenir à une solution juste et équitable pour toutes les parties concernées. Ces mesures sont en respect strict avec les principes du droit International qui constitue notre seule boussole."
S'agissant de la guerre en Ukraine : êtes-vous prête à soutenir les livraisons d'armes demandées par le pays pour lutter contre la Russie ?
AZ : "Nous sommes des pacifistes qui croient que la voie diplomatique est celle à suivre pour endiguer la spirale de la violence. Conformément au programme négocié par les différents partis que je porte dans le cadre de cette campagne, nous nous sommes engagés à défendre indéfectiblement la souveraineté et la liberté du peuple ukrainien ainsi que l’intégrité de ses frontières. Parmi les différents leviers existants, nous sommes prêts à soutenir en dernier recours la livraison d’armes françaises à l’Ukraine."
Alors que la législature actuelle (2017-2022) s’achève, il convient d’évaluer le bilan de la députée sortante de la 5èmecirconscription des Yvelines (Le Mesnil Le Roi, Le Vésinet, Maisons-Laffitte, Montesson, Sartrouville). Elle en fait d’ailleurs en ce moment la promotion dans les boîtes aux lettres montessonnaises.
Curieusement, sa propagande n’évoque pas 3 fautes impardonnables commises durant son mandat :
1) dès fin 2017, elle a voté la hausse de la cotisation sociale généralisée (CSG) sur les salaires et les pensions de retraite. Cette disposition a conduit à l’appauvrissement de 60 % de retraités, dont une bonne partie n’était déjà pas bien riche…
2) elle a été l’une des rares députées de son groupe politique (84 sur 303) à approuver, fin 2019, l’immonde « résolution Maillard » qui, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, visait à entraver toute opinion critique à l’égard du gouvernement israélien, lequel viole chaque jour le droit international, les résolutions de l’ONU et nie les droits fondamentaux du peuple palestinien ;
3) elle a voté, en 2021 puis 2022, les lois qui autorisent le gouvernement à prendre, par décret, des dispositions liberticides, en particulier les scandaleux passeports sanitaire et vaccinal, qui ont divisé les Français et créé des inégalités inadmissibles dans leur accès aux lieux et aux services.
Après ce triste bilan, la sortante annonce désormais vouloir soutenir d’autres réjouissances si jamais elle est reconduite : relèvement à 65 ans de l’âge légal de départ à la retraite, RSA conditionné pour les plus démunis, baisse des droits de succession pour les héritiers et possédants, construction de nouvelles centrales nucléaires, stigmatisation d’une religion (en l’occurrence, l’islam)… Cela promet !
Nous avons pris acte de la non-candidature d’Isabelle Amaglio-Térisse, représentante du parti Les Radicaux de Gauche (LRDG), conseillère municipale de Sartrouville et conseillère communautaire à la CASGBS, pour les élections législatives dans la 5ème circonscription des Yvelines (Le Mesnil le Roi, Le Vésinet, Maisons-Laffitte, Montesson, Sartrouville). Femme politique responsable, elle a choisi de ne pas présenter de candidature alternative au ticket « Nouvelle Union populaire, écologique et sociale » (NUPES) afin de maintenir un semblant d’espoir à gauche.
Nous respectons sa décision, mais nous la regrettons, car cette militante et élue de terrain, ancrée dans notre territoire depuis longtemps, a les convictions, les compétences et la crédibilité nécessaires pour porter une candidature de rassemblement d’une gauche responsable, exigeante et déterminée. Elle aurait eu, le cas échéant, tout notre soutien.
