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Déclaration commune des forces de gauche et écologistes en soutien au secteur culturel

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Mercredi 24 février 2021 

Un an déjà que le monde culturel subit la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19 et un séisme financier sans précédent. Un an déjà que les intermittents du spectacle, comme de nombreux autres salariés et indépendants de la culture, ne peuvent exercer leur métier dans des conditions normales. 

L’an dernier, le secteur s’était mobilisé au printemps pour demander "l’année blanche", c’est-à-dire la prolongation des droits et indemnités délivrées à l’ensemble des artistes et techniciens intermittents ; elle prendra fin en août.

La semaine dernière, la Ministre de la Culture a fait des premières annonces pour dessiner un cadre de reprise du milieu culturel. Ces annonces ont tardé à venir mais nous savons dorénavant que l’été sera encore très sinistré pour ce milieu avec des limitations envisagées à 5 000 spectatrices et spectateurs assis lors des festivals. 

Mais comment croire que des festivals en plein air à l’été pourront se dérouler sans aucun spectateur debout ? Par ailleurs, pour les musées, aucun calendrier de réouverture n’est prévu alors que l’on sait que ces lieux publics sont parmi les moins contaminants. 

Cette stratégie n’est donc pas la nôtre et nous, forces de gauche et écologistes, souhaitons le rappeler ici : la culture et la création artistique sont absolument essentielles à notre société, à notre vivre ensemble et à l’émancipation de chacune et chacun. Ainsi, nous soutenons comme de nombreux syndicats, la réouverture de tous les lieux culturels recevant du public. 

En attendant, l’avenir reste très incertain. C'est pourquoi, nous demandons au Gouvernement sans plus tarder de prolonger cette année blanche d'une année entière jusqu'au 31 août 2022 dans les exactes mêmes conditions. Il en va de la préservation et de la survie du monde de la culture en général qui aujourd’hui subit déjà trop de dégâts. 

Europe Écologie Les Verts 
Génération.s
Parti Communiste Français 
Parti Radical de Gauche 
Parti Socialiste 
Place Publique 

 

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La Feuille de salade n°4 - février 2021

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Le chiffre du mois de février : 543

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C’est le nombre d’enfants palestiniens arrêtés par les autorités israéliennes en 2020, selon l’avocat des droits de l’Homme Abdel Nasser Farwana. La majorité étaient originaires de la ville de Jérusalem. 

Actuellement, 180 enfants croupissent toujours dans les prisons et les centres de détention israéliens, en flagrante violation de toutes les conventions et de tous les accords internationaux.

Au cours des dernières années, la Knesset (Parlement israélien) a approuvé plusieurs lois visant à faciliter l’arrestation et le jugement des mineurs palestiniens, notamment une loi qui permet aux autorités d’emprisonner des enfants à partir de l’âge de 12 ans et une loi instaurant une sentence minimale de 3 ans d’emprisonnement pour les personnes qui jettent des pierres sur les forces israéliennes et leurs véhicules.

Ce ciblage a continué malgré la pandémie de coronavirus, qui a servi de prétexte pour priver les mineurs de leurs droits de visite par leurs avocats et leurs familles. 
 

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Sanofi : actionnaires qui rient, chercheurs et malades qui pleurent

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La pandémie que nous vivons a agi comme un accélérateur et un révélateur des stratégies déployées par Sanofi : malgré des milliards d’euros d’argent public, le laboratoire ne privilégie plus la recherche et développement (R&D).
Cet échec dramatique n’a pas empêché l’entreprise de publier de très bons résultats pour 2020 : un bénéfice net de 12,3 milliards d’€, en augmentation de 340 %, que vont se partager ses actionnaires. Des chiffres choquants, au moment où l’entreprise annonce la suppression de centaines de postes, la fermeture d’un site et l’arrêt de nombreuses activités de recherche.

Comment un tel résultat est-il possible ? Sanofi vit sur ses actifs, les brevets qui datent de l’époque où le laboratoire innovait en investissant dans la recherche et développement. Désormais, il a une stratégie financière double

- spéculative, avec des plans d’économies drastiques et des coupes dans les dépenses en matière de recherche, afin de pouvoir vivre de ses rentes tant que les brevets ne sont pas dans le domaine public. 

- des achats d’entreprises qui innovent en utilisant la force de frappe financière de la société. 

