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Région Ile de France : un demi-milliard d’argent perdu pour les Franciliens en 2020 !

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Le 2 juin, les services de la Région Ile de France ont discrètement publié sur le site internet de la collectivité son compte administratif, qui retrace l’exécution des dépenses du Conseil régional pour l’année 2020. Il n’y a pas eu de débat sur ce document majeur, la présidente Valérie Pécresse l’ayant refusé, contrairement à d’autres conseils régionaux.

Les 840 pages révèlent que 488 millions d’euros, qui auraient dû être mobilisés pour aider les Franciliens au cœur de la crise, sont restés dormir dans les banques ! En 2020, le soutien de la Région Ile de France était pourtant attendu par les populations en difficulté, comme par le secteur économique dans de nombreux territoires.

Les effets d’annonce de la présidente de droite sont restés lettre morte : par exemple, alors qu’elle avait annoncé tambour battant un soutien exceptionnel au secteur culturel, seuls 18 % des sommes votées ont été effectivement utilisées.

Plutôt que de constituer des cagnottes en temps de crise, la Région a pour responsabilité première d’engager des moyens massifs pour aider les habitants et soutenir les territoires. Il s’agit d’une véritable faillite de l’action régionale.

A l’inverse, le Parti socialiste propose la mise en œuvre rapide d’un budget 2021 volontariste, permettant de sortir de la crise et d’agir pour la justice sociale et écologique.

Publié dans Région Ile de France

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Hommage à notre ami Jack Bréhin

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Notre ami et camarade Jack Bréhin nous a quittés le 16 mai 2021, à l’âge de  77 ans.

Chevalier dans l'Ordre national du Mérite, Jack avait adhéré au Parti socialiste en 1981. Passionné par la ville de Montesson, il avait été adjoint au maire de 1983 à 1989 lors de la dernière mandature municipale de la gauche, puis conseiller municipal d'opposition de 1989 à 1995.

Il était ensuite resté un militant socialiste fidèle à la section de Montesson, impliqué dans nombre de campagnes électorales, au cours desquelles il nous faisait partager ses analyses fines et son expérience politique pointue.

Son caractère, sa loyauté, ses conseils et sa présence vont beaucoup nous  manquer.

A sa femme Claude, à ses enfants, à ses petits-enfants et à ses amis, la section PS de Montesson adresse ses sincères condoléances.

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La Feuille de salade n°7 - Mai 2021

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Proche-Orient : L'urgence est de recréer les conditions d'un processus de paix

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Après des semaines d’escalade des tensions, les heurts de ces derniers jours entre civils palestiniens et policiers israéliens à Jérusalem-Est, suivis de tirs de roquettes sur Israël et de frappes en représailles sur Gaza, ont causé la mort d’au moins trente Palestiniens, dont 9 neufs enfants, et blessé un demi-millier d’autres. Ces violences témoignent d’un nouvel épisode meurtrier dans la crise du Proche-Orient et rappellent l’urgence d’une relance sérieuse d’un processus de paix.

En ces nouvelles journées tragiques pour les peuples palestinien et israélien, le Parti socialiste se joint à la condamnation du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et du Quartet, qui rappellent aux dirigeants des deux parties leurs responsabilités d’agir contre les extrémistes de tous bords, lesquels incitent à la haine et à la violence. 

Alors que l’ONU et le Quartet ont également condamné les projets d’expulsion de familles palestiniennes des quartiers de Cheikh Jarrah et Silwan à Jérusalem-Est, à l’origine de l’escalade actuelle des violences, le Parti socialiste appelle l’ONU à s’engager fermement pour empêcher cet énième acte de déploiement de colonies sur un territoire officiellement reconnu comme occupé.

Le Parti socialiste réaffirme sa position pour une résolution du conflit israélo-palestinien et pour une solution à deux États, vivant côte à côte en paix et en sécurité, conformément aux paramètres du droit international et des accords établis. 

Après la présidence de Donald Trump qui avait envenimé la situation, le Parti socialiste attend de celle de Joe Biden qu’elle contribue à rétablir les conditions d’un retour constructif aux négociations pour une paix durable.Cela exigera également qu'en Israël et en Palestine, les institutions ne soient plus otages de forces régressives, ou qui alimentent le rejet et la haine, au détriment des citoyens des deux pays favorables au dialogue et à la réconciliation, pleinement respectueux du bon fonctionnement de la démocratie et de l’État de droit. 

