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La Feuille de salade n°9 - Décembre 2021

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Région Île-de-France : un nouveau budget négligé par Valérie Pécresse !

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La Présidente de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a mené une nouvelle opération de communication sur le budget 2022. Au-delà des insuffisances en matière de politiques publiques, ce projet illustre la mauvaise gestion de l’institution par la droite régionale, à rebours de ses argumentaires. Ce projet de budget - qui est en réalité en baisse par rapport au budget supplémentaire adopté durant l’été - n’apporte aucune amélioration sur la gestion régionale.

Dans un contexte économique et social difficile, les efforts massifs qui devraient être engagés pour répondre aux besoins de nos territoires et de leurs habitants ne sont toujours pas au rendez-vous. Déjà, en pleine crise sanitaire, le budget régional affichait un excédent de plus de 400 M€ pour l’année 2020…

Si des économies sont faites depuis 2015 sur le dos des Franciliens, ce sont à l’opposé les crédits qui concernent les dépenses de l’institution régionale qui bénéficient d’une forte hausse pour 2022 : +21% pour les campagnes de communication, + 18% de loyers, etc.

Les multiples critiques émises par la Chambre Régionale des Comptes dans la gestion des lycées publics n’ont pas été prises en compte, pas plus que celles qui concernent la réalité de l’investissement régional pour la culture. 

Aucune initiative n’est prise pour mettre fin à la galère des transports : la livraison de nouveaux RER B, RER D ou E cumulent les années de retard par rapport aux engagements pris par Valérie Pécresse.

Ce projet de budget démontre l’incapacité de l’exécutif régional à appliquer ses propres décisions : le « plan piscine » n’a été, par exemple engagé qu’à hauteur de 3% en 2021. Les crédits pour la protection des femmes victimes de violence seulement au quart, alors que les attentes sont si nombreuses. Et le milliard d’euros promis pour le « Plan Val d’Oise » est toujours introuvable…

Il démontre aussi l’incapacité de Valérie Pécresse à tenir ses propres promesses de campagne. Ce qui a été dit devant les Franciliens a déjà été oublié. En sport, les 10 millions promis pour 2022 sont devenus 3 millions d’euros, ou encore en culture où l’investissement diminue de 16%. Et que dire de l’autisme, grande cause régionale pour 2022, qui ne bénéfice d’aucune traduction financière ?

La mauvaise gestion de notre collectivité par la droite régionale pénalise fortement l’avenir de l’Ile-de-France. Pour toute excuse, Valérie Pécresse se dit « victime » des choix de l’Etat en matière de péréquation. Mais ce sont bien ses propres décisions qui provoquent l’effacement de notre région

Publié dans Région Ile de France

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Réaction à la conférence de presse du président Macron sur la présidence française du Conseil de l’Union européenne

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Le président de la République a donné, le 9 décembre, une conférence de presse sur la présidence française du Conseil de l’Union européenne. Si, à l’échelle nationale, nous sommes dans l’opposition aux politiques menées par Emmanuel Macron, nous souhaitons que la présidence française du Conseil de l’Union européenne se termine par un succès pour l’avenir du projet européen. A ce titre, nous saluons le fait que la France entre-ouvre – enfin ! - la porte à une révision des Traités, après l’Allemagne. Nous estimons néanmoins que M. Macron a pris un risque non négligeable, en raccourcissant de façon drastique le calendrier utile, et qu’il existe des lacunes dans son programme de travail.

Nous regrettons d'abord son choix d’instrumentaliser, à son profit, ce temps fort pour l’Europe, et d’en faire une tribune (non comptabilisée dans son temps de parole) : il était possible, dès la confirmation du Brexit qui fait intervenir la Présidence française avec 6 mois d’avance sur le calendrier initial, d’accepter la proposition de modification du calendrier des présidences tournantes, afin que le semestre de la France soit distinct de la séquence présidentielle-législatives. Ce type d’échange s’est déjà vu entre l’Allemagne et la Finlande. En ne le faisant pas, Emmanuel Macron a commis une double erreur : d’une part, la présidence française ne sera « utile » que pendant trois mois ; c’est donc trois mois qui seront perdus sur les six que dure la présidence de l'Europe. D’autre part, l’instrumentalisation à des fins de politique intérieure peut ralentir de nombreux dossiers importants pour l’ensemble des Européens.