Une telle stratégie privilégiant le court terme et l’avidité n’est pas acceptable à partir du moment où de l’argent public est utilisé. Cet argent doit servir à protéger les citoyens, non pas à nourrir les bénéfices de quelques-uns au détriment de l’intérêt général ! 

Alors que Sanofi prévoit d’orienter sa recherche vers l’oncologie et l’immuno-oncologie et au moment où l’Union européenne a dévoilé une vaste stratégie dans la lutte contre le cancer, il conviendra de fixer des règles claires en matière d’utilisation des fonds publics. 

Les socialistes défendent les premières orientations suivantes

- financer la recherche fondamentale au lieu de la réduire

- relever les salaires des chercheurs pour éviter de les voir partir ailleurs 

Avec un objectif simple : l’industrie du médicament doit être au service de l’intérêt général et de la collectivité
 

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Contrats d’autoroutes : il est temps d’arrêter les frais !

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En 2005, le gouvernement de droite a vendu les participations de l’Etat dans les sociétés d’autoroutes. Aujourd’hui, le réseau concédé au privé est certes en excellent état, mais les tarifs des péages ont explosé, les bénéfices enregistrés par les concessionnaires sont indécents (23,4 milliards d’€ de dividendes perçus depuis 2006) et le secteur est dominé par quelques sociétés surpuissantes (Vinci, Eiffage ou Abertis exploitent plus de 90 % du réseau).

Les déséquilibres des contrats en faveur des concessionnaires sont soulignés par le Parlement, l’Autorité de la concurrence, la Cour des comptes et des experts indépendants. L’été dernier, une commission d’enquête du Sénat concluait à un risque sérieux de sur-rémunération des concessionnaires de 40 milliards d’€, avec une rentabilité qui doublera sur la période 2020-2036 (comparativement à 2005-2020) pour atteindre des niveaux hallucinants.

L’Autorité de régulation des transports, pourtant chargée d’un contrôle de ces contrats, confesse ne pas pouvoir en établir fidèlement la rentabilité globale. Il semble aujourd’hui impossible de déterminer l’équilibre économique des concessions. Contraint par la complexité de contrats trop souvent modifiés et mal négociés dès 2005, l’Etat semble avoir perdu toute volonté sérieuse d’agir. 

La préservation de l’intérêt général n’est plus assurée et il est temps d’arrêter les frais, en renégociant les contrats, voire en y mettant fin, et en travaillant à la création d’un nouveau système d’exploitation de nos autoroutes. 

Les socialistes proposent une méthode et des pistes de réflexion :

demander sans délai un avis au Conseil d’Etat pour lever les doutes concernant la légalité des contrats ;

mettre en place un groupe d’audit des contrats qui aborde l’ensemble des aspects juridiques, comptables, économiques, et qui dispose de l’ensemble des données et moyens nécessaires.

établir le coût actualisé d’une résiliation anticipée des contrats afin de les renégocier, voire de les rompre, si les concessionnaires ont bénéficié d’avantages financiers indus dans des proportions justifiant qu’aucune compensation ne soit versée.

L’heure d’une maîtrise publique moderne des services publics est venue. Elle doit s’articuler autour de nouvelles relations contractuelles entre les gestionnaires des infrastructures de transports et la puissance publique, avec au cœur la prise en compte de l’usager et la transition écologique.
 

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La fin du projet d’agrandissement du centre commercial de Montesson ?

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En novembre dernier, nous vous avions indiqué que la Commission nationale d’aménagement commercial (CNAC) avait, dans sa grande sagesse, donné un avis défavorable au projet d’extension porté par la société « Immobilière Carrefour », du centre commercial situé à Montesson, dans le quartier de la Borde, projet soutenu en douce (mais fortement) par la Maire. 

La publication officielle de la décision (reproduite ci-dessous) quelques semaines plus tard permet d’en savoir un peu plus sur ses tenants et aboutissants : 

1) à sa lecture, les Montessonnais seront heureux d’apprendre que notre Maire est la seule élue locale (la seule !) à être venue défendre ce dossier controversé, source de flux routiers, de pollution, et néfaste à la survie du commerce de proximité du centre-ville de Montesson et des communes voisines !

2) sa prestation n’a toutefois pas convaincu les membres de la Commission, qui ont rejeté le dossier par 5 voix contre 2 : toutes nos félicitations !

