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Le Parti socialiste commémore le 17 octobre 1961

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Le 17 octobre 1961, il y a tout juste 60 ans, la police parisienne, sous les ordres du préfet de police Maurice Papon, réprimait dans une violence extrême une manifestation de « Français musulmans d’Afrique du Nord » en faveur de l’indépendance de l’Algérie organisée à Paris par la fédération de France du Front de libération nationale (FLN). 

Cette nuit dramatique a longtemps été occultée, dissimulant en particulier les responsabilités d’un préfet de police zélé qui a fermé les yeux et couvert les actions des policiers lors de cette répression sanglante. 

L’œuvre de reconquête mémorielle et l’établissement de la vérité se sont peu à peu imposées. On les doit d’abord au travail immédiat de journalistes, puis à la mobilisation des enfants des Algériennes et Algériens témoins de la répression, à l’action déterminée de citoyennes et citoyens de gauche, au travail opiniâtre d’historiennes et historiens, et aux révélations parallèles au procès de Maurice Papon. 

Le Parti socialiste s’est, depuis de nombreuses années, engagé pour la reconnaissance du 17 octobre 1961. Le gouvernement de Lionel Jospin a ainsi permis l’ouverture des archives. Le maire de Paris Bertrand Delanoë a inauguré sur le pont Saint-Michel une plaque commémorative dédiée « à la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 ». Son exemple a été suivi par d’autres collectivités dirigées par des socialistes, notamment à Aubervilliers avec Jacques Salvator.

Le 17 octobre 2012, le président de la République François Hollande a publié un communiqué dans lequel il reconnaît que « Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes ». Pour la première fois, un président de la République reconnaissait ce qui s'est passé le 17 octobre 1961.

Fort de ces progrès, le Parti socialiste considère aujourd’hui que l’on peut aller plus loin dans cette reconnaissance. Cela passe notamment par :

La création d’un lieu de mémoire voué au 17 octobre 1961, déjà demandée dans une résolution votée par le Sénat en octobre 2012 ;

L’accès à toutes les archives du ministère de l’Intérieur et de la préfecture de police concernant cette période, pour les historiennes et les historiens comme pour les citoyennes et les citoyens ;

La condamnation, par le président de la République, de cette répression sanglante et de ceux qui l’ont organisée et/ou couverte.

On ne construit pas l’avenir d’une nation sur des mensonges et des occultations de l’histoire. La vérité doit s’imposer, nous le devons aux Françaises et aux Français qui s’interrogent, comme aux familles algériennes touchées par la disparition de leurs proches.  

Le Parti socialiste appelle ses militants et sympathisants à prendre part, partout en France, aux rassemblements visant à la reconnaissance du 17 octobre 1961 et à faire connaître ses revendications.

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Hommage à Samuel Paty

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Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, était assassiné à la sortie du collège du Bois-d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. Au cœur de cette ville tranquille des Yvelines, un homme sombrait dans l’obscurantisme et frappait ce fonctionnaire exemplaire, cette première ligne de notre République, pour le simple fait d’avoir enseigné la liberté d’expression.
Un an après, la douleur est toujours aussi vive pour les proches de l’enseignant, les équipes pédagogiques et les citoyennes et citoyens de Conflans et de la France entière. Le chagrin et la colère demeurent ; ils doivent être entendus. Depuis plusieurs années, la France, pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, a été la cible d’attentats djihadistes abominables. À Conflans, le même terrorisme a cette fois voulu envoyer un message direct : réduire l’école au silence. Aujourd’hui, nous le répétons, nous faisons nôtre cet engagement : nous ne nous tairons pas.
En ce jour de souvenir, la Fédération du Parti Socialiste des Yvelines s’associe aux hommages rendus à Samuel Paty et réaffirme son attachement essentiel au principe de laïcité et à l’école de la République. Nous exprimons notre reconnaissance aux enseignantes et enseignants qui assument au quotidien la plus belle et importante des missions : faire de nos enfants des citoyennes et citoyens libres. Dans cette tâche, nous savons à quel point il est nécessaire que nos professeurs soient soutenus et accompagnés par l’État et la collectivité. Face à une idéologie mortifère qui se nourrit de l’exclusion et s’instille partout où l’action publique faiblit, quelques mots, quelques vœux ne peuvent suffire. Nous sommes et resterons de toutes les luttes qui visent à donner à notre école et ses acteurs les moyens humains, financiers, techniques et méthodologiques de réaliser la promesse républicaine, partout sur notre territoire, pour chacune et chacun, sans distinction de classe, d’origine, de religion ou de genre.
« Les enfants de la nation doivent être élevés dans la même lumière, dans la même liberté, dans les écoles de la nation républicaine où ils apprendront à s’aimer les uns les autres. » - Jean Jaurès