Concernant les dossiers mis en avant par le président, nous en soutenons un certain nombre, à condition de ne pas renoncer à l’ambition sous le prétexte d’obtenir un résultat « quoi qu’il en coûte » juste avant l’élection présidentielle. Nous pensons notamment à l’enseignement de l’Histoire de l’Europe et de sa culture, aux valeurs et à la défense de l’état de droit ; au salaire minimum européen ; à la régulation du numérique, à l'ajustement carbone aux frontières; aux clauses miroirs pour mettre davantage de réciprocité dans les échanges commerciaux (qui ne sauraient se limiter à la seule directive sur la déforestation importée) ; au partenariat avec l’Afrique (même si nous dénonçons le non-soutien de la France à la demande du Parlement européen de lever les brevets sur les vaccins). Sur l’autonomie stratégique, la lutte contre les ingérences étrangères, le devoir de vigilance des entreprises, l’Europe de la défense, les Balkans occidentaux, nous avons fait de nombreuses propositions et nous souhaitons que la France s’en empare et les fasse avancer à la table du Conseil. Concernant les questions économiques et monétaires, la révision du pacte de stabilité et de croissance a été évoquée. L’accent a été mis sur les investissements mais l’ambition affichée est floue ; nous attendons plus de précisions.

Dans les oublis coupables, rien n’a été dit sur la transparence fiscale et la lutte contre l’évasion fiscale ; rien sur les inégalités, la pauvreté, le sans-abrisme et les déséquilibres sociaux ; rien sur les ressources propres, pourtant indispensables pour rembourser les fonds du Plan de relance. Rien sur la suite de celui-ci, pourtant nécessaire pour rendre nos modes de vie compatibles avec la vie sur terre en luttant véritablement contre le dérèglement climatique.

Enfin, c’est un classique à chaque présidence française, nous dénonçons avec force l’instrumentalisation des questions migratoires qui se prépare, avec le retour d’un débat sur Schengen. Le seul sujet doit être de doter l’Union européenne de règles claires sur l’asile et la migration.

Nous jugerons la présidence française à ses résultats, au-delà des belles paroles que l’on entend depuis le discours de la Sorbonne et des effets de manche, comme au début du quinquennat sur la révision de la directive détachement des travailleurs.

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Mobilisation des soignants : 4 propositions du PS en matière de santé

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Depuis le début du quinquennat et avant la crise sanitaire, nos professionnels de santé alertaient le gouvernement sur l’état de l’hôpital public. Emmanuel Macron et son gouvernement ont choisi d’être sourds à ces alarmes. Nous avons salué les mesures du Ségur de la santé mais c’était trop peu, trop tard. Désormais, c’est l’ensemble de notre système de santé, héritage du Conseil national de la Résistance, qui vacille.

Des soignants qui aiment leur métier démissionnent sous le poids du sentiment d’abandon et d’autres quittent le service public hospitalier pour le privé ou encore l’étranger. Les services des centres hospitaliers sont près de craquer et ont recours à l’intérim. Cela cause un coût important et crée une grande désorganisation de l’hôpital et des équipes.

Il est temps de remettre le patient et le soignant au centre de notre politique de santé. Le Parti socialiste formule 4 propositions :

1) la mise en place d'un plan massif de recrutement, de formation et de revalorisation de tous les métiers de l’hôpital et du soin. Nous recruterons 25 000 infirmiers et aides-soignants supplémentaires, et 5 000 logisticiens, techniciens et agents hospitaliers. Nous formerons 15 000 médecins et 1 250 sages-femmes par an. Et pour agir dans l’urgence, nous devons imposer un moratoire sur l’intérim médical. C’est la seule solution pour rouvrir rapidement des lits dans les hôpitaux et soulager la pression sur leurs services.