Le Parti socialiste attend également de l’Union européenne qu’elle assume pleinement ses responsabilités politiques avec l’ONU, ses partenaires des États arabes et les États-Unis, pour bâtir une nouvelle initiative. Dans cet objectif, il réitère son souhait que la France agisse avec d’autres États membres européens en faveur de la reconnaissance de l'État de Palestine aux contours prévus par les résolutions du conseil de sécurité de l'ONU

Publié dans Monde

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10 mai 1981 : l’Histoire et l’espoir

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Le 10 mai 1981, les Françaises et les Français élisaient François Mitterrand à la Présidence de la République, permettant à l’union de la gauche d’accéder au pouvoir pour la première fois dans l’histoire de la Vème République. Ce moment restera à jamais gravé dans les mémoires de millions de femmes et d’hommes, ouvriers, employés, jeunes, retraités, militants, qui l’avaient parfois attendu toute leur vie.  

Porté par les aspirations de plusieurs générations, avides de liberté, de solidarité et d'espérance de changement, le président socialiste a engagé une série de réformes qui ont profondément changé le visage de la France et la vie des Français(e)s : abolition de la peine de mort, retraite à 60 ans, hausse du SMIC, cinquième semaine de congés payés, création de l'impôt sur la fortune, dépénalisation de l'homosexualité, nationalisation des grandes entreprises publiques stratégiques, libération des ondes de la radio et de la télévision, lois de décentralisation, etc.

40 ans après cet événement historique et un an avant la prochaine élection présidentielle, le Parti socialiste célèbre « l’esprit de mai 81 » et veut réveiller l’espoir dans le cœur du peuple de gauche.

Il nous incombe en effet, aujourd’hui, de retenir les leçons de Mitterrand (notamment la construction d’un projet de société et une stratégie d’unité de la gauche) afin d’engager les batailles de ce siècle et de tracer un chemin vers de nouvelles victoires à l’avenir. 

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Cérémonie du 8 mai à Montesson : une boulette historique

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Comme chaque année et comme partout dans le pays, la commune de Montesson honorait aujourd’hui ses morts pour la France lors de la Seconde guerre mondiale (1939-1945). Enfin, ce n’est pas tout à fait ce qui est arrivé, en raison d’une énorme boulette administrative, une de plus…

La cérémonie avait pourtant bien commencé : formation du cortège place Roland Gauthier (devant la mairie), déplacement collectif jusqu’au cimetière communal, dépôt de gerbes par les élus devant le monument aux morts : jusqu’ici, tout va bien.

Vint ensuite le moment de l’appel aux morts par les enfants du conseil municipal jeunes, qui consiste à leur faire citer les noms des Montessonnais tombés lors de la guerre de 39-45. Et là, c’est le drame : à la grande surprise des quelques connaisseurs de l’Histoire de Montesson présents, les enfants récitent les noms des morts de la guerre de…14-18 ! Ils le feront jusqu’au bout, sans réaction ni excuse de la maîtresse de cérémonie, l’adjointe au maire, visiblement dépassée. Au final, aucun des noms des Montessonnais morts pour la France lors de la guerre de 1939-1945 n’aura été cité : bravo pour leur mémoire et le respect !

La responsabilité de ce désastre incombe aux services communaux et à l’élue en charge, incapables de transmettre la bonne liste aux enfants, ni de vérifier ensuite. La maire a eu beau jeu, en lisant péniblement son discours, de rappeler les grandes dates de début et de fin de ce conflit, et ses millions de victimes civiles, il était trop tard : elle et son équipe ont, une nouvelle fois, fait preuve d’un amateurisme affligeant et déshonorant. 