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Projet de maison d'arrêt de Magnanville

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Considérant que notre pays connaît une surpopulation carcérale, la Fédération socialiste des Yvelines rappelle son attachement à la déflation carcérale et à l’encellulement individuel afin de proposer des conditions de travail dignes pour le personnel pénitentiaire et des conditions de détention dignes pour les détenus.
 
Considérant qu’une maison d’arrêt, comme celle projetée à Magnanville, a pour vocation d’accueillir les personnes en détention provisoire et exceptionnellement les personnes condamnées définitivement à une peine inférieure ou égale à deux ans.
 
Considérant qu’il arrive que des personnes condamnées à des peines plus longues s’y retrouvent pendant plusieurs années en attendant leur affectation dans un établissement.
 
Considérant que les auteurs supposés de délits plus ou moins graves côtoient donc des détenus bien plus intégrés ce qui peut encourager la constitution de réseaux de délinquance.
 
De plus, les maisons d’arrêt abritent les deux tiers des détenus et sont aussi les établissements les plus surpeuplés, avec un taux moyen d’occupation de 141,4% (au 1er janvier 2020) pour les établissements franciliens, particulièrement dans les Yvelines, où Bois d’Arcy montait à 184,7% d’occupation !
 
Considérant que nous n’avons pourtant jamais eu autant d’outils à notre disposition pour mettre en place des peines alternatives: le contrôle judiciaire, socio-éducatif, l’assignation à résidence, le travail de d’intérêt général, le sursis probatoire…


Considérant que l’opinion publique est majoritairement favorable aux peines alternatives, et les rapports nous montrent que les taux de récidive, que l’impact sur la désocialisation des détenus, sont réellement plus bas quand les accompagnements par les services pénitentiaires d’insertion et de probation se font en dehors du milieu carcéral.
 
Considérant qu’en juin 2020 des acteurs reconnus comme la CIMADE, la Ligue des Droits de l’Homme, l’Association Nationale des Juges d’Application des Peines ou encore le Syndicat de la Magistrature ont exhorté le Président de la République à un vrai mouvement politique pour la déflation carcérale et pour favoriser la prise en charge en milieu libre de ceux qui peuvent ou doivent l’être.
 
Considérant que la réforme pénale de Christiane Taubira privilégiait les peines alternatives, arsenal juridique pour ces mêmes peines renforcé par la loi Belloubet.
 
Considérant que la construction de maison d’arrêt se justifie essentiellement en remplacement des maisons d’arrêt existantes dont les conditions de détention n’apparaissent plus dignes.
 
Considérant que le projet de maison d’arrêt de Magnanville s’implante sur des terres agricoles à l’heure où les acteurs publics sont mobilisés pour prévenir l’artificialisation de ce type de terres.
 
Considérant qu’il eut été souhaitable que l’Etat prenne le temps d’une véritable concertation avec les élus locaux autour d’un tel projet qui a des conséquences sociales et environnementales non négligeables.
 
En conséquence, la Fédération socialiste des Yvelines émet le vœu :
 

  • que soit arrêté le projet de construction d’une maison d’arrêt à Magnanville

 
Demande au Président de la République et au Garde des Sceaux :
 

  • de renforcer les moyens de la Justice pour lutter la surpopulation carcérale
  • de rénover les établissements existants plutôt que de construire pour favoriser l’encellulement individuel dans des conditions décentes
  • de lancer une revue des peines pour favoriser, comme ce qui a pu se faire pour des raisons sanitaires lors de la crise COVID, le suivi des détenus hors du milieu carcéral.
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« Fractures françaises » : une photo de la France à quelques mois de l’élection présidentielle.

