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Au journal Le Parisien Audrey Pulvar annonce sa candidature aux élections régionales en Ile de France

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Retranscription de l'article du journal Le Parisien :

L’adjointe d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, nous annonce en exclusivité sa candidature aux régionales à la tête d’une liste de gauche. Elle détaille sa mesure phare de la gratuité des transports en commun et son projet d’un passe social pour les jeunes. Conseillère de Paris et adjointe d’Anne Hidalgo, Audrey Pulvar se lance dans la course aux élections régionales, prévues en juin.  


Le 26 janvier 2021 à 18h59

Cette fois-ci, elle se lance officiellement. L'ex-journaliste Audrey Pulvar annonce sa candidature à la présidence du conseil régional d'Ile-de-France. L'adjointe d'Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, livre aussi plus de détails sur la gratuité progressive des transports en commun qu'elle défend et ses mesures pour soutenir les jeunes en difficulté.

Vous êtes en précampagne depuis plusieurs mois.
Quand serez-vous officiellement candidate aux régionales en Ile-de-France ?

AUDREY PULVAR. Je suis officiellement candidate à la présidence de la région Ile-de-France, aujourd'hui. J'ai lancé à la fin de l'été le mouvement Ile-de-France en Commun avec pour projet de réaliser un rassemblement des forces de gauche et de personnalités engagées de la société civile. Ce rassemblement a eu lieu puisque le PS, le PRG, Place Publique et Allons Z'Enfants nous ont rejoints. Quelque 300 personnes participent à nos groupes de travail. Nous avons beaucoup de propositions pour sortir de la politique de Valérie Pécresse (NDLR : actuelle présidente de la région, Libres !) qui est celle de l'ancien monde. Je suis prête !
 
Avez-vous plus de détails sur votre projet phare de gratuité des transports en commun en Ile-de-France ?
Nous proposons un calendrier pour la mise en œuvre progressive de cette mesure qui répond à la fois à la justice sociale et à l'urgence climatique. En septembre prochain, elle concernera d'abord les moins de 18 ans, les étudiants et les demandeurs d'emploi de moins de 25 ans. En septembre 2022, ce sera au tour des bénéficiaire des minima sociaux, des personnes en situation de handicap et des personnes âgées titulaires de la carte Améthyste. En septembre 2023, nous le ferons pour les demandeurs d'emploi, sans conditions de ressources, mais aussi pour tous les Franciliens le week-end, les jours fériés et en période de vacances scolaires. Et enfin en 2026, pour tous les Franciliens. 

Vos concurrents critiquent le fait que vous voulez la financer par des taxes que la région ne peut pas lever ?
Ils manquent de vision et d'ambition. La gratuité totale est évaluée entre 2,2 milliards et 3,5 milliards d'euros supplémentaires si l'on prend en compte le déploiement du Grand Paris Express. Sauf qu'elle va générer aussi la disparition de coûts immenses dus à l'accidentologie, aux livraisons en retard, aux heures de travail perdues, aux maladies liées à la circulation automobile (stress, maladies cardio-vasculaires, troubles du sommeil)... En ce qui concerne les taxes, il faudra lever des obstacles institutionnels par le dialogue avec le gouvernement. Je veux reposer la question de la fiscalité régionale. Il faudra aller au charbon, il faudra de la volonté politique. D'ailleurs, je proposerai aux autres exécutifs régionaux la tenue d'Assises de la fiscalité régionale.
 
Quelles sont vos autres mesures sociales ?
Nous voulons innover pour les jeunes, qui souffrent particulièrement. Nous voulons mettre en place pour les 18-25 ans un « Passe unique Jeune Francilien.ne » qui centralisera l'ensemble des aides départementales, régionales, gouvernementales, notamment les APL (NDLR : Aides pour le logement) auxquelles ils peuvent prétendre. La région doit jouer un rôle de coordinateur. Par ailleurs, je fais partie de ceux qui défendent l'idée d'un RSA étendu pour les 18-25 ans, que le gouvernement écarte. S'il était finalement élargi, je proposerai que la région, avec les départements et les communes, verse un complément de RSA d'un montant de 150 euros par mois aux 100 000 jeunes les plus en difficulté en Ile-de-France. Cela coûterait 180 millions d'euros par an.
 
