À la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, les Français sont convoqués les dimanches 30 juin et 7 juillet pour des élections législatives anticipées et précipitées.
La Gauche a rapidement répondu à cet événement historique en constituant le Nouveau Front Populaire. En seulement quelques jours, elle a défini un programme de rupture et de transformation à la hauteur des enjeux.
La section du Parti socialiste de Montesson prend part à cette démarche dont l'enjeu principal est de faire front commun face au danger de l'extrême droite.Le programme apporte des solutions à défis majeurs tels que la baisse du pouvoir d'achat, les conséquences du dérèglement climatique et la dégradation des services publics.
Beaucoup critiquent un programme "irréaliste" et coûteux. Ceux-là même qui ont abaissé les impôts de 60 milliards d'euros depuis 2017 et accru les inégalités disent qu'il est impossible de trouver 125 milliards d'euros en 2 ans. Le Nouveau Front Populaire est justement le seul à avoir démontré le caractère réaliste et financé du projet porté à cette élection. Le seul à porter un projet de justice sociale.
Des inquiétudes existent toutefois concernant certaines personnalités très médiatisées du Nouveau Front Populaire, et, disons-le franchement, de Jean-Luc Mélenchon en particulier. De possibilité pour la Gauche en 2022, il est devenu un repoussoir en raison de ses prises de position régulièrement polémiques et provocatrices. Nous voulons ici rassurer : La France Insoumise compte également des personnalités politiques de consensus, telles que Clémentine Autain et François Ruffin, qui ont su, lorsque cela était nécessaire, s'opposer à la ligne tenue en interne.
Le Nouveau Front populaire gouvernera de concert avec le Parti Socialiste, les Verts, le Parti Communiste, La France Insoumise et les autres partis de gauche. Nous adhérons à l’idée du Parti Socialiste National selon laquelle, en cas de victoire, le Premier ministre sera proposé après un vote interne au Nouveau Front populaire.
Allez aux urnes ce dimanche 30 juin, et exprimez-vous.Chaque voix compte pour lutter contre l'arrivée au pouvoir d'une extrême droite au programme aléatoire. Chaque voix compte pour permettre à la Gauche de gouvernement d'améliorer le quotidien des Français et de s'attaquer à des problèmes laissés trop longtemps sans réponse.
Anya Zemmouri, vous êtes candidate aux élections législatives sur notre circonscription, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
AZ : "Je m'appelle Anya Zemmouri, j'ai 20 ans et je suis étudiante. J'habite à Montesson depuis mes 2 ans, je connais donc très bien notre ville, les enjeux qui sont les siens et ses habitants. Jusqu'à présent, j'ai principalement été engagée dans le militantisme associatif. J'ai décidé de me présenter en tant que candidate suppléante aux élections législatives de notre circonscription car je suis convaincue que notre avenir ne doit pas être entre les mains de l'extrême droite. Mon objectif est de défendre des valeurs de justice sociale, d'égalité et de solidarité, et de m'assurer que la voix de notre jeunesse et de nos citoyens les plus vulnérables soit entendue et respectée."
Les différents partis constituant le Nouveau Front Populaire se sont mis d'accord sur un programme de rupture en cas d'élection. Quelles sont pour vous les 3 mesures fortes ?
AZ : "Les différents partis constituant le Nouveau Front Populaire ont élaboré un programme de rupture ambitieux en cas de victoire aux élections. Parmi les mesures fortes de ce programme, je retiens particulièrement les trois suivantes :
1) l’abrogation de la réforme des retraites : le Nouveau Front Populaire propose de revenir à un système plus juste et plus équitable pour tous les travailleurs et les travailleuses. Cette mesure vise à garantir une retraite décente à l'ensemble des citoyens, sans allonger l'âge de départ à la retraite et en respectant les spécificités des métiers pénibles.
2) la planification écologique : le Nouveau Front Populaire s'engage à accélérer la transition vers une économie verte, en faisant voter une loi énergie-climat et en inscrivant le principe de la règle verte. L'objectif est de lutter efficacement contre le changement climatique tout en créant des emplois durables et en assurant une justice environnementale pour tous.