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Publiée en septembre et réalisée pour « Le Monde » par Ipsos-Sopra Steria, l’enquête annuelle « Fractures françaises » dresse un portrait à date de la France. Effectuée par Internet du 25 au 27 août auprès de 983 personnes, cette étude revient sur la perception de la situation du pays, les valeurs françaises, le rapport des Français au système politique et l’épidémie de Covid-19.

A quelques mois de l’élection présidentielle de 2022, l’avenir du système social, le niveau de la délinquance et la protection de l’environnement sont les 3 premiers sujets qui préoccupent les Français. Ils sont également au cœur du projet du Parti socialiste adopté au Congrès de Villeurbanne le mois dernier et font l’objet de plusieurs propositions.

 

1 - L’avenir du système social : tirer les leçons de la crise sanitaire

Éradiquer les déserts médicaux en dix ans (Proposition n°2) : pour les nouveaux étudiants, instaurer une obligation d’installation aidée de 5 ans dans les territoires sous-dotés, selon des règles à définir avec les doyens, les ARS et les organisations professionnelles et étudiantes. Refuser l’installation des médecins en secteur 2 dans les territoires sur-dotés en médecins de la même spécialité́.

Lancer un vaste plan de médicalisation des Ehpad (Proposition n°2) pour tendre vers un ratio situé entre 0,8 et 1 agent par lit dans les Ehpad à l’horizon 2026. Les PLFSS (projets de loi de financement de la Sécurité sociale) successifs devront mobiliser un milliard par an pendant 5 ans car ce coût ne saurait peser une fois de plus sur les familles.

 

2 - Le niveau de la délinquance : restaurer la police et promouvoir la réinsertion

Revaloriser le métier des policiers (Proposition n°81) : lutter contre la souffrance au travail des policiers en leur donnant les moyens d’exercer leur mission dans les meilleures conditions. Ceci doit passer par une révision du système des primes exceptionnelles pour lui préférer une véritable revalorisation salariale ; l’intégration des primes reçues dans le calcul des droits à la retraite ; l’amélioration de l’accompagnement psychologique et administratif en cas de situations difficiles ; l’effectivité des congés (quand aujourd’hui beaucoup de fonctionnaires sont rappelés alors qu’ils sont en vacances) ; une expérimentation pour définir quelles tâches administratives pourraient être supprimées ou simplifiées  ; une révision du système de promotion en interne.

Sursis avec mise à l’épreuve rénové pour remplacer les courtes peines de prison (Proposition n°88) : le taux de récidive pour des personnes ayant été condamnées à de courtes peines augmente de 22 % entre 2013 et 2017, quand la progression est de 14 % pour les longues peines. L’objectif est de limiter l’emprisonnement en proposant une peine de contrôle. Cette peine viserait à rendre obligatoire pour le condamné : le fait de travailler, de se faire soigner et, le cas échéant, de suivre une thérapie contre les addictions, de rembourser les victimes, de ne pas fréquenter les coauteurs ou les complices condamnés, de ne pas paraître dans tel ou tel endroit… Des travaux d’intérêt général pourraient également y être intégrés.

3 - La protection de l’environnement : au cœur du projet socialiste

Conditionner les aides publiques au respect d’un certain nombre de contreparties (Proposition n°35) : respect des enjeux sociaux et élaboration d’une stratégie interne de réduction des gaz à effet de serre et de l’empreinte écologique, modération des rémunérations des dirigeants, lutte contre les discriminations, transparence fiscale...

Créer une TVA circulaire pour donner une « seconde vie » aux produits (Proposition n°42). De nombreux pays européens ont d’ores et déjà̀ institué des taux réduits. C’est pourquoi nous proposons d’instituer une TVA réduite à 5,5 % aux activités de réparation et de réemploi et à la vente de biens d’occasion, de produits reconditionnés et éco-conçus, de matières recyclées et des produits qui en sont issus.

Pour retrouver en intégralité les 111 propositions du projet du Parti socialiste, cliquez ici !

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Pour le droit à choisir sa fin de vie

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93% des Français sont favorables à l'ouverture d'un nouveau droit pour choisir sa fin de vie ;

69% des Français considèrent que la loi actuelle doit être fortement modifiée car elle ne permet pas de résoudre de nombreux problèmes liés à des personnes atteintes de maladies incurables ;

5 propositions de loi visant à permettre la liberté de choisir sa fin de vie ont été déposées au Parlement depuis 2017. Le gouvernement n’en a retenue aucune.