Julien Bayou dit aux Franciliens que s'ils veulent de l'écologie, ils doivent voter EELV. Que leur répondez-vous ?
L'écologie n'est pas l'apanage d'Europe Ecologie-les Verts. Ma vision de l'écologie passe par le prisme de la justice sociale. Je considère notamment qu'il est irresponsable et injuste de refuser la construction de logements sociaux au nom de l'écologie alors qu'en Ile-de-France, il y a près de 750 000 personnes en attente d'un logement social. 

Les difficultés d'Anne Hidalgo avec les élus écologistes de sa majorité municipale ne vous facilitent pas la tâche pour les régionales. Est-ce qu'une alliance avec les écologistes est tout de même possible ?
Il faudra aplanir certains désaccords, en particulier sur les questions fondamentales comme la laïcité. Mais je ne doute pas que nous parvenions à trouver un chemin commun s'il faut faire barrage à la droite de Valérie Pécresse et de La République en marche.


Vous êtes ancienne journaliste, élue à la mairie de Paris seulement depuis six mois. Vous sentez-vous qualifiée pour diriger la plus grande région de France ?

On reproche aux élus d'être des professionnels de la politique et quand des personnalités de la société civile s'engagent, on leur reproche leur manque d'expérience. Ce sera aux Franciliens et aux Franciliennes de décider. Mon engagement au service de l'intérêt général ne date pas d'il y a six mois.

Certains présentent votre démarche comme un test pour la candidature d'Anne Hidalgo à la présidentielle. Est-ce que cela n'est pas un handicap d'être vue comme un simple marchepied ?

Je me suis déjà fait traiter d'alibi, de noire de service mais pas encore de marchepied... Anne Hidalgo n'a pas besoin de moi pour devenir présidente de la République, ce que je souhaite d'ailleurs qu'elle devienne. Pour ma part, je conduis cette liste pour qu'Ile-de-France en Commun, et plus largement la gauche, remporte cette élection, pour améliorer la vie des Franciliennes et des Franciliens.

Etes-vous favorable à un nouveau report des élections régionales ?

Je préférerais pour la démocratie qu'elles se tiennent à la date prévue (NDLR : en juin). Si pour des raisons sanitaires le scrutin devait être reporté, je souhaite que la décision soit prise en concertation avec les différents partis politiques et les deux chambres parlementaires.

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5G sur Montesson : 5 antennes déjà installées…

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Cela n’a pas traîné ! Alors que le gouvernement a attribué les fréquences 5G aux opérateurs de téléphonie fin septembre 2020, sans attendre l’avis de l'Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) sur les impacts potentiels pour la santé et l’environnement (espéré pour début 2021), 5 antennes ont déjà été déployées à Montesson, notamment dans le secteur du stade des Petits Chênes, à la Borde et dans le Centre-ville. 

La maire et son équipe se sont bien gardés d’informer les Montessonnais et le conseil municipal de ces installations. Curieux silence pour la « reine de la communication », toujours prompte à vanter ses exploits dans le journal municipal (financé par le contribuable), et inquiétant manque de vigilance sur un sujet aussi sensible…

Comme certaines communes l’ont déjà fait, nous proposons que la commune de Montesson demande un moratoire sur le déploiement de ces antennes 5G sur son territoire, par la voie d’une délibération en conseil municipal. 

Pour mémoire, le Parti socialiste a aussi lancé un travail d'auditions d'experts et de concertation pour :

- démêler le vrai du faux sur les questions d'impact du déploiement de la 5G sur la santé, notamment dans les fréquences hautes, pour lesquelles l'Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) demande d’approfondir la recherche sur les effets sanitaires potentiels ;

- examiner les aspects de consommation d’énergie et d’impact environnemental d'une utilisation nationale massive de la 5G ;

- évaluer les expertises concernant les problèmes d’interférences avec des équipements importants, comme les installations météorologiques ;

- comprendre les risques liés à la cybersécurité, en particulier pour les objets connectés, et assurer la protection des libertés individuelles et de la vie privée, mais aussi les enjeux internationaux de sécurité liés aux technologies de la 5G ;

- engager une réflexion sur la fracture numérique territoriale, alors que certains territoires ne sont pas encore couverts par la 3G et la 4G et font figure de « zones blanches », sans accès correct aux réseaux mobiles et internet ;

- engager un débat public avec la mise en place de consultations citoyennes sur les enjeux de la 5G dans les métropoles.
 

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Le masque : un droit, pas un don

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Dans le Montesson Mag n°2 (décembre-janvier), décidément prolifique en « perles » (voir notre dernier article fin décembre), la maire de Montesson s’est encore mise en scène sans vergogne, aux frais du contribuable. 