2) la mise en œuvre d'un mode de financement de l’hôpital qui ne le considère pas comme une entreprise privée, mais comme un service public qui soigne. La tarification à l’acte et l’ONDAM, l’enveloppe annuelle des dépenses de santé, seront réformés.

3) le renforcement de la parole des soignants et des patients dans la gouvernance de l’hôpital. Nos politiques publiques doivent désormais être guidées par un objectif de bonne santé de la population plutôt que par des objectifs financiers.

4) le rétablissement de l’égal accès aux soins partout sur le territoire. Il est inacceptable, dans un pays comme la France, que 9,1 millions de nos concitoyens vivent dans un désert médical. La présence des professionnels de santé sur tout le territoire est un impératif d’égalité républicaine. Nous réunirons les représentants des médecins pour négocier de nouvelles modalités d’installation dans nos déserts médicaux. Le nombre d’étudiants en médecine doit aussi s’adapter aux besoins de santé des territoires. Partout où l’on souhaite vivre, chacun doit avoir accès à des professionnels de santé.

Publié dans Santé

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Extension du centre commercial : Un projet privé, favorable aux intérêts privés, sans réel intérêt public

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Observations de la section du Parti socialiste de Montesson

En préambule, nous tenons à rappeler deux anomalies persistantes du site actuel et qu’il est urgent de régler avant tout nouveau projet :

1) La priorité insensée accordée aux véhicules sortants du parking souterrain, côté Plaine, par rapport à ceux circulant sur la voie publique, une aberration contraire au code de la route et dangereuse pour les usagers ;

2) Les fuites des parois des cuves d’hydrocarbures de la station-service et la pollution de la nappe phréatique engendrée. Des pompes ont été installées et un plan élaboré, mais il n’existe toujours aucun dispositif permettant d’éviter une nouvelle pollution de la nappe, en cas de crue notamment.

Concernant ce projet privé d’extension du centre commercial, nous déplorons, sur la forme, qu’aucune campagne d’information du public n’ait été lancée, en dehors des dispositions prévues pour l’enquête publique. Ainsi, aucune réunion publique n’a été organisée, ne serait-ce qu’auprès des riverains du quartier de la Borde, directement concernés.

Sur le fond du dossier, nous n’y voyons que deux avantages pour l’intérêt public :

1) L’aspect esthétique avec l’embellissement de l’entrée de ville, en comparaison de la « verrue » actuelle offrant le spectacle de murs et barbelés ;

2) Le maintien dans l’emprise foncière actuelle, sans rogner de nouvelles terres agricoles. Ce maintien avait été obtenu grâce à la mobilisation des associations et élus (y compris socialistes) opposés au périmètre initial du projet mort-né de « Zac de la Borde » qu’avait tenté d’imposer sans succès l’ancien maire de Montesson.

En dehors de ces deux atouts - plutôt maigres pour l’intérêt général - nous souhaitons faire part des inquiétudes suivantes :

1) L’objectif capitaliste de l’extension étant de susciter davantage de clientèle, elle drainera forcément plus de circulation automobile (clients, fournisseurs) et de nuisances (pollution atmosphérique, sonore, visuelle), en particulier pour les riverains et les habitants du quartier de la Borde. L’étude de trafic présentée est ancienne (2016) et sujette à caution. Il est évident que les places de parking supplémentaires et les nouveaux aménagements routiers vont générer plus de trafic automobile, avec un risque d’engorgement dans certains créneaux horaires. Par ailleurs, le groupe Carrefour n’aura la garantie de parvenir à son but profitable que si de nouveaux clients arrivent d’ailleurs, notamment par l’autoroute A14. Après la réalisation de la Voie Nouvelle départementale (déviation RD 121) et d’une demi-douzaine de gigantesques ronds-points dans la Plaine, nous craignons donc que le projet d’extension de Carrefour soit une nouvelle étape vers l’ouverture d’un échangeur de l’A14. En la matière, la maire de Montesson fait preuve (comme son prédécesseur) d’une duplicité totale, affichant en public sa volonté de préserver la Plaine et la qualité de vie à Montesson, mais soutenant en coulisses ce projet et en avouant à demi-mot que la réalisation d’un échangeur pourra se faire un jour si quelqu’un y met le prix (23 M€ selon elle, un montant pas du tout inaccessible pour l’Etat ou un opérateur privé). Nous alertons donc les Montessonnais : ne vous faites pas encore avoir par les bonimenteurs !