Le Parti socialiste souhaite porter le combat pour le droit à choisir sa fin de vie et exige du gouvernement un vrai débat sur la question. Les Françaises et les Français sont prêts, la représentation nationale mobilisée. Il ne manque que la volonté politique du Président Macron qui refuse toujours le débat.

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Bilan des élections régionales et départementales

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Au sortir des élections régionales et départementales de juin, il convient de tirer les enseignements suivants :

1) une abstention record : 66,7%, et même 87% chez les moins de 25 ans au niveau national. A Montesson, elle a oscillé entre 61 et 63 % selon les tours et les scrutins. Ces chiffres doivent interroger tous les démocrates sur la vitalité de notre vie démocratique. L’absence d’une forte campagne nationale citoyenne d’incitation au vote (les professions de foi n’étant trop souvent pas distribuées dans les boîtes aux lettres), son traitement médiatique biaisé par la tentative de nationalisation du débat et la mauvaise volonté du gouvernement n’expliquent pas tout. Il convient de parler à cet électorat qui ne se déplace plus pour voter parce qu’il n’en voit pas l’intérêt ;

2) au plan national, la confirmation de la dynamique du bloc social-écologique. En 2017, le PS et EELV faisaient 6,36% à l’élection présidentielle. En 2019 aux européennes, le bloc de gauche (PS-EELV-G.S-PCF) représentait 25,43%. En 2020, aux municipales, ce bloc totalisait, dans les communes de plus de 3500 habitants, plus de 30% des suffrages. En 2021, au premier comme au second tour, le bloc de gauche dépasse à nouveau les 30%. Le PS constitue la force motrice de ce bloc, nos candidates et candidats sortants ayant conservé leurs 5 régions : Bretagne, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val-de-Loire, Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Et 3 régions sont également conquises par des listes de gauche à La Réunion, en Guyane et en Martinique. A l’inverse, le RN et LREM sont en échec, et même en recul : le RN a perdu 60 % de ses conseillers départementaux et 30% de ses conseillers régionaux, tandis que LREM a été éliminé dès le 1er tour dans 3 régions et a atteint péniblement les 6,9% au second tour ;

3) en Ile de France, l’échec de la gauche aux élections régionales : le rassemblement au second tour des 3 listes de gauche désunies au 1ertour n’a pas permis de mobiliser les électeurs qui attendaient un accord franc et clair dès le départ. Le score de la gauche dans les Yvelines au premier tour était déjà faible (25,5%, dont EELV 11,73%, IDF en Commun 8,07%, LFI/PC 5,7%), il n’a pas augmenté au second tour (25,1%). Certes, la droite de V. Pécresse a utilisé des moyens ignobles et déloyaux dans l’entre-deux tours pour rallier les électeurs du Front national, mais la gauche doit surtout méditer sa stratégie et son projet. Il convient néanmoins de féliciter notre camarade Dieynaba Diop, seule représentante socialiste yvelinoise élue à la Région, avec laquelle nous pourrons rendre compte du travail du groupe socialiste au Conseil régional ;

4) des élections départementales à la fois encourageantes et décevantes dans les Yvelines. Nous pouvons ainsi nous réjouirdu net recul du RN par rapport à 2015 (il franchit le 1er tour dans 2 cantons seulement, Mantes et Bonnières) et de la présence au second tour de candidats de la gauche unie dans de nombreux cantons : c’était le cas notamment à Houilles-Carrières-Montesson, où notre ticket a obtenu 34,6 % des voix. Mais malgré les bons scores de nos camarades dans les cantons des Mureaux (43,7%) et de Plaisir (45,4%), le verdict des urnes permet à Pierre Bédier de continuer à gérer notre département sans contrôle et sans contradiction pendant encore 6 ans. Nous en sommes tristes pour les Yvelinoises et les Yvelinois, mais il nous revient de travailler, pendant les 6 prochaines années, à l’élaboration d’un projet crédible pour l’avenir du département.

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Hommage à l’ancien député PS des Yvelines Jean Le Gars

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Nous avons appris avec tristesse le décès, le 5 juillet dernier, de l’ancien député socialiste des Yvelines Jean Le Gars, à l’âge de 91 ans.

