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La Feuille de salade N° 1 - octobre 2020

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Le chiffre du mois d’octobre : 15

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La municipalité de Montesson a publié, au mois d’octobre, le premier numéro de Montesson mag, censé devenir le nouveau bulletin d’information de la Ville. 
A sa lecture, nous comprenons quelle est sa véritable vocation : être un outil de propagande à la gloire de la nouvelle maire ! Ses nouveaux « experts » en communication, recrutés cet été en mairie, ont ainsi réussi l’exploit d’y faire figurer 15 fois son prénom et son nom : pas mal pour un magazine de 32 pages ! Elle apparait aussi 9 fois en photo (avec ou sans masque). Si avec tout cela, les Montessonnais ne savent pas comment s’appelle leur maire, ni à quoi elle ressemble, c’est à désespérer… 

L’ennui, c’est que le journal municipal est financé principalement par nos impôts (et la publicité de certaines entreprises) : à l’heure où l’argent public se fait rare, nous regrettons qu’il serve à entretenir un culte de la personnalité ! 
 

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Non au retour des pesticides néonicotinoïdes !

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Le 6 octobre, la majorité LREM-MODEM à l’Assemblée nationale a voté un projet de loi permettant de déroger à l’interdiction d’utilisation des néonicotinoides jusqu’au 1er juillet 2023. Le Parti socialiste a dénoncé ce grave recul écologique, alors que de nombreuses études scientifiques ont montré que ces pesticides ont contribué à la disparition de 80 % des populations d’insectes et d’un tiers des oiseaux des champs dans notre pays. 

La loi du 8 août 2016, votée par la majorité socialiste de l’époque, avait globalement interdit leur utilisation à compter du 1er septembre 2018 (avec autorisation sous certaines conditions jusqu’au 1er juillet 2020). L’introduction d’une nouvelle dérogation demain finira par atténuer la portée de cette loi : le gouvernement Macron prétend que cette autorisation serait réservée à la seule culture de la betterave, mais d’autres filières viendront sans doute en demander d’autres à leur profit. 

Cette dérogation n’est pas non plus satisfaisante pour les agriculteurs. La production de betteraves sucrières a subi en 2020 un recul de 15,4 %, en raison d’attaques de pucerons, de la sécheresse estivale et surtout de la fin des quotas betteraviers en octobre 2017, qui a conduit à un effondrement des prix du sucre européen (le marché européen s’étant aligné sur le prix des exportations brésiliennes). Les maux de la filière sont donc plus profonds.

En alternative à la réintroduction dangereuse des néonicotinoides, les députés socialistes ont donc présenté un « plan B » (comme Betterave), en 3 axes d’innovation:

  • l’innovation commerciale, avec l’objectif de fixer 50 % du sucre français sous signes de qualité d’ici 2030 (dont 20 % en agriculture biologique) ;
  • l’innovation économique et sociale, à travers un Pacte de solidarité capable de garantir un revenu décent aux betteraviers et de leur permettre d’engager les transitions attendues. Dans les 3 ans à venir, ce Pacte doit permettre de compenser les pertes des productions (estimées à 100 millions d’€), les pertes des industries de transformation (aussi estimées à 100 millions d’€) et de doter un fonds de développement de 100 millions d’€ pour assurer l’attractivité de la filière. Ce mécanisme de solidarité pourrait être financé notamment par une taxe sur les secteurs agro-alimentaires, qui ont été les premiers bénéficiaires de la dérégulation et de l’effondrement des cours en 2017. Ainsi, le simple doublement de la taxe sur les boissons sucrées permettrait de mobiliser environ 400 millions d’€ ;
  • l’innovation agro-écologique, à travers le développement de 7 techniques alternatives aux pesticides : la génétique végétale, les produits de biocontrôle, l’augmentation de la présence naturelle des prédateurs du puceron, l’amélioration du conseil agricole à la parcelle, l’adaptation des dates de semis, l’écologie chimique par l’introduction d’espèces végétales répulsives en culture (comme l’avoine) ou enfouies (comme la fétuque des prés) et la création d’un emosaïque paysagère propice à un nouvel équilibre entre espèces.
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Le chiffre du mois de septembre : 68 %

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C’est un chiffre effroyable : selon le dernier rapport du WWF (Fonds mondial pour la nature), les populations de vertébrés (amphibiens, oiseaux, mammifères, poissons, reptiles) ont diminué de 68 % entre 1970 et 2016 dans le monde. Principales responsables : les activités humaines, en particulier l’agriculture industrielle, à l’origine de 80 % de la déforestation, et donc de la destruction des habitats de ces espèces. Pourtant, l’urgence écologique est aussi une urgence humaine : la dégradation des écosystèmes menace la sécurité alimentaire, détruit des économies locales et détériore le bien-être et la santé humaine. L’actuelle pandémie de Covid-19 n’est d’ailleurs pas sans lien avec la destruction de notre environnement.
 