Cet organe de propagande personnelle (financé par vos impôts, faut-il le rappeler) évoque page 17 un « don de masques » aux écoles élémentaires, qu’elle et ses adjointes ont distribué lors d’une généreuse tournée dans les établissements. La présence opportune d’un(e) photographe pour immortaliser ce formidable élan de charité était sans doute le fruit du hasard… 

La mise à disposition aux écoles de masques pour les élèves, les personnels enseignants et non-enseignants, est indispensable afin de les protéger. Mais ces masques sont achetés par l’Etat et les collectivités territoriales avec l’argent public, c’est-à-dire…VOTRE pognon ! Il ne s’agit pas d’un « don » de tel ou telle élu(e) local(e) ou régional(e), comme certain(e)s essaient de vous le faire croire depuis le début de la crise sanitaire, en essayant de se faire passer pour vos sauveurs dans des opérations de communication ridicules. Il y en a vraiment qui prennent les Montessonnais pour des imbéciles… 

Le masque n’est pas un don, mais un droit à la protection, droit toujours payé par le citoyen, d’une manière ou d’une autre.   

Publié dans Montesson

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Le chiffre du mois de décembre : 19

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Dans le Montesson Mag n°2 (décembre-janvier), la mention des prénom et nom de la maire apparait…19 fois. Et sa photo 15 fois ! Elle a donc explosé ses propres records (15 mentions et 9 photos) établis dans le premier numéro d’octobre 2020.

Pas mal comme outil personnel de propagande, entièrement payé par les contribuables montessonnais et la publicité de certaines grandes entreprises !

Toutes nos félicitations à la championne pour ce nouvel exploit…et vivement le prochain numéro !

Publié dans Montesson

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La Feuille de salade N°3 - décembre2020

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Publié dans La Feuille de salade

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Education prioritaire : suppression programmée des réseaux d’éducation prioritaire (REP)

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La politique d’éducation prioritaire a été créée en 1981, avec l'idée de « donner plus à ceux qui ont le moins » : il s'agissait de corriger l’impact des inégalités sociales et économiques sur la réussite scolaire par un renforcement de l’action pédagogique et éducative dans les écoles et établissements des territoires qui rencontrent les plus grandes difficultés sociales.

Le nombre de zones d’éducation prioritaire (ZEP) n’a cessé d’augmenter depuis, passant de 363 à 1094 aujourd’hui. Plus de 1,1 million d’enfants de 2 à 11 ans sont scolarisés dans les 6 850 écoles de l’éducation prioritaire. En 2014, le gouvernement et la majorité socialistes avaient mis en place de nouveaux principes, une nouvelle cartographie et des mesures spécifiques : scolarisation des moins de trois ans, dispositif « plus de maitres que de classes », allègement du service d’enseignement pour dégager du temps de travail en équipe.

En novembre 2019, un rapport commandé par le gouvernement Macron prévoyait la suppression de la carte des réseaux REP (mais maintien des REP +), remplacée par "une politique de priorisation académique", c'est à dire des contrats passés entre établissements et rectorats. Dès 2022, la carte des REP pourrait ainsi être supprimée, avec deux enjeux : 

-les crédits destinés aux REP pourraient servir d'autres établissements et une autre politique de rémunération des enseignants ;

-l'entrée de l'enseignement catholique dans un dispositif plus rémunérateur.

Fin novembre, le gouvernement Macron a annoncé le lancement d’une expérimentation pour tester ce dispositif dans 3 académies : Lille, Marseille et Nantes. Elle prendra la forme de contrats de 3 ans, passés entre l'établissement et le rectorat, avec une clause de revoyure pour les prolonger si besoin.

Cette nouvelle politique aura de nombreux effets. Le premier, c'est de répartir autrement les moyens des REP, soit environ 1 milliard d'€ par an. Le critère de l'isolement de l'établissement entrerait en compte, à côté de la situation sociale des élèves. Il y aurait ainsi un transfert de moyens des quartiers populaires vers les zones rurales, afin d’'appliquer l'engagement présidentiel en faveur du rural tout en allégeant le budget de l'éducation nationale. 
 
Le nouveau système entrainera surtout la disparition des réseaux, en totale divergence avec la politique de la ville, et les aides subiront un émiettement. Faute d'une politique nationale, les acteurs de l’éducation se retourneront vers les collectivités locales –notamment les communes- pour demander de surseoir au désengagement de l’Etat qui va impacter sur les effectifs des classes, la rémunération des enseignants et les conditions de travail dans les écoles (comme par exemple celles des directions d’école, dont les décharges d’enseignement pourraient être impactées).