Hélas, Monsieur Mélenchon n’a pas souhaité associer, dans ses « négociations », toutes les formations politiques de gauche, écartant d’emblée Les Radicaux de Gauche qui soutenaient pourtant le candidat communiste Roussel lors de l’élection présidentielle. Résultat pour notre circonscription : un curieux ticket « d’union », composé de candidats 100 % LFI et 100 % Mansonniens, va batailler au nom de la gauche face aux forces conservatrices de droite et d’extrême-droite…
Nous souhaitons une belle campagne à Isabelle dans la 1ère circonscription des Français de l’étranger (Etats-Unis, Canada), où elle a finalement décidé de porter courageusement sa candidature. Mais nous lui donnons rendez-vous demain pour construire, ensemble, l’avenir de la gauche sur notre territoire.
Après le désastre de l’élection présidentielle (absence de la gauche au second tour), nous avions appelé à l’union maximale possible de la gauche aux élections législatives, afin de pouvoir contrer, à l’Assemblée nationale, la politique inefficace et injuste de M. Macron. Nous la souhaitions aussi, bien sûr, dans la 5ème circonscription des Yvelines (Le Mesnil le Roi, Le Vésinet, Maisons-Laffitte, Montesson, Sartrouville).
Dans notre esprit, une vraie union se construit dans la durée, est voulue et partagée par tous les partis considérés à égalité. C’est le modèle de l’union historique à laquelle nous avions contribué et participé en juin 2021, aux côtés de nos partenaires d’EELV, de Générations et du Parti communiste, dans le cadre des élections départementales sur le canton de Houilles, Carrières-sur-Seine et Montesson.
Début mai, plusieurs partis de gauche (LFI, PS, PC, EELV) ont scellé un accord national dit de « Nouvelle union populaire, écologique et sociale » (NUPES), portant sur le programme et la répartition des investitures aux législatives. Côté PS, cet accord a été signé par les seuls dirigeants du Parti, alors que nos règles démocratiques internes exigent pourtant une ratification par un vote de tous les adhérents.
Dans la 5ème circonscription des Yvelines, l’accord impose un duo de candidats (titulaire/suppléant) totalement contraire à l’esprit « d’union » :
1) les 2 candidats sont issus de La France Insoumise (LFI), excluant de façon hégémonique les autres forces politiques de gauche, pourtant bien plusprésentes etactives sur cette circonscription, de toute forme de représentation, ;
2) les 2 candidats sont issus de la même commune, Maisons-Laffitte, alors que le principe d’équilibre territorial commanderaitde permettre aussi la représentation d’une des quatre autres communes de la circonscription.
Militants du Parti socialiste à Montesson, nous ne nous reconnaissons pas dans :
cet accord « NUPES », véritable jeu de dupes au service de l’hégémonie de LFI et de la carrière personnelle de quelques-uns à la tête du PS.
certaines mesures démagogiques (retour à la retraite à 60 ans, SMIC à 1 500 € nets, etc) ou dangereuses (remise en cause des institutions, désobéissance aux règles européennes), qui ne correspondent pas à nos valeurs sociales-démocrates et ne répondent pas aux urgences écologique, économique, sociale et démocratique ;
le mot d’ordre simpliste « Mélenchon Premier ministre », qui fera fuir les électeurs de gauche de la circonscription.
ces candidatures politiquement monocolores et non représentatives de la diversité électorale et territoriale sur la 5ème circonscription des Yvelines.
Sur une circonscription où la droite part divisée entre la candidature de la représentante du gouvernement Macron et celle de la collaboratrice de Mme Pécresse, il y avait mieux à faire, à gauche, qu’une union de façade imposée d’en-haut, à la va-vite, sans débat et sans prise en compte des réalités territoriales, et qui mènera à un échec programmé.
Les électeurs de la circonscription jugeront, mais ces élections législatives sont déjà une nouvelle occasion manquée, pour le Parti socialiste et l’ensemble de la gauche, d’un vrai débat démocratique sur ce territoire.
Il conviendra ensuite, dès le 19 juin au soir, d’en tirer les leçons…et les conséquences.