Afin de leur rendre l’hommage qu’ils n’ont pas reçu et qu’ils méritent, nous publions ici la liste de ces Montessonnais morts pour la France lors de la Seconde guerre mondiale (1939-1945) : 

Henri AUBRY
Jean Claude BEZANIER
Georges BONNARD
Pierre BONNET
Dieudonné BOUTEILLER
André CHIGNAC
Camille CLAESSEN
Henri CLOTEAU
Gérard CONAN
Jean COURATIER
Jean DETAILLE
Pierre DUBOUIES
Arsène EVE
Simon FRANK
Louis GATTI
Roland GAUTHIER
Ali GHARBI
Alphonse HERTEL
Germaine HERTEL
Robert LAFORGE
Arnold LANSON
Marcel Le LAY
Eugène LEROUX
Auguste LUDMANN
André MADELEINAT
Jean MERCIER
Pierre NEDELEC
Pierre OZIMEK
René PAR
Marcel PELLICIOLI
Raymond PENVEN
Jean PRIGENT
Stephen RAPEAU
Henri RICHAUME
Marcel ROPARS
Albert ROPERS
Simon SICSIC
Daniel SICSIC
Michel SICSIC
Arlette SICSIC
Roger SICSIC
Robert SUCHAUD
Robert THOUET
Gaston TONNET
Jean TYMOCZKO
Maurice WEINLING

 

Publié dans Montesson

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Crise climatique : passer des discours à l’action !

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Le 22 avril dernier, à l’occasion du 51e jour de la Terre et du 5e anniversaire de la signature de l’accord de Paris, a eu lieu un sommet international sur le climat, à l’invitation du Président américain Joe Biden. La politique américaine a fait un virage à 180° et montre l’exemple : alors que Donald Trump était dans le déni du réchauffement climatique, Joe Biden propose un plan d’investissement de 2 000 milliards de dollars en 4 ans pour décarboner l’économie américaine et avancer vers la neutralité carbone !

Et en France, qu’en est-il ? En 2017, Emmanuel Macron, organisateur du One planet summit, apparaissait comme le « champion de la planète ». Il a favorisé l’engagement de l’Europe pour une neutralité carbone en 2050 et une réduction des émissions de 55 % d’ici à 2030. Pour se mettre à l’écoute des scientifiques et des citoyens, il a aussi mis en place un Haut Conseil pour le Climat et la Convention citoyenne pour le climat (CCC).

Des engagements donc, mais concrètement, les actes ne suivent pas. Depuis 2015, les baisses d’émissions de GES mesurables ne sont toujours pas suffisantes pour atteindre les objectifs fixés. Des instances européennes au Conseil d’Etat, des membres de la Convention citoyenne aux ONG environnementales, la condamnation est unanime : le gouvernement français ne produit pas de politiques publiques à la hauteur des enjeux de lutte contre les dérèglements climatiques et les pollutions de l’environnement. Selon le Haut Conseil pour le Climat, la loi « Climat et résilience », en cours de discussion au Parlement, ne traduit que très partiellement les propositions de la Convention citoyenne et ne permet toujours pas de respecter les engagements pris.

Où est l’argent ? Où sont les mesures structurantes ? Nous n’investissons pas assez pour bâtir une société de transition plus résiliente et juste. Quand Joe Biden prévoit une augmentation massive de la fiscalité sur les entreprises et lutte contre le contournement fiscal, le président français maintient l’allègement des charges des entreprises et la non-taxation des plus hauts revenus. Pour quel résultat ? Les plans de relance de ces dernières années en faveur des entreprises ont essentiellement profité aux plus grandes d’entre elles, sans aucune contrepartie effective en termes d’emplois et d’engagements en faveur de la transition écologique.

L’Etat et l’Union Européenne fixent de grands objectifs et renvoient aux instances locales leur mise en application, sans les doter de moyens. Les collectivités territoriales, chevilles ouvrières de la lutte contre le changement climatique et dernier rempart contre la précarité et l’isolement des plus fragiles, voient leurs capacités d’investir pour leur population s’amoindrir. Le résultat est toujours le même : dégradation des services publics de proximité, diminution des droits réels, échec de la transition, chômage, précarité.

Cela ne peut plus durer : pour préserver la Terre, chacun doit faire sa part. Les régions, départements, communes, entreprises, citoyens peuvent contribuer à la transition écologique. Mais encore faut-il leur en donner la liberté et les moyens. L’Etat et l’Union Européenne doivent donc mettre de l’argent et des politiques structurantes sur la table.