2) Il est dommageable qu’une fois de plus, dans l’accès au site, la priorité soit donnée au tout-voiture, dans la mesure où aucun nouvel accès vélo ne semble prévu au projet. En matière de liaisons douces, le dossier n’apporte d’ailleurs aucune visibilité sur la réalité projetée des pistes cyclables et des passages piétons. Il est pourtant urgent, par exemple, de parachever la piste cyclable en provenance du centre-ville de Montesson, laquelle s’arrête aujourd’hui, inexplicablement, au croisement de l’avenue Gabriel Péri et de la rue Molière !

3) Cette extension aura des impacts évidents sur le commerce des centres-villes alentour, pas tant celui de Montesson (déjà réduit à la portion congrue), que ceux de Sartrouville, Maisons-Laffitte et Saint-Germain en Laye. Si le nombre de nouvelles boutiques et de grandes et moyennes surfaces est précisé dans le dossier, le type d’enseignes attendues ou espérées ne l’est pas : il aurait été bien de le connaître, alors que Décathlon vient de disparaître sous l’œil indifférent d’une municipalité qui ne manque jamais de vanter Montesson comme une ville « sportive »... Nous sommes aussi sceptiques sur la contribution de 1,5 M€ du groupe CARREFOUR à la redynamisation des centres-villes de Montesson et Sartrouville : d’abord, parce que seuls 120 000 € (40 000 € par an, sur 3 ans) sont accordés à Montesson au titre de la convention de participation à I'animation et à la revitalisation du tissu commercial et de la vie locale, signée le 24 décembre 2019 (soit seulement 8 % de la somme) contre 1 M€ au bénéfice de Sartrouville (convention signée le 1er avril 2021 avec l'Agence Nationale de Cohérence des Territoires) ; ensuite, parce qu’aucune information n’est donnée sur les actions concrètes que ces aides financeront. Afin de pouvoir juger de la réalité de l’aide apportée, nous demandons que ces 2 conventions soient communiquées au public.

4) La qualité écologique du projet interroge et laisse à désirer. Certes, « l’intégration végétale » et l’ouverture d’un (petit) « parc urbain » sont vantées et a priori positives. Mais une démarche de développement durable ne peut se résumer à des mesures cosmétiques, telles l’installation de panneaux solaires (dont la production ne couvrira que...5 % des besoins électriques du site !) ou le remplacement d’arbres. Un signe que la dimension « écologique » n’est qu’un vernis du projet : sa surface végétalisée dépassera tout juste les 10 % obligatoires requis par le Plan local d’urbanisme de la commune...

5) Nous sommes sceptiques sur le nombre de créations d’emplois annoncées : au-delà des chiffres, il faut s’interroger sur la qualité des emplois (bien souvent des temps partiels dans ce domaine) et leur nature « locale » ou non (qui peut croire qu’ils bénéficieront à des Montessonnais ?).   

6) Selon le projet urbain partenarial signé en mars 2019 entre Carrefour, la commune de Montesson et le Département des Yvelines, les aménagements routiers afférents coûteront 5,3 M€.  Le groupe Carrefour contribuant à hauteur de 2,8 M€, cela laisse 2,5 M€ à la charge du contribuable pour requalifier l’avenue Gabriel Péri en boulevard urbain et réaliser 2 nouveaux ronds-points d’accès au site. Un peu cher pour un projet privé, aux objectifs privés et sans réel intérêt public...