Il s’agit d’un tournant majeur dans l'histoire de l'Ecole, avec une remise en cause sans précédent de 40 ans d’une politique éducative en faveur des élèves les plus défavorisés qui, malgré ses insuffisances, a permis dans bon nombre d’endroits de freiner – sans pour autant la faire disparaître - l’aggravation des inégalités.
 

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Sécurité : des États généraux de la sécurité pour sortir de l’impasse

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Ces dernières semaines, Paris a été le théâtre de scènes de violences en marge de manifestations contre la loi de Sécurité globale. Le Parti socialiste les condamne fermement. Elles desservent et confisquent le message des manifestants sincères, qui ne sont pas « complices » des casseurs. Elles soumettent les forces de l’ordre à des agressions inacceptables. Elles ciblent des locaux commerciaux ou des véhicules individuels et privent des personnes de leur outil de travail ou de leur moyen de se déplacer.

A chaque fois, l’organisation du maintien de l’ordre suscite de nombreuses interrogations. Pourquoi la Préfecture de police de Paris continue-t-elle à envoyer au cœur des cortèges des unités d’interventions et la Brigade anticriminalité (BAC), alors qu’elles ne sont pas formées au maintien de l’ordre ? À l’inverse, où sont les compagnies de CRS, invisibles dans les cortèges, mais présentes au début et à la fin ? Les forces de l’ordre sont-elles en nombre suffisant ?

Pour sortir de cette impasse, qui pourrait se répéter chaque semaine, le Parti socialiste propose de convoquer des États généraux de la sécurité, dont les conclusions seraient connues avant l’été et qui permettraient de mettre tous les sujets sur la table : le recrutement, la formation, la mise en œuvre de la doctrine du maintien de l’ordre, la transparence, le contrôle indépendant de la police, le rôle des maires et le statut particulier de la préfecture de police de Paris.
 

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Nos propositions pour lutter contre le chômage et la précarité

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Le 5 décembre était la journée nationale de lutte contre le chômage et la précarité. L’occasion de rappeler que des millions de nos compatriotes rencontrent des difficultés, notamment parmi les jeunes : selon un récent rapport de l’Observatoire des inégalités, le taux de pauvreté des 18-29 ans a augmenté de 50 % entre 2002 et 2018, et 13 % de cette tranche d’âge se trouve aujourd’hui en situation de pauvreté (contre 3 % des plus de 65 ans). Ces problèmes concernent notamment les étudiants, dont 20 % vivaient sous le seuil de pauvreté avant la crise. Malgré que 46 % d’étudiants soient aussi salariés, ils subissent une double peine : l’augmentation du coût de la vie et une diminution de leurs ressources.

Ces difficultés s’aggravent encore avec la crise actuelle et le Parti socialiste propose donc  plusieurs mesures fortes pour favoriser l’emploi pour tous et lutter contre la précarité, notamment des plus jeunes :  

- exigence de contreparties sociales aux aides publiques fournies aux entreprises dans le cadre du plan de relance. Cette proposition, portée par les socialistes, a toutefois été rejetée par le gouvernement Macron ; 

- promotion des initiatives innovantes comme l’expérimentation « Territoires zéro chômeur de longue durée », qui vient d’être prolongée par le Parlement ; 

- abrogation de la réforme de l’assurance chômage, qui durcit les droits d’indemnisation des allocataires, et engagement d’une nouvelle négociation des partenaires sociaux sur une convention d’assurance chômage qui tienne compte de la crise actuelle ;

- mise en place d’une aide individuelle à l’émancipation solidaire (Aile) pour les jeunes de 18 ans et plus, à travers la proposition de loi portée par les députés socialistes.
 

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Pour un minimum jeunesse !

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Nous assistons, en France, à une augmentation des inégalités et une progression de la pauvreté : début novembre, une grande association caritative a ainsi indiqué que le cap des 10 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté serait franchi cette année. Les jeunes sont en première ligne de cette catastrophe sociale : patrimoine plus faible, chômage plus élevé, taux de pauvreté supérieur au reste de la population... 
Pourtant, les aides ne sont pas à la hauteur de la crise actuelle. Les minimas sociaux ne permettent pas une émancipation de nos jeunes, parce qu’ils sont souvent conditionnés à la situation familiale ou parce qu'ils ne leur sont pas ouverts : ainsi, le RSA n'est pas accessible aux moins de 25 ans sans enfants et qui ne travaillent pas. Les étudiants les plus défavorisés en viennent ainsi à cumuler études et petits boulots.