3) la lutte pour les droits des femmes : le Nouveau Front Populaire met au cœur de son programme la lutte pour l'égalité des genres et le renforcement des droits des femmes. Cela inclut l'égalité salariale stricte, l’adoption d’une loi intégrale pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en portant le budget à 2,6 milliards d'euros. Des mesures seront également prises pour combattre toutes formes de discrimination et de harcèlement sexuel."
La majorité présidentielle parle de mesures "irréalistes". Comment comptez-vous financer les mesures du Nouveau Front Populaire sans alourdir la pression fiscale sur les ménages ?
AZ : "Il est important de préciser que le programme de rupture du Nouveau Front Populaire est entièrement chiffré : 125 milliards d’euros pour 2024-2025. J’invite les curieux à regarder la conférence de presse à ce sujet (https://www.youtube.com/watch?v=4kYYTJoYPW0) qui explique pour chaque mesure les moyens qui la financeront.
Par ailleurs, ceux-là même qui jugent nos mesures « irréalistes » ne sont pas connus par leur qualité de gestion des deniers publics. Les ressources de l’État ont baissé de 50 milliards d’euros par an depuis 2017 et les Français attendent toujours le fameux « ruissellement ». Au demeurant, la Commission européenne a, elle, bien entériné le 19 juin dernier une procédure de déficit excessif contre la France.
Je rappelle que le programme du nouveau front populaire est soutenu par plusieurs économistes de renom dont Michael Zemmour, Julia Cagé, et le prix Nobel de l’économie, Esther Duflot."
Plusieurs propositions portent sur la sécurité et la justice. S'il ne fallait en retenir qu'une ?
AZ : "En matière de sécurité, le Nouveau Front Populaire est préoccupé par le niveau inégalé de violences urbaines et propose de réintroduire et de renforcer la police de proximité. Cette initiative vise à rétablir une relation de confiance entre les forces de l'ordre et les habitants, ainsi qu’à intervenir de manière plus efficace et adaptée aux besoins locaux."
Jacques Myard, maire de Maisons-Laffitte, est un candidat LR désormais soutenu par le RN. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
AZ : "Jacques Myard représente une alliance inquiétante pour notre démocratie et nos valeurs républicaines. Ce soutien du Rassemblement National montre une convergence dangereuse vers des idées d'extrême droite connues pour leur intolérance et leur division. Cette alliance contre nature trahit les principes fondamentaux de son propre parti et plus largement de la Droite républicaine. J’estime qu’il est crucial de préserver l'unité et la diversité qui font la richesse de notre pays. Mon engagement est de travailler pour une société inclusive, respectueuse des droits de chacun, et tournée vers un avenir durable et équitable pour tous."
Les accusations d'antisémitisme portées à l'encontre de La France Insoumise (LFI) inquiètent une partie des Français. Qu'avez-vous à leur dire ?
AZ : "Les accusations d'antisémitisme portées à l'encontre de LFI sont un sujet d’inquiétude pour une partie des Français. Je tiens à rappeler ici que la lutte contre toutes les formes de racisme, y compris l'antisémitisme, est une priorité absolue. LFI, comme tout mouvement politique, doit être vigilant et ferme dans la condamnation de tout propos ou acte antisémite. La lutte contre l'antisémitisme est pour moi non négociable et doit être au cœur de notre engagement collectif.
Le programme du Nouveau Front Populaire propose un plan interministériel pour analyser, prévenir et lutter contre l'antisémitisme en France, notamment à l'école et contre ses effets sur la vie des populations qui le subissent."
Condamnez-vous l'attaque du 7 octobre 2023 menée par l'organisation terroriste du Hamas ?
AZ : "Oui, je condamne fermement l'attaque terroriste du 7 octobre 2023 menée le Hamas. La violence contre des civils est inacceptable et doit être dénoncée sans équivoque.
Nos revendications quant à la situation au Moyen Orient sont claires : la libération de tous les otages, un appel à un cessez-le-feu immédiat pour mettre fin aux hostilités et permettre des négociations pour une paix durable, la reconnaissance de l'État de Palestine comme une étape nécessaire pour parvenir à une solution juste et équitable pour toutes les parties concernées. Ces mesures sont en respect strict avec les principes du droit International qui constitue notre seule boussole."