Publié dans Climat

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Projet de Super Ligue de football : le triomphe de la cupidité

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Dans la nuit du 18 au 19 avril, 12 grands clubs européens (6 anglais, 3 espagnols et 3 italiens) ont annoncé, avec le soutien de la banque américaine JP Morgan, la création prochaine d’une Super Ligue, qui réunirait 20 équipes, dont 15 invitées de manière permanente. Cette compétition leur assurerait un ticket européen annuel et leur rapporterait 3,5 milliards d’€, soit 175 millions d’euros en moyenne pour les vingt clubs engagés (pour rappel, le PSG avait touché 134 millions d’€ l’année dernière en arrivant en finale de la C1).

Au-delà de la manière, qui consiste à mettre l’UEFA, les championnats nationaux, les clubs non impliqués dans le projet, les joueurs et les supporters devant le fait accompli, ce projet revient à remettre en cause le système pyramidal du football européen, qui repose avant tout sur le mérite sportif. À noter aussi le cynisme des promoteurs de cette Super Ligue, qui évoquent d’ores et déjà une édition féminine, afin de masquer leur cupidité derrière la promotion du football féminin.

Soutenir ce projet, c’est défendre une vision du football-fric, où les propriétaires sont des magnats, les clubs des entreprises, les joueurs des marchandises et l’incertitude sportive un risque à réduire au maximum. Mais ne nous y trompons pas : le projet de Super Ligue est aussi le stade suprême d’une dérive mercantile impulsée depuis plusieurs années par la FIFA, l’UEFA et par certains championnats européens.

Cette dérive se traduit par une multiplication des compétitions et des équipes engagées, au détriment de la santé des joueurs. Pour leurs promoteurs, ces évolutions répondent à une demande des spectateurs, mais en réalité elles sont uniquement destinées à générer des recettes supplémentaires. Ainsi, la FIFA va organiser la prochaine édition de la Coupe du monde des clubs avec 24 équipes et, à partir de 2026, la Coupe du monde de football avec 48 sélections (contre 32 aujourd’hui). Et l’UEFA a déjà annoncé le changement de formule de la Ligue des champions à partir de 2024, afin d’augmenter le nombre de matchs et d’affiches. Mais comme le montre le projet de Superligue, force est de constater qu’il y a toujours plus cupide que soi…

Autre conséquence de cette dérive mercantile, la récente crise des droits audiovisuels du football français est une alerte à prendre très au sérieux. Elle a déjà eu pour conséquence « d’exproprier » les amateurs de football, forcés de multiplier les abonnements à des prix de plus en plus prohibitifs pour regarder les clubs qu’ils supportent. Regarder un match de football (qui plus est en période de Covid et donc de fermeture des stades) est désormais réservée à une minorité de personnes. C’est totalement contraire à l’essence même de ce sport, le plus populaire du monde.

Publié dans Sport

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La Feuille de salade n°6 - avril 2021

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Renforcer la formation des policiers

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La semaine dernière, le Président de la République, en déplacement dans l’Hérault sur le thème de la sécurité, a confirmé l’arrivée de 50 policiers supplémentaires et la création d’une école de guerre, académie de formation, dans la métropole de Montpellier.

La police souffre encore des « années Sarkozy » : entre 2007 et 2012, près de 13 000 postes ont été supprimés et près d’une douzaine d’écoles de police ont été fermées. Si le gouvernement actuel poursuit et respecte son engagement de recruter 10 000 policiers, il faut rappeler qu’en 2020, le temps en école a été réduit de douze à huit mois. En outre, l’augmentation des effectifs ne peut suffire et oblige aussi à consolider les cycles de formation.

Les socialistes ont multiplié les alertes sur l’importance de la formation des policiers. Lorsqu’ils étaient au gouvernement (2012-2017), ils avaient déjà engagé une réforme du code de déontologie en 2013 et créé en 2016 une Direction centrale de la formation (2 500 collaborateurs). Ils ont ensuite avancé plusieurs propositions : la diversification des stages en formation initiale (dans les milieux associatifs ou auprès de la Justice), l’augmentation du temps de formation en école, la réintroduction en formation de certains sujets (valeurs de la République, accueil des victimes, confrontation), ainsi qu’une formation en direction pour les futurs officiers. Enfin, ils ont demandé à ce que le niveau d’exigence des concours soit rehaussé.

Publié dans Police

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