Pour répondre à cette urgence, le Parti socialiste avait, dès fin 2019, présenté au Parlement une proposition de loi visant à reconnaître et punir le crime d’écocide, défini comme « toute action concertée et délibérée tendant à causer directement des dommages étendus, irréversibles et irréparables à un écosystème, commise en connaissance des conséquences ». L’intérêt est de pouvoir stopper toutes les activités malveillantes qui contribuent à la destruction de la biodiversité, à la pollution grave des sols et de l’atmosphère, ou encore à la déforestation massive. Cette proposition de loi prévoyait pour les auteurs une peine de vingt ans de réclusion criminelle et 10 millions d’€ d’amende ou, dans le cas d’une entreprise, de 20 % du chiffre d’affaire annuel mondial. Elle prévoyait aussi d’exclure des marchés publics les personnes reconnues coupables d’écocide et de sanctionner les violations volontaires des règles de prudence environnementales.

La proposition de loi a été malheureusement rejetée par le gouvernement Macron et la majorité parlementaire En Marche-Modem. Comble de l’hypocrisie : lors de la présentation des propositions de la Convention citoyenne pour le climat en juin 2020, le même Macron s’est prononcé en faveur de l’inscription de l’écocide dans le droit pénal français ! Et aujourd’hui, encore plus cynique, son Garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti se prononce en faveur de la création d’un simple délit d’atteinte à l’environnement…qui permettra ainsi d’enterrer l’inscription du crime d’écocide dans la loi !

Les vertébrés (humains compris) ont encore beaucoup de soucis à se faire…

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Budget municipal 2020 : les impôts augmentent encore…pour rien

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En raison de la tenue des élections en mars puis de la période de confinement imposée par la crise sanitaire, le Conseil municipal a adopté le budget 2020 de la ville de Montesson en plein mois de juillet.

2 éléments essentiels à retenir :

1) la majorité municipale de droite augmente encore le prélèvement fiscal sur les Montessonnais :

101 334 € de plus par rapport à 2019. Les taux n’ont pas augmenté, mais la base oui (+ 0,9 %). Cette revalorisation est nationale, mais la municipalité pouvait la compenser en baissant ses taux, disposant de réserves conséquentes : 3,3 M€ d’épargne de gestion (en hausse) pour payer ses dépenses courantes et 5,2 M€ de capacité d’autofinancement pour rembourser sa dette (quasi inexistante) et financer ses investissements (quasi inexistants eux aussi). Mais Mme Bristol a refusé, préférant continuer de faire les poches des Montessonnais !

Estimation du produit des taux d’imposition communaux en 2020

 Source : rapport d’orientation budgétaire exercice 2020, Ville de Montesson, 20 juillet 2020

- il n’y a aucun projet d’envergure dans ce budget. Seules des opérations courantes (aménagement de voirie, enfouissement de lignes, changement de lampes ou d’écrans d’ordinateurs) sont prévues. Quant aux années à venir, c’est le désert : seuls les travaux d’accessibilité des bâtiments publics aux personnes handicapées sont financés (c’est une obligation légale !) et aucun budget n’est encore défini pour l’aménagement du quartier de la Borde et la rénovation du Cosec : rassurant ! 2 grandes priorités toutefois pour Mme Bristol :

- le lancement d’une 2ème tranche de vidéosurveillance, après que des centaines de milliers d’€ d’argent public aient déjà été dépensées dans l’installation de dizaines de caméras, dont on attend toujours de savoir où elles sont et à quoi elles servent ;

-une intense activité de communication (ou plutôt de propagande), assurée à la fois par un service animation-communication et une direction de la communication (rattachée au cabinet du maire). Cette équipe pléthorique est entièrement consacrée à vanter les « actions » de la municipalité de droite. Vu le caractère famélique des « actions » prévues au budget, ils vont en avoir, du boulot, pour habiller et masquer la réalité pendant 6 ans… Et tout cela payé par nos impôts !                  