Afin de donner à nos jeunes de vrais droits sociaux et la possibilité de construire leur propre destin quelles que soient les conditions de départ, les députés socialistes ont préparé une proposition de loi pour la création d'un minimum jeunesse ou aide individuelle à l'émancipation solidaire (Ailes), qui serait composé :

- d’un revenu de base de 564 € (dégressif en fonction du revenu) automatiquement versé à toutes et tous à partir de 18 ans à la place du RSA et de la prime d’activité. Cette allocation nécessite 16 milliards d’€, qui peuvent être financés par la création d’une tranche d’imposition à 50 % pour les revenus supérieurs ou égaux à 250 000 €, une réforme de l'impôt sur les sociétés pour taxer les multinationales là où elles réalisent leur chiffre d’affaires, et au plafonnement du quotient conjugal au même niveau que le quotient familial ;
- d’une dotation universelle de 5 000 €, crédités sur le compte personnel d’activité (CPA) pour financer des formations, des études en France ou à l’international, un engagement associatif ou de l’entreprenariat. Elle nécessite 4,5 milliards d’€, qui pourraient être financés par une réforme de la fiscalité sur les successions : aujourd’hui, elle n’est en moyenne que de 5% et les plus grandes fortunes y échappent largement. Il est proposé d’instaurer une franchise totale d’impôt pour toute personne jusqu’à 300 000 € d’héritage sur toute la vie et de fiscaliser les héritages perçus au-delà, de manière progressive, pour atteindre un taux moyen de 7% de prélèvement.

Le Parti socialiste a mis en place une plateforme en ligne sur laquelle vous pouvez contribuer pour enrichir la proposition de loi : https://parlement-et-citoyens.fr/project/ppl-aile-s/presentation/presentation

La proposition de loi socialiste, co-construite avec les citoyens, sera ensuite débattue à l’Assemblée nationale en février 2021.  
 

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Les tartines au glyphosate !

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En 2017, le gouvernement Macron a décidé que la France mettrait fin au glyphosate, classé «cancérogène probable» par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), en 2023. Qu’en est-il aujourd’hui à mi-parcours ? 
En 2018, les ventes de glyphosate (1) ont augmenté de 9,8% en un an. En 2019, elles se montent à 9 723 tonnes. La Ministre de la transition écologique se veut rassurante et affirme que les ventes sont, en 2020, à un niveau des plus bas depuis 2009, soit à 6 100 tonnes. A ce rythme-là, il faudra 5 années à la France pour arrêter son approvisionnement du glyphosate.
Autre mauvaise nouvelle, le directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a précisé le 23 juillet 2020, lors de son audition devant la mission parlementaire sur la sortie du glyphosate, « qu’il y avait des impasses techniques et qu’il y aura des dérogations à l’interdiction du glyphosate ».

Le vœu pieux de 2017 glisse donc tout doucement aux oubliettes des promesses non tenues. La raison économique et la force du lobby de la chimie n’ont pas fini de nous beurrer la tartine au glyphosate !

En 2019, le Parti socialiste avait soutenu les maires qui avaient pris des arrêtés pour interdire l’utilisation des pesticides à moins de 150 mètres des habitations et qui préféraient ainsi défendre la santé des personnes avant les profits des grandes industries de l’agro-business. 
Plus récemment, les députés socialistes ont proposé un plan B fondé notamment sur le  développement des techniques alternatives aux pesticides, comme la génétique végétale, les produits de biocontrôle, l’augmentation de la présence naturelle des prédateurs des insectes ravageurs, l’amélioration du conseil agricole à la parcelle, l’adaptation des dates de semis, l’écologie chimique par l’introduction d’espèces végétales répulsives en culture (comme l’avoine) ou enfouies (comme la fétuque des prés) et la création d’une mosaïque paysagère propice à un nouvel équilibre entre espèces.

 

(1)    Source : BNV-D, données sur les ventes au code commune Insee des distributeurs, extraites au 13 novembre 2018. Traitements : SDES, 2019

(2) Source : https://ree.developpement-durable.gouv.fr/themes/pressions-exercees-par-les-modes-de-production-et-de-consommation/usages-de-matieres-potentiellement-polluantes/pesticides/article/les-quantites-de-glyphosate-vendues-en-france

 

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