Le 1er tour de l’élection présidentielle a donc livré son verdict dimanche 10 avril et les enseignements sont nombreux :
1) L’abstention, relativement forte pour une élection présidentielle (26,31 %), a démontré l’état d’esprit désabusé de nombreux Français. La faute à une offre politique peu renouvelée et au contenu programmatique trop souvent limité. La faute aussi à des médias trop obnubilés par la crise sanitaire et la guerre en Ukraine pour prendre le temps d’intéresser les Français à la campagne. La faute enfin, à l’absence de vrai débat entre les candidats, certains n’y étant pas étrangers. Nous saluons toutefois le civisme des électeurs Montessonnais, qui ont été plus de 81 % à se déplacer dans les 10 bureaux de vote de la commune ;
2) 3 blocs se font face, à environ 30 % chacun : le bloc de droite (dont le président sortant), le bloc d’extrême-droite et le bloc de gauche, largement dominé par l’extrême-gauche radicale. Cette tripolarisation de la vie politique française cache toutefois l’extrême faiblesse des partis politiques, de droite comme de gauche, qui ne savent plus parler à la société française ni encore moins la représenter. Les électeurs ont ainsi asséné une bonne baffe (bien méritée) à tous ces partis trop souvent déconnectés de la réalité sociale ;
3) Les électeurs français auront donc le « choix », au second tour, entre la candidate de l’extrême-droite anti-sociale, anti-immigrés et islamophobe et le candidat de la droite libérale et de « la France qui va bien » qui, sitôt réélu, rétablira le passeport vaccinal, imposera l’augmentation de l’âge de départ à la retraite à 64 ou 65 ans (on ne sait même plus), conditionnera l’octroi du RSA aux plus pauvres et favorisera encore et toujours les plus fortunés : cela ne donne vraiment pas envie de se déplacer le 24 avril…
4) Une bonne nouvelle, l’effondrement de la candidate de la droite extrême : malgré le soutien affiché des maires de notre 5ème circonscription des Yvelines (dont celle de Montesson), Mme Pécresse n’a recueilli que 4,78 % des voix et ne sera même pas remboursée de ses frais de campagne. Question : la maire de Montesson fera-t-elle don de ses diverses indemnités d’élue (maire, vice-présidente de la communauté d’agglomération, vice-présidente du Conseil départemental) à son amie pour l’aider à rembourser sa dette de 5 M€ contractée pour financer sa campagne dispendieuse ?
5) Après le score minable de son candidat en 2017 (6,35 %), le Parti socialiste a réussi l’exploit de faire pire en 2022, Mme Hidalgo ne recueillant que 1,74 % des suffrages. Ce score ridicule n’a rien d’étonnant et sanctionne l’apathie chronique d’un parti incapable, ces 5 dernières années de travailler son contenu idéologique, de construire une stratégie de rassemblement de la gauche et de proposer des candidats en phase avec la société française. Cette (nouvelle) déculottée doit désormais obliger le parti dans son ensemble, de la base au plafond (mais avant tout ses dirigeants nationaux), à sérieusement se remettre en question et au travail, avec ses partenaires potentiels mais aussi et surtout avec la société, et non plus au-dessus ou à côté comme trop souvent ces dernières années.
La première occasion doit être celle des élections législatives : le Parti socialiste doit avoir l’intelligence de s’accorder avec les autres partis de gauche pour proposer, dans chacune des 577 circonscriptions, des candidats de la gauche la plus rassemblée possible, afin de faire basculer le maximum de sièges à l’Assemblée nationale et pouvoir ainsi contrer au mieux la politique inefficace, injuste et brutale de M. Macron.
Sur la 5ème circonscription des Yvelines (Le Mesnil le roi, Le Vésinet Maisons-Laffitte Montesson, Sartrouville), le bloc de droite (Macron compris) a totalisé 47,7 % des suffrages, le bloc de gauche (Mélenchon compris) 30,3 % et le bloc d’extrême-droite 21,2 %. A Sartrouville, le bloc de gauche est même arrivé en tête (42,2 %). Ces chiffres témoignent de l’impérieuse nécessité d’une gauche rassemblée sur cette circonscription pour espérer faire quelque chose d’utile. Les socialistes de Montesson s’emploieront à cet objectif dans les jours à venir.