Né le 10 juillet 1929 à Mantes-la-Jolie, Jean Le Gars avait fait toute sa carrière professionnelle au sein de l’éducation nationale : instituteur, puis professeur de collège, et enfin principal de collège, il avait exercé dans les Yvelines (notamment à Sartrouville), puis dans la Manche.

Après avoir milité à l'UGS, puis au PSU, Jean Le Gars a été un membre actif du Parti socialiste dans les Yvelines, à Sartrouville.

Elu député de la circonscription de Sartrouville/Houilles après la victoire de François Mitterrand, de 1981 à 1986, il avait aussi été élu conseiller régional socialiste d’Ile de France.

Jean Le Gars résidait encore à Maisons-Laffitte voici quelques années. Il a été inhumé le 8 juillet au cimetière de Barneville-Carteret (Manche).

La section PS de Montesson adresse ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches

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Le chiffre du mois de juin : 184

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Comme chaque année depuis 1992, l’assemblée générale de l’ONU s’est prononcée, le 23 juin, à une majorité écrasante de 184 pays (dont la France), pour la levée du blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats Unis à Cuba depuis près de 60 ans.Seuls deux pays ont voté contre : les Etats-Unis et Israël. 3 autres Etats se sont abstenus : Brésil, Colombie, Ukraine.

Décrété par le président Kennedy en février 1962, cet embargo interdit la plupart des importations et exportations entre les Etats-Unis et Cuba.Il interdit aussi à tout bateau de charger et décharger aux Etats-Unis s’il a fait du commerce avec Cuba pendant les six derniers mois. En 1992 puis 1996, le Congrès américain a voté les lois Torricelli et Helms-Burton, qui renforcent le blocus et le rendent « extraterritorial » : les filiales américaines dans des pays tiers ne peuvent commercer avec Cuba, et aucune entreprise, sous peine de sanctions, ne peut exporter à Cuba des marchandises ou machines comportant des composants américains. Lorsqu’il était au pouvoir, Donald Trump a appliqué 243 nouvelles mesures et sanctions contre l’île et profité opportunément de la pandémie de Covid-19 pour renforcer le blocus à des niveaux extrêmes. Aujourd’hui, comme le démontre le vote à l’ONU, le nouveau gouvernement Biden n’a malheureusement pas l’intention de changer de politique.

A l’occasion du vote de la résolution à l’ONU, les autorités cubaines ont indiqué qu’en près de six décennies de mise en œuvre de cette politique, les dommages pour l’île s’élèvent à 147 milliards de dollars. Et d’avril 2019 à décembre 2020, le blocus a causé des pertes de 9,157 milliards de dollars.

Au-delà du vote à l’ONU, la France et l’Union européenne ont les moyens de contrer l’extra-territorialité du blocusimposé par les Etats Unis contre les entreprises et les banques françaises et européennes, qui entrave toute activité économique et commerciale avec l’île. Ainsi, les lois françaises garantissent la liberté de commerce et les directives européennes de novembre 1996 rendent illégales les mesures arbitraires des Etats-Unis contre les entreprises françaises et européennes. L’Union Européenne peut ainsi porter plainte contre les Etats Unis devant l’OMC pour atteintes à la liberté de commerce. La France, qui assurera la présidence de l’Union européenne à partir du 1er janvier 2022, peut être moteur dans cette initiative

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Le PS moteur d'un bloc social-écologique en tête des élections régionales

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Au lendemain du 1er tour des élections régionales, avec plus de 34% des voix, le bloc social-écologique est le premier bloc politique en France. Les listes socialistes et de l'union de la gauche arrivent en tête dans les cinq régions où nous étions sortants : en Occitanie, Carole Delga a obtenu 39,57 % des suffrages ; en Centre-Val de Loire, François Bonneau a récolté 24,81 % ; en Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, 20,95 % ; en Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay 26,52 %, et en Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset est largement en tête avec 28,84 %.

Ces résultats démontrent que les électeurs et électrices reconnaissent des bilans de qualité et viennent également récompenser l'engagement de nos élus locaux au quotidien. Alors que les sondages, tout comme le gouvernement et Marine Le Pen, nous expliquaient depuis plusieurs mois que le match était déjà écrit, ces élections démontrent au contraire qu’il n’y a pas de fatalité.