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La 5G : progrès ou fuite en avant ?

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Depuis plusieurs années, des alertes sont lancées concernant la 5G, les rapports scientifiques s'accumulent et les problèmes soulevés se multiplient. Certains réclament un moratoire sur son déploiement en France, le temps d'étudier sérieusement toutes les conséquences de l'installation et de l'utilisation massive de cette technologie de communication. Des candidats et maires socialistes ont d’ailleurs pris position dans ce sens pendant la campagne municipale ou, plus, récemment, dans une tribune. Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, s'est exprimé à plusieurs reprises ces derniers mois en faveur d'un principe de précaution.

Contrairement à ce qu’a prétendu Emmanuel Macron dans des propos méprisants et caricaturaux, réfléchir et débattre avant de déployer la 5G, ce n'est pas prôner la régression des civilisations humaines vers un nouvel âge de pierre, c'est au contraire exiger de comprendre si une évolution technologique est un véritable progrès humain.

Dans cet esprit, le Parti socialiste a lancé un travail d'auditions d'experts et de concertations avec nos élus dans les territoires, pour :

  • démêler le vrai du faux sur les questions d'impact du déploiement de la 5G sur la santé, notamment dans les fréquences hautes (26GHz), pour lesquelles l'Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) demande d’approfondir la recherche sur les effets sanitaires potentiels ;
  • examiner les aspects de consommation d’énergie et d’impact environnemental d'une utilisation nationale massive de la 5G ;
  • évaluer les expertises concernant les problèmes d’interférences avec des équipements importants, comme les installations météorologiques ;
  • comprendre les risques liés à la cyber-sécurité, en particulier pour les objets connectés, et assurer la protection des libertés individuelles et de la vie privée, mais aussi les enjeux internationaux de sécurité liés aux technologies de la 5G ;
  • engager une réflexion sur la fracture numérique territoriale, alors que certains territoires ne sont pas encore couverts par la 3G et la 4G et font figure de « zones blanches », sans accès correct aux réseaux mobiles et internet ;
  • engager un débat public avec la mise en place de consultations citoyennes sur les enjeux de la 5G dans les métropoles.

Dès qu'une évolution technologique apparaît, elle est déployée, parce qu'il y a toujours des intérêts économiques et financiers qui rencontrent opportunément une aspiration légitime des êtres humains à un progrès technologique qui améliore ou facilite leur vie quotidienne. Les géants de l’Internet font ainsi des profits considérables et atteignent des valorisations en bourse leur permettant de peser sur l’économie mondiale, sans même s’acquitter d’un impôt sur les sociétés à un niveau acceptable dans les pays où ils génèrent leurs profits.

C'est malheureusement seulement dans un deuxième temps que nous mesurons les conséquences négatives d'un déploiement précipité des technologies numériques : impact sur le droit du travail dans le monde des plateformes numériques et du télétravail, addictions aux écrans chez les plus jeunes, traitement massif des données et protection de la vie privée, etc.

Alors, pour une fois, plutôt que de poursuivre la fuite en avant, ne pourrait-on pas prendre le temps de poser les bonnes questions et de trouver les solutions adéquates ?

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Le chiffre du mois d’août : 3

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Pourtant jamais avare en matière de communication (publication d’un Montesson magazine « hors-série » en plein mois d’août par exemple), la nouvelle maire de Montesson Nicole Bristol ne s’est curieusement pas vantée de son exploit estival : elle a réussi le tour de force de publier, la même semaine, 3 arrêtés municipaux différents sur le même sujet !

Acte 1 le 24 août : elle publie un arrêté imposant le port du masque obligatoire dans un nombre important de rues et lieux ouverts de Montesson. Le Parti socialiste a, dès le 27 août, dénoncé cet arrêté abusif et inutile dans une commune non touristique, et demandé que soient plutôt annulés les évènements non essentiels propices aux rassemblements de personnes et donc aux contaminations.

Acte 2 le 28 août : rétropédalage complet de la maire, qui publie un nouvel arrêté pour annuler le précédent et simplement « recommander » le port du masque aux Montessonnais.

Acte 3 le 31 août : un petit dernier pour la route, Mme la Maire publie un nouvel arrêté pour décliner l’arrêté préfectoral imposant le port du masque obligatoire à 50 mètres des établissements scolaires et des gares.