S'agissant de la guerre en Ukraine : êtes-vous prête à soutenir les livraisons d'armes demandées par le pays pour lutter contre la Russie ?
AZ : "Nous sommes des pacifistes qui croient que la voie diplomatique est celle à suivre pour endiguer la spirale de la violence. Conformément au programme négocié par les différents partis que je porte dans le cadre de cette campagne, nous nous sommes engagés à défendre indéfectiblement la souveraineté et la liberté du peuple ukrainien ainsi que l’intégrité de ses frontières. Parmi les différents leviers existants, nous sommes prêts à soutenir en dernier recours la livraison d’armes françaises à l’Ukraine."
Le Parti socialiste réaffirme son soutien à la résistance ukrainienne qui fait face depuis plus de 10 ans, date de l’annexion de la Crimée, à l'agression de la Russie de Vladimir Poutine. Les Ukrainiens défendent nos libertés et l'avenir de nos démocraties. Leur guerre est l'affaire de l'Europe toute entière.
Nous serons aux côtés des Ukrainiens jusqu’à la défaite de Poutine. Nulle négociation n’est possible en l’état avec le président russe, qui n’a d’autre objectif que l’asservissement de l’Ukraine, avant de poursuivre toujours plus loin sa politique impérialiste.
Avec constance depuis le début du conflit, les socialistes appellent au soutien militaire sans faille à la résistance ukrainienne avec l’envoi de matériels militaires. C’est pourquoi en cohérence, les parlementaires socialistes ont voté le 12 mars 2024 au Parlement en faveur de l’accord de coopération en matière de sécurité signé entre la France et l’Ukraine le 16 février dernier.
Mais nous ne donnons pas quitus au gouvernement et ne signons aucun chèque en blanc.
Dans une résolution adoptée en Bureau national, le Parti socialiste a une nouvelle fois défini une position claire vis-à-vis de la situation à Gaza. Nous réaffirmons que rien ne saurait justifier les attaques terroristes du 7 octobre 2023conduites et coordonnées par le Hamas, une organisation terroriste dont l’objectif n’est pas la paix ni la coexistence de deux États vivant côte-à-côte et en sécurité.
Et, à nouveau, nous déclarons que rien n'autorise en retour le massacre aveugle des Palestiniens de Gaza au mépris du droit international.
Nous continuons de soutenir :
Toutes les sanctions qui seront prises à l'encontre des colons israéliens qui se rendent coupables de violences contre des civils palestiniens en Cisjordanie ;
Toute initiative qui ira dans le sens de la proclamation et de la reconnaissance de l'État palestinien.
Nous demandons :
Le déploiement d’une présence internationale de protection à Rafah sous la supervision de l’ONU ;
La mise en œuvre d’un embargo sur les armes et munitions utilisées à Gaza ;
La mise en place d’une enquête internationale sous l’égide de l’ONU ;
À la France, de prendre une initiative avec l’Union européenne afin que la communauté internationale mette un terme à cette épouvantable situation à Gaza.
Depuis plus de 3 semaines, l’armée israélienne soumet la Bande de Gaza à des bombardements d’une violence inouïe et à un blocus total qui prive la population d’eau, de nourriture, de médicaments. Les hôpitaux, lorsqu’ils fonctionnent, opèrent aujourd’hui sans anesthésiques. En Cisjordanie occupée, la population palestinienne est soumise à la violence redoublée de l’armée et des colons ainsi qu’à un bouclage du territoire.
On ne peut pas avoir deux cœurs : un pour les Israéliens et un pour les Palestiniens ; on a un cœur ou on n’en a pas. Dans notre article 9 octobre 2023, nous avons condamné l’attaque terroriste du Hamas en Israël. Aujourd’hui, il est indispensable d’élargir en rendant hommage à l’ensemble des populations civiles, palestiniennes et israéliennes, victimes de tous les crimes de guerre commis depuis le 7 octobre 2023 mais aussi avant, depuis des décennies, dans l’indifférence générale. Chaque vie compte.
Nous demandons instamment :
un cessez-le-feu immédiat à Gaza,
la fin des bombardements, des offensives terrestres et des déplacements forcés de populations,
la libération immédiate de tous les otages,
la levée immédiate du blocus.