En conclusion,

La section socialiste de Montesson rappelle qu’il s’agit d’un projet privé, sur un terrain privé, ayant toutefois des conséquences sur les aménagements publics (voirie principalement) mais aussi et surtout la qualité de vie future des Montessonnais. En l’occurrence et après examen, nous ne reconnaissons que peu d’intérêt public à ce projet.Et si cet « intérêt public » consiste seulement à faire financer partiellement par un groupe privé des aménagements routiers et une nouvelle entrée de ville, « l’avantage » recueilli risque d’être sans commune mesure avec les nuisances que le projet pourrait provoquer à l’avenir. Nous sommes donc très surpris, sceptiques et méfiants par rapport au soutien apporté par la maire de Montesson à ce projet, en contradiction totale avec ses engagements de campagne, et absolument pas prioritaire par rapport à d’autres besoins.

L’intérêt public, ce serait surtout de réaliser les équipements et services publics attendus à la Borde depuis tant d’années, souvent promis par la municipalité, mais jamais réalisés : nouvelle crèche, nouveau conservatoire, salle de danse, réfection du gymnase de l’école Ferdinand Buisson, etc. Le projet d’extension du centre commercial ne le permettra en aucun cas.

L’intérêt public, ce serait aussi de porter une véritable politique de redynamisation du centre-ville, avec la création d’un parking souterrain et d’une halle commerciale ou maraîchère Place Paul Demange. Ces projets ont été proposés par notre section et nos élus depuis plusieurs années. La candidate Nicole Bristol les avait repris (bien opportunément) à son compte lors de sa campagne électorale de 2020, mais la maire Bristol Nicole semble les avoir aussi vite oubliés, affairée depuis un an et demi à défendre SON projet d’extension du centre commercial...

Publié dans Montesson

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La Feuille de salade n°8 - Novembre 2021

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Surcoûts d’Eole : les groupes d’opposition demandent des comptes 

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Après les annonces de nouveaux surcoûts (de l’ordre du milliard d’euros) du projet Eole, les groupes d’opposition au Conseil régional d’Ile-de-France ont provoqué, fin octobre, la création d’une Mission d’Information d’Evaluation (MIE) afin d’en connaître les réels montants, les causes, les responsabilités, et les impacts sur l’avancée du chantier.

 

Attendu par les Franciliens, le prolongement du RER E constitue l’un des investissements structurants de la Région Ile-de-France en matière de mobilité et un instrument majeur de la cohésion territoriale nécessaire de notre Région.

 

Porté par différents financements, dont celui du Conseil régional d’Ile-de-France, ce projet pourrait atteindre un coût total de 5,4 milliards d’euros soit + de 50% par rapport au protocole présenté par Valérie Pécresse en 2016. Il y a plusieurs mois déjà, c’est un dépassement de 640 M€ qui avait été constaté par SNCF Réseau et avait nourri les demandes d’information des élus régionaux, tout à la fois sur ses origines mais aussi ses conséquences sur l’enveloppe financière du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) dédiée à l’ensemble des projets d’investissement de transport. Demandes restées sans réponse...

 

Alors qu’un nouveau surcoût de l’ordre du milliard d’euros en investissement et hors coût du matériel roulant a été rendu public par SNCF Réseau, et devant l’absence d’éléments d’explication manifestes apportés par les parties prenantes, les groupes d’opposition du conseil régional ont décidé de provoquer la constitution d’une mission d’information sur les surcoûts du projet Eole et sur leurs impacts sur nos territoires. Celle-ci aura pour objet, dans des délais rapides et par le biais d’auditions des acteurs concernés, d’éclairer sur les raisons, les responsabilités et les conséquences des surcoûts, tout à la fois sur le calendrier de réalisation mais aussi sur les autres projets d’investissement de transport inscrits dans le volet du CPER.

 

A l’initiative du groupe Ile-de-France en Commun - socialiste, radical, écologiste et citoyen et du Pôle écologiste, de la France Insoumise et apparentés, et de la gauche communiste écologiste et citoyenne, cette demande a recueilli plus d’un 1/5ème des membres du Conseil régional.