Mais quelle mouche l’avait donc piqué en cette rentrée ? Confrontés à une stratégie incompréhensible, inapplicable et dangereuse (maintien parallèle de certains évènements publics), les Montessonnais ne savaient plus à quel masque se vouer. Bien sûr, les nouveaux «experts» en communication recrutés à la mairie ont rapidement supprimé toute trace de cette décision mort-née, histoire qu’elle passe inaperçue et soit bien vite oubliée. C’est raté !

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Le Département merveilleux de Pierre Bédier

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Au retour des vacances, les Montessonnais ont pu découvrir un exemplaire du dernier numéro « Yvelines » - le magazine du Département - consciencieusement déposé dans leurs boîtes aux lettres fin août. Il est subtilement intitulé « 2015-2020 : ce que nous avons fait » : rien à voir, bien entendu, avec l’organisation des élections départementales en mars prochain et l’interdiction imminente (à partir du 1erseptembre 2020) de promotion de ses actions par la collectivité … Sa lecture attentive révèle quelques savoureuses pépites.

 

D’abord, un « entretien » avec son Président Pierre Bédier, qui pose les questions et donne les réponses (pourquoi s’embêter ?). Sans surprise, l’élu conservateur pilonne la « diminution brutale des financements dus par l’Etat » (c’est toujours la faute des autres) et fait un grand exercice d’autosatisfaction : « gestion économe de l’argent public » (sans rire !), « investissements » et même « création d’une forêt nouvelle », quel talent ! Il est dithyrambique sur ses « innovations » - la création de nouvelles « agences » et « opérateurs » dans le domaine de l’insertion, du numérique et de l’environnement – mais reste muet sur leurs coûts de fonctionnement (charges de personnels, etc). Enfin, il s’enflamme et propose que la Métropole du Grand Paris (aujourd’hui limitée à Paris et la petite couronne) concerne demain la totalité de l’Ile de France : deux collectivités au lieu d’une, bravo, sa grande « copine » de droite, la présidente de la Région Ile de France Valérie Pécresse, doit être ravie de la proposition ! 

 

La page 13, consacrée aux finances, est poilante : il annonce généreusement des « impôts fonciers en baisse de 8 % », sans doute pour faire oublier la hausse de 66 %(record de France) pratiquée en 2016 ! Et si les Yvelines revendiquent ont un taux d’imposition bas, la valeur des bases locatives y est, par contre, élevée : au final, le contribuable ne voit guère la différence.  

 

La page 25, intitulée « réoxygéner les centres-villes », devrait couper le souffle des Montessonnais : elle rappelle la création d’une « voie nouvelle de 6 km en déviation de la RD 121 » qui aurait permis « d’améliorer les conditions de circulation et de favoriser l’implantation de nouvelles entreprises ». Ah bon ? Lesquelles ? Curieusement, son coût n’est pas évoqué. Nous nous permettons de réparer cet oubli : 96 M€ d’argent public. Cela fait cher le kilomètre et le rond-point (9 nouveaux gigantesques carrefours giratoires, dont 7 sur Montesson) et cela ne sonne pas très environnemental !

 

Nous laissons les (é)lecteurs découvrir (sur le papier) les autres fabuleuses surprises du Département merveilleux de Pierre Bédier. Si avec tout cela, la monocolore équipe de conseillers départementaux de droite n’est pas réélue en mars prochain, c’est que les électeurs yvelinois seront devenus bien ingrats… 

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Port du masque obligatoire en extérieur à Montesson : le premier abus de pouvoir de la Maire Nicole Bristol

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En imposant, par arrêté municipal du 24 août, le port du masque obligatoire dans un grand nombre de lieux publics ouverts à Montesson jusqu’au 30 octobre 2020, la Maire Nicole Bristol a commis son premier abus de pouvoir.

 

Cet arrêté municipal va bien au-delà de la décision du Préfet des Yvelines du 14 aoûtd’imposer le port du masque sur les marchés, brocantes et vides-greniers. Il concerne en effet presque toutes les rues, places et parcs du Centre et un nombre important de lieux dans les quartiers de la Borde et des Rabaux. La commune va s’apparenter à un véritable labyrinthe et la municipalité dépenser de l’argent public en communication et signalétique spécifiques. L’arrêté ne dit pas s’il est possible de faire du vélo, courir ou même conduire une voiture dans les rues concernées sans masque.Il faut souhaiter bon courage à la demi-douzaine depoliciers municipaux qui exercent sur la commune et seront chargés de faire respecter cette mesure !