La France doit agir et s’engager activement dans ce sens.
A moyen et long terme, nous rappelons aussi qu’une paix juste et durable ne sera possible que dans le cadre de la reconnaissance des droits du peuple palestinien, de l’arrêt de la colonisation et de la fin de l’occupation israélienne, dans le respect de l’ensemble des résolutions de l’ONU.
Nous appelons enfin tous les peuples à se rassembler sur ces bases et nous nous associons, en solidarité avec les peuples palestiniens et israéliens, aux marches contre la guerre et pour la paix, qui seront organisées partout en France ce samedi 4 novembre.
Le Parti socialiste de Montesson condamne sans réserve l’attaque terroriste du Hamas contre Israël. Il adresse son soutien à la population israélienne qui subit les tirs de roquettes, les meurtres de masse et les prises d’otage de civils (hommes, femmes, enfants, personnes âgées), les mises en scène odieuses de meurtres ou de détention. Le Parti socialiste de Montesson adresse ses pensées aux victimes de cette attaque sans précédent et sa solidarité à l’ensemble de la population israélienne.
La politique du gouvernement israélien peut et doit être critiquée. Elle déconstruit l’État de droit. Elle poursuit l’installation de colonies illégales dans les territoires palestiniens. Elle renvoie la jeunesse palestinienne à une radicalité qui sert de prétexte à l’extrême droite israélienne pour intensifier sa politique d’annexion.
Mais la politique du gouvernement Netanyahu ne saurait être mise en avant pour relativiser l’agression terroriste dont est aujourd’hui la cible la population israélienne. Rien, jamais ne saurait justifier des actes terroristes. Il n’y a pas de circonstances atténuantes qui soient entendables, et nul ne devrait renvoyer dos à dos Israël et l’organisation terroriste Hamas. Le Hamas ne recherche en aucune façon la paix. Son projet politique et militaire demeure la destruction de l’État d’Israël. Le Hamas instrumentalise la détresse du peuple palestinien. Ses combattants ne sont pas une force armée de Résistance.
Le Parti socialiste réitère sa position historique rappelée lors de son Bureau national du 3 mai 2023 : la seule solution à ce conflit consiste en la reconnaissance de deux États souverains vivant côte-à-côte en sécurité. Il apporte son soutien aux forces progressistes, qui en Israël ou en Palestine, continuent courageusement à défendre une solution de paix durable.
Nous appelons dans l’immédiat les autorités françaises et l’Union européenne à prendre une initiative diplomatique pour un cessez-le-feu afin d’éviter un embrasement du conflit et la multiplication de victimes civiles israéliennes comme palestiniennes. Et à plus long terme, l’ONU à convoquer un sommet international avec les 2 parties pour une solution pacifique et politique.
Eu égard à l’immense émotion, le PS appelle à participer aux rassemblements de solidarité avec les Israéliens.
Dimanche 31 juillet au soir a lieu le traditionnel match du Trophée des champions, qui ouvre la saison du football professionnel français entre le vainqueur du dernier championnat de France (PSG) et le vainqueur de la Coupe de France 2022 (FC Nantes). Depuis plusieurs années, les imbéciles heureux de la Ligue de football professionnel (LFP) persistent à vouloir organiser ce match à l’étranger, alors que la France compte pourtant des dizaines de stades en capacité de l’accueillir : nul !
Comme pour la précédente édition, la LFP organise cet événement en Israël, à Tel-Aviv, à des milliers de kilomètres de l’Hexagone. Au-delà du très mauvais exemple écologique (bonjour le bilan carbone !), c’est aussi un odieux signal politique. En effet, le match est organisé par la LFP avec M. Sylvan Adams, homme d’affaires israélo-canadien, « ambassadeur autoproclamé de l’État d’Israël » et la société israélienne Comtec Group, spécialisée dans la production d’évènements et qui compte, parmi ses clients, le gouvernement israélien et des sociétés basées dans les colonies illégales en Cisjordanie occupée.