Les électeurs ont montré qu'ils ne voulaient pas être enfermés dans un affrontement écrit d’avance. Malgré le fort taux d'abstention, ils ont exprimé leur refus du duel LREM-RN : le parti du gouvernement et le Rassemblement national enregistrent des scores moins importants que prévu. Les listes de LREM ne sont pas qualifiées au second tour dans plusieurs régions.

L’autre fait marquant de ce 1er tour reste sans conteste l’abstention. S’il existe des facteurs conjoncturels et structurels, la responsabilité du gouvernement en la matière est grande : ainsi, nous n'avons pas vu l'ombre de la campagne de communication promise sur la tenue de ces élections ! Les défaillances de la distribution de la propagande électorale se sont aussi ajoutées à l'équation.

Le bloc social et écologique n'a pas non plus à rougir de ses résultats dans les départements. Ainsi, dans les Yvelines, alors que le Conseil départemental est aujourd’hui dominé à 100 % par des élus de droite, les candidats de la gauche sont qualifiés pour le second tour dans plusieurs cantons, dont celui de Houilles-Carrières sur Seine et Montesson, où le ticket de rassemblement EELV-Générations-PS-PC a obtenu 30,68 % des voix. Dans certains cantons (Les Mureaux, Montigny, Plaisir, Trappes), les candidats de la gauche peuvent même l’emporter au second tour et mettre ainsi fin au règne sans partage de la droite de Pierre Bédier.  

Il reste désormais à peine quelques jours pour faire progresser la gauche. Nous ne devons pas relâcher nos efforts !

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Réforme de l’assurance chômage : 1,15 millions de perdants

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La réforme de l’assurance chômage était une promesse de campagne du candidat Macron en 2017. Lancée en septembre 2018, elle est très rapidement devenue un triple renoncement :

  • renoncement à construire cette réforme avec les partenaires sociaux : pour la 1ère fois en 40 ans, la nouvelle convention a été présentée sans le soutien des syndicats, qui sont tous mobilisés contre depuis 2 ans ;
  • renoncement à ouvrir le droit au chômage aux salariés qui démissionnent : seuls ceux avec au moins 5 ans d’ancienneté et un projet professionnel peuvent en bénéficier, c’est-à-dire 30 000 personnes sur le million de Français qui démissionnent chaque année (soit 3%)
  • renoncement à créer une assurance chômage universelle : la réforme est purement comptable, visant à économiser 2,3 milliards d’€/an à travers le durcissement des conditions d’ouverture des droits, la modification des règles de calcul et la mise en place de la dégressivité des allocations pour les cadres.

Partiellement entrée en vigueur en novembre 2019, la réforme a ensuite été plusieurs fois reportée du fait de la crise sanitaire. A compter du 1er juillet 2021, la deuxième phase sera mise en œuvre : elle prévoit notamment le changement du mode de calcul des indemnités, dont celui du salaire journalier de référence (SJR), qui sert de base au calcul de l’allocation chômage.

Selon l’étude d’impact réalisée par l’Unédic (l’organisme qui gère l’assurance chômage), 2,8 millions de personnes ouvriront un droit à l’allocation chômage entre juillet 2021 et juin 2022 et les nouvelles modalités de calcul se traduiront par une baisse des sommes versées pour 1,15 million d’entre elles (soit 41%). En moyenne, leur allocation va baisser de 17 % par rapport au niveau qu’elle aurait atteint sans la réforme. Dans les Yvelines, environ 20 000 personnes pourraient voir leur indemnité pénalisée et 8 200 subir un retard de leur indemnisation.

Les principaux perdants seront les jeunes de moins de 25 ans, qui rencontrent déjà le plus de difficultés à s’insérer sur le marché du travail : dans les Yvelines, 4 650 seraient ainsi pénalisés. De même, les personnes qui alternent les CDD et les périodes de chômage seront aussi fortement touchés.

Le nouveau mode de calcul est à la fois injuste et inégalitaire, puisqu’à salaire égal et durée d’emploi égale, les allocations pourraient varier de 1 à 47 selon les personnes, par un simple effet de calendrier.

Le Parti socialiste exige le retrait de cette réforme et le retour à la négociation pour l’application d’une convention d’assurance chômage socialement plus juste et économiquement plus efficace.

Publié dans Emploi

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