 

Cet arrêté municipal ne repose sur aucune donnée objective locale : aucun chiffre sur le nombre de contaminations et de décès liés à la Covid-19 sur Montesson ne sont connus ni communiqués. Une journée de tests de dépistage est bien prévue le 29 août au Parc municipal des Sport, mais apparemment, cela ne peut pas attendre les résultats… Par ailleurs, Montesson n’est pas une commune touristique qui ferait l’objet de fortes affluences : sur cette base, la décision municipale mériterait donc d’être attaquée devant le tribunal administratif pour excès de pouvoir. En dehors du Vésinet, les communes voisines n’ont d’ailleurs pas suivi cette voie.

 

Cette décision est enfin incohérente,car la municipalité n’a pas renoncé à organiser des évènements en plein air début septembre, autant d’occasions dangereuses de rassemblements de personnes (mêmes masquées) susceptibles de propager la Covid-19 : forum des associations, opéra d’été, fête des voisins, etc. Plutôt qu’un coup de communication destiné à faire peur aux gens, la cohérence et l’efficacité commanderaient plutôt d’annuler ou d’interdire certains de ces rassemblements non essentiels. 

 

Nous demandons donc une double annulation :celle de cet arrêté scélérat et celle des évènements non essentiels sur la commune dans les semaines à venir.

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« Ségur de la Santé » : pas encore à la hauteur des enjeux

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Mardi 21 juillet, le ministre de la santé a fait des propositions pour la transformation du système de soins, issues de la concertation du « Ségur de la santé ». Il aura fallu une crise sanitaire inédite et la mobilisation sans relâche des soignants, depuis maintenant plusieurs mois, pour faire bouger le gouvernement. S’il convient de saluer, parmi les 33 propositions, des avancées et les gains arrachés au cours de la négociation, certaines mesures soulèvent de nombreuses interrogations et d’autres sont largement insuffisantes au regard des besoins.

Il en est ainsi de la proposition de « créer 4 000 lits à la demande » à l’hôpital « dès cet hiver ». Ces lits ne seront vraisemblablement pas créés de manière pérenne, car ouverts en cas de « suractivité saisonnière ou épidémique ». Aucun engagement n’est donc pris quant aux projets de fermetures de lits encore dans les cartons. Ce Ségur ne marque donc pas une rupture avec la logique purement gestionnaire qui a présidé à la suppression de 100 000 lits en 20 ans, dont encore 4 200 lits en 2018. L’ensemble des gouvernements de ces dernières décennies portent une part de responsabilité dans cette situation.

Quant à l’augmentation des effectifs, il faudrait aller plus loin. L’activité hospitalière n’a cessé de croître ces dernières années et les effectifs n’ont pas augmenté en conséquence, entraînant une importante dégradation des conditions de travail et de la qualité des soins. Entre 2009 et 2017, les effectifs ont augmenté de 3,2%, alors que la production de soins en volume a progressé de 18 %. Il manque un plan de recrutement massif, assorti d’efforts conséquents en matière de formation et d’attractivité. L’annonce de multiplier par deux les entrées en formation d'aide-soignante est en effet fixée à un horizon (2025) encore bien lointain...

Les hausses de salaires sont conséquentes et ont été obtenues de haute lutte. Mais nous n’atteignons toujours pas la barre symbolique du niveau moyen des pays de l’OCDE : nos infirmières gagnent aujourd’hui 600 à 800 € de moins que certaines de leurs homologues européennes. Ce n’est donc pas le « choc d’attractivité » attendu pour stopper l’hémorragie du public vers le privé. Et la méthode adoptée - qui consiste à opérer en deux temps la hausse de salaire - suscite une certaine perplexité chez les soignants, dont les sacrifices et le dévouement exceptionnel ont permis à notre système de soins de tenir bon pendant la crise.

Enfin, ce Ségur n’aborde pas de front des sujets aussi cruciaux que la désertification médicale, la médecine de ville (notamment son articulation avec l’hôpital), la psychiatrie - véritablement sinistrée dans notre pays - ou encore la gouvernance, hormis cette promesse encore vague de mettre « les territoires aux commandes ». Le plan d’investissement de 2,1 milliards d’euros pour les établissements médico-sociaux comme les EHPAD est également très insuffisant lorsqu’on connaît le défi considérable que constituera la prise en charge de la dépendance ces prochaines décennies.

L’accord n’est donc pas encore à la hauteur de l’occasion historique de redonner les moyens à notre système de santé solidaire d’exercer sa mission efficacement.

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