L’organisation de cette rencontre à Tel Aviv vise surtout à masquer la réalité : depuis le début de l’année, les forces d’occupation israéliennes ont tué près de 60 Palestiniens, dont 16 adolescents (parmi lesquels 2 jeunes footballeurs, Mohammad Ghneim et Thaer Yazouri). Dans le même temps, la colonisation israélienne s’est poursuivie : le gouvernement a approuvé un projet de construction de 4500 logements dans les colonies illégales et les colons ont mené 133 attaques contre des Palestiniens et leurs propriétés en Cisjordanie. Israël continue de détenir 4450 prisonniers (dont 160 enfants). Le territoire de la bande de Gaza, lui, subit toujours un blocus illégal et reste une prison à ciel ouvert, subissant régulièrement des bombardements israéliens ; des milliers d’enfants gazaouis souffrent de traumatismes mentaux.
Nous nous opposons fermement à la tenue de cette rencontre en Israël, qui s’apparente à une opération de blanchiment, par le football professionnel français, de l’occupation militaire, de la colonisation et des crimes contre les Palestiniens.Alors que la LFP a stoppé la diffusion de la Ligue 1 en Russie pour sanctionner sa guerre en Ukraine, il est scandaleux de voir ainsi le football français, le PSG et le FC Nantes appliquer « deux poids - deux mesures », et se rendre complices des violations israéliennes du droit international et des droits humains palestiniens.
L’élection présidentielle française a éclipsé d’autres évènements majeurs pour la démocratie en Europe ces dernières semaines. Petit rappel de l’actualité politique européenne :
1)en Slovénie, le Premier ministre Janez Jansa a été viré la semaine dernière, par des électeurs slovènes fatigués de son virage autoritaire ces deux dernières années : attaques contre la presse (privée de financement public), harcèlement en ligne contre certains journalistes, pressions sur la justice (blocage puis ingérence dans la nomination des procureurs délégués au Parquet européen), limitation des droits de l’opposition, etc. Fait exceptionnel, le Parlement européen avait adopté une résolution condamnant les entorses à l'Etat de droit en Slovénie…au moment même où celle-ci exerçait la présidence tournante de l’UE, fin 2021 !
2)en Pologne, les questions d'Etat de droit ont été éclipséespar l'accueil massif de réfugiésukrainiens (sur 5,3 millions, 6 sur 10 sont en Pologne selon le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Réfugiés). Un accueil à mettre au crédit de la population, des ONG et des collectivités locales, peu aidées par le gouvernement central qui a pourtant reçu 562 millions d'€ de fonds européens pour financer cet accueil. Au-delà, le parti au pouvoir (PiS) n'a pas abandonné son idéologie ultraconservatrice : le problème des chambres disciplinaires dans la branche judiciaire n'est toujours pas réglée (en conséquence, le plan de relance polonais n'est toujours pas validé par la Commission européenne) et on constate aussi les conséquences funestes de la quasi-interdiction de l'avortement pour les réfugiées ukrainiennes violées par des soldats russes ;
3) en Hongrie, le Premier ministre Viktor Orban a de nouveau gagné les élections législatives, de façon assez large.Il continue à vouloir écraser son opposition, comme le démontrent les récents blocages et la sous-représentation de cette opposition à certaines fonctions dans le nouveau parlement hongrois. Mais à vouloir tenir tête à l'UE, tant sur le plan géopolitique (en tant que relais de la Russie) que sur celui des valeurs, Orban se trouve particulièrement isolé. Et la Commission européenne a enfin déclenché à son encontre le mécanisme de conditionnalité à l'Etat de droit et de protection du budget de l'UE.
La semaine prochaine, le Parlement européen insistera pour que la procédure de l’article 7 du traité de l’UE (qui peut aboutir, pour la Hongrie, à la privation de son droit de vote au Conseil européen) reprenne à bon rythme : l’aboutissement rapide de cette démarche (qui traîne depuis des années) pourrait éviter qu’Orban bénéficie d’un droit de véto sur les sanctions encore à venir à l’encontre de la Russie, notamment les embargos énergétiques.