 

Les groupes d’opposition réaffirment ainsi leur attachement à la réalisation effective des projets de mobilité voulus par les Franciliens et au rôle volontariste et moteur que devrait normalement avoir la collectivité régionale dans le suivi et la bonne gestion des chantiers dont elle assure une partie du financement. Les transports doivent redevenir une priorité et une préoccupation de la Région Ile-de-France. Ils sont structurants pour nos territoires et indispensables à la lutte contre les inégalités.

Publié dans Transport

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Le chiffre du mois : 82

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Le 20 novembre marque l’anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations Unies.

L’Etat d’Israël l’a ratifié, mais ne la respecte pas : ainsi, depuis le début de l’année 2021, 82 enfants palestiniens ont été assassinés par l’armée israélienne, dont 16 en Cisjordanie (y compris à Jérusalem-Est) et 66 à Gaza lors des bombardements du mois de mai. Outre ces exécutions, l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza et l’insécurité permanente ont des conséquences physiques et psychologiques durables, voire indélébiles, sur la vie et l’avenir des enfants palestiniens. 

Il est grand temps que la France et l’Union européenne cessent de fermer les yeux sur cette situation inacceptable et prennent les mesures et sanctions qui s’imposent contre le gouvernement israélien.

Publié dans Interantional

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Chèque climat : une décarbonisation de nos modes de vie dans la justice sociale

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Face à l’envolée des prix de l’énergie et des carburants, le Gouvernement s’est (enfin) décidé à agir le 21 octobre en annonçant la mise en place d’une unique indemnité de 100 euros pour les Français qui gagnent moins de 2 000 nets par mois, qu’ils possèdent une voiture ou non.

Pour le Parti socialiste, cette indemnité ne répond pas suffisamment aux difficultés des classes moyennes et des catégories populaires. Les énergies comme le carburant représentent une part importante du budget des ménages et doivent faire l’objet d’une attention particulière dans le cadre du défi climatique auquel nous sommes confrontés.

Dans son rapport annuel qui est paru le 13 octobre dernier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) rappelle l’importance de la transition énergétique pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Or, une telle transition impliquera notamment des hausses de prix pour les consommateurs. Pour prendre en compte ces surcoûts liés à la décarbonisation de nos modes de vie, le Parti socialiste propose la création d’un chèque climat de plusieurs centaines d’euros par an pour 80% des ménages.

Une mesure indispensable pour faire évoluer la société dans la justice sociale.

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Suppression de l’ISF : une réforme injuste et inefficace

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Le comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital a publié, le 14 octobre, un rapport sur les premières réformes fiscales sous le quinquennat Macron, et en particulier le remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

En réduisant l’assiette sur laquelle est appliqué cet impôt de l’intégralité du patrimoine (mobilier et immobilier) au seul patrimoine immobilier, cette réforme a considérablement réduit la contribution des plus fortunés à l’effort de solidarité nationale.

Cette mesure était censée inciter les investissements des plus fortunés dans l’économie française. Mais ce rapport, dans la lignée des précédents de 2019 et 2020, n’arrive pas à démontrer ce bénéfice. Bien au contraire, l’analyse chiffrée réalisée par ses auteurs permet de démontrer que l’ISF tel qu’il existait auparavant n’était pas un frein à l’investissement dans les entreprises, ni un frein dans la transmission d’entreprises.

En outre, le remplacement de l’ISF par l’IFI devrait coûter au budget de l’Etat 12,9 milliards d’€ de 2018 à 2022 : 2,9 milliards en 2018 et 2,5 milliards chaque année ensuite. En définitive, le « ruissellement » voulu par M. Macron n’a pas eu lieu et aura coûté, sur le quinquennat, l’équivalent des déficits du système de retraite sur la même période.

La suppression de l’ISF a donc été une réforme injuste, inefficace et coûteuse.

Dans son projet pour la France, le Parti socialiste propose de rétablir un ISF « vert », dont le produit servirait à financer exclusivement et directement l’accompagnement social à la transition écologique pour les plus modestes (changement de véhicule, nourriture de qualité, abonnements au train.

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