C’est un rapport inquiétant pour notre République, qui agite la Macronie depuis plusieurs jours : après 4 mois de travail d’auditions et d’analyse de milliers de documents, une commission d’enquête du Sénat a remis ses conclusions concernant l’influence des cabinets de conseil sur les politiques publiques.
Le phénomène, qualifié de « tentaculaire » par les sénateurs, avait déjà été observé sous Sarkozy, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). Mais il est devenu un réflexe sous l’ère Macron : les dépenses de conseil des ministères ont ainsi plus que doublé depuis 2018, dépassant désormais le milliard d’euros. Un « pognon de dingue » dépensé à 85 % dans 5 ministères (Intérieur, Économie et Finances, Armées, Transition écologique, ministères sociaux).
Sollicités pour leur expertise technique (même quand l’État dispose de compétences en interne et de 2,5 millions de fonctionnaires), ces consultants sont intervenus sur la plupart des réformes du quinquennat : formation professionnelle en 2018-2019 (Roland Berger, 2,16 M€) ; création de l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) en 2020 (EY, 2,4 M€) ; création du baromètre des résultats de l’action publique en 2021 (Cap Gemini, 3,12 M€) ; évaluation de la stratégie nationale de santé 2020-2022 (Accenture et McKinsey, 1,2 M€).
Ils sont aussi appelés à la rescousse lorsque le Gouvernement est en difficulté, comme après le fiasco de la propagande électorale aux élections locales de 2021 : le cabinet Sémaphores est ainsi chargé d’accompagner les préfectures dans l’organisation de la mise sous pli et de la distribution des professions de foi pour les élections présidentielles et législatives 2022…pour un montant de 289 785 € !
Pire, des pans entiers de la gestion de la crise sanitaire ont été sous-traités aux cabinets de conseil privés : au moins 68 commandes passées, pour un montant total de 41,05 millions d’€.Trois cabinets ont concentré les trois quarts des dépenses : McKinsey (clef de voûte de la campagne vaccinale), Citwell (logisticien de l’approvisionnement en masques) et Accenture (architecte des systèmes d’information, dont le passe sanitaire), pour un total de 11 128 journées de consultances, facturées 2 168,38 € en moyenne/jour pendant la crise.
Encore plus ennuyeux, leurs productions coûteuses ne donnent pas toujours satisfaction ou ne font parfois l’objet d’aucune suite, comme lorsque McKinsey est intervenu en 2019 et 2020 à la Caisse nationale d’assurance vieillesse (CNAV) pour préparer la réforme des retraites… finalement avortée (prestation de 957 674,20 €).
L’omniprésence des cabinets de conseil dans l’Etat Macron pose de sérieuses questions déontologiques, en matière de conflits d’intérêts ou de « pantouflage » (recrutement en leur sein d’anciens responsables publics). Leur influence sur la prise de décision publique remet en cause la souveraineté de l’Etat, quand l’opacité de leurs prestations rend de plus en plus difficile la distinction entre ce qui relève du travail du cabinet et ce qui relève de l’administration. Elle interroge enfin sur la bonne utilisation des deniers publics, quand le gouvernement préfère rémunérer chèrement ces « missions » plus ou moins ponctuelles plutôt que de relever le point d’indice de ses fonctionnaires censés assurer ce travail.
La commission d’enquête sénatoriale a fait plusieurs propositions pour en finir avec l’opacité des prestations de conseil, mieux encadrer le recours aux cabinets privés et renforcer les règles de déontologie. Mais à la veille d’une élection présidentielle sans vrai débat démocratique, nous ne saurions trop conseiller (gratuitement bien sûr !) aux électeurs d’aller regarder d’un peu plus près ce rapport passionnant, qui en dit long sur le « nouveau monde » de M. Macron…