La section de Montesson du Parti socialiste condamne sans réserve le massacre de civils par les forces russes en Ukraine, révélé de manière dévastatrice ces derniers jours dans la ville de Bucha (au nord-ouest de Kiev) et à la gare de Kramatorsk (région du Donbass). Depuis le retrait russe des zones autour de Kiev, des preuves concrètes ont émergé de crimes de guerre commis par les forces d'invasion. À Bucha, des corps de civils ukrainiens non armés ont été retrouvés dans des fosses communes et dans les rues, certains avec les mains liées.
Le rapport le plus récent du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) fait état de plus de 1 400 civils tués en Ukraine depuis le début de l'invasion. Mais le chiffre réel est probablement bien plus élevé (le décompte n'inclut pas les décès découverts à Bucha ni les 52 victimes de la gare de Kramatorsk cette semaine). Les forces russes ont, à plusieurs reprises, attaqué des civils avec des armes explosives à fort impact et ont aussi bombardé une maternité, un théâtre et une école d'art à Marioupol (région de Donetsk). Les Ukrainiens des zones occupées ont été déplacés de force vers la Russie et des rapports font état de viols et de violences sexuelles contre des femmes et des filles dans les zones sous contrôle russe.
Chacun de ces actes constitue un crime de guerre. Ils doivent faire l'objet d'une enquête indépendante et leurs responsables traduits en justice. Cette responsabilité s'étend aux membres de la chaîne de commandement militaire qui ont ordonné et supervisé ces actions, ainsi qu’au président Poutine, qui, sous de faux prétextes, a lancé cette attaque non provoquée et illégale contre un pays voisin.
Dans ces temps sombres pour l'humanité, une action concrète et unie est nécessaire de toute urgence pour empêcher de nouvelles atrocités et des pertes de vie. La communauté internationale doit continuer à faire preuve de fermeté face à cette agression criminelle et utiliser tous les moyens disponibles pour mettre fin aux combats et apporter une aide humanitaire à ceux qui en ont besoin.
15 octobre 1987, 16h. Alors qu’il est en pleine réunion avec ses collaborateurs à Ouagadougou, le Président du Burkina Faso Thomas Sankara, chantre de l’anti-impérialisme et artisan du combat contre l’apartheid, le néocolonialisme et la dette, est assassiné sans sommations, ainsi que douze de ses collaborateurs, par un commando paramilitaire. Ce coup d’Etat sanglant, fomenté par le second du régime, Blaise Compaoré (qui s’empare du pouvoir dans la foulée) avec le soutien probable de la Côte d’Ivoire et de la France, marque la fin de la révolution burkinabé engagée par Sankara en 1983.
Il aura fallu près de 35 ans pour rendre justice à Thomas Sankara et ses compagnons. 35 ans de manœuvres de toutes sortes pour entraver la justice : blocage de toutes les procédures judiciaires sous le régime dictatorial de Compaoré, exfiltration de ce dernier par les forces spéciales françaises après sa chute lors de l’insurrection de 2014 ou encore tentative des avocats de la défense de suspendre le procès à la suite du coup d’État de janvier 2022…
Mais le 6 avril 2022, au terme de 6 mois d’un premier procès historique, la justice a (enfin) parlé, avec la condamnation à la perpétuité des principaux instigateurs du complot, l’ex-président Blaise Compaoré (réfugié en Côte d’Ivoire), Gilbert Diendéré et Hyancinthe Kafando (chef du commando, en fuite),
Si la justice burkinabè a démêlé le complot national, la lumière reste à faire sur le volet international de l’affaire.Nous demandons donc :
-l’extradition, par la Côte d’Ivoire, du criminel Compaoré, afin qu’il purge sa peine au Burkina Faso, conformément au verdict du procès ;
-la livraison par la France des documents « secret défense », promis par le président Macron en novembre 2017 à Ouagadougou et que les Burkinabè attendent toujours….
Grâce à leur mobilisation patiente et sans faille au Burkina Faso, en Afrique mais aussi en France, les soutiens de Thomas Sankara de par le monde ont permis de rendrejustice à l’ancien président, ses compagnons et leurs familles. Ils continuent aussi de faire vivre le combat et les idées de ce grand dirigeant africain, en donnant corps à sa citation, plus que jamais d’actualité : « Quand le peuple se met debout, l’impérialisme tremble ».