3) bien que le projet d’extension ait été quelque peu réduit par son promoteur (48 nouvelles boutiques au lieu des 60 prévues au projet initial), la CNAC relève que les éléments transmis dans l’analyse d’impact jointe au dossier, « ne permettent pas d’apprécier si ces nouvelles boutiques ne sont pas susceptibles de concurrencer et de fragiliser les boutiques existantes dans les centres-villes de la zone de chalandise » (notamment Montesson, Sartrouville, Maisons-Laffitte) ;  

4) si la société a signé une convention de participation à l’animation et la revitalisation du tissu commercial et de la vie locale avec la mairie de Montesson en 2019, la CNAC relève que ces engagements financiers ne permettent pas d’assurer une contribution du projet à la redynamisation du centre-ville de Montesson et des communes limitrophes.  C’est le moins qu’on puisse dire… 

Aujourd’hui, pour cacher sa forfaiture initiale, la maire de Montesson affirme haut et fort que le projet ne se fera plus. Nous disons aux Montessonnais : attention, elle vous endort encore ! Deux raisons nécessitent d’invoquer la prudence : 

1) il s’agit d’un projet d’un acteur privé, qui a tout loisir de déposer une demande de permis de construire (la société l’a d’ailleurs fait en juillet 2020 auprès de la mairie, qui l’a bien enregistrée) ;
 
2) dans sa décision, la CNAC laisse la possibilité à la société de la saisir à nouveau sur son projet.

Nous n’avons donc peut-être pas encore fini d’entendre parler du projet d’agrandissement du centre commercial à Montesson la Borde… En tout cas, soyez assurés que, si la Maire de Montesson ne vous en parle pas, nous, nous vous en informerons ! 

 

Publié dans Montesson

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Palestine : la CPI franchit une nouvelle étape contre l’impunité

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La Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) a confirmé, le 5 février, que les poursuites contre les auteurs des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis contre les Palestiniens s’appliquent à l’ensemble du territoire palestinien occupé depuis juin 1967 : la Cisjordanie, la Bande de Gaza et Jérusalem Est.

Une nouvelle étape décisive vient donc d’être franchie pour en finir avec l’impunité : les auteurs et commanditaires des bombardements aveugles contre la population de la Bande de Gaza, des tirs contre les manifestants pacifiques, des agressions commises quotidiennement contre les Palestiniens, de la colonisation et du pillage des ressources palestiniennes, pourront enfin être poursuivis par la Cour Pénale Internationale.

Il faut saluer le courage de la Procureure de la CPI, Mme Fatou Bensouda, qui a mené l’instruction préliminaire, et l’a conclue en décembre 2019, en résistant aux pressions d’Israël et des Etats-Unis. L’administration Trump n’avait en effet pas trouvé d’autre idée que de mettre en place des sanctions…contre la Procureure de la CPI !

Conformément au Statut de Rome, la Cour Pénale Internationale devra pouvoir s’appuyer sur la collaboration de l’ensemble des Etats signataires, dont la France, qui a activement collaboré avec la CPI dans d’autres cas, et qui devra le faire sur ce dossier : il y va de sa crédibilité et de celle de la justice internationale.
 

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L’urgence d’un grand plan en faveur du logement et du logement social

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La fondation Abbé-Pierre vient de publier son rapport annuel sur le mal-logement et caractérise une situation sociale dramatique : 

  • 300 000 personnes sont sans domicile ; 
  • 4 millions de personnes vivent en situation de mal-logement ; 
  • 12 millions de personnes sont fragilisées par rapport au logement (suroccupation, charges qui augmentent ou taux d’effort insoutenable) ; 
  • 12 millions de personnes subissent la précarité énergétique. 

Pendant ce temps, le nombre de logements sociaux attribués en 2020 a chuté de 100 000 (20 %) par rapport à 2019, le nombre de logements sociaux produits en 2020 s’est effondré (pour tomber à 90 000 unités) et le nombre de projets d’accession à la propriété devrait plonger de 25 % d’ici la fin de cette année. La chaîne de production du logement s’enraye dramatiquement.

Si la crise du logement n'est pas neuve, elle s'accélère par l'effet cumulé de la crise sociale et des choix politiques du gouvernement, qui a aggravé la situation ces dernières années par ses attaques systématiques contre le logement social : réforme des APL (encore 4 milliards d’€ de coupes budgétaires en 2021) et ses conséquences sur les bailleurs sociaux, manque de volonté dans l’application de la loi SRU, oubli de dispositions de soutien au logement et au logement social dans le plan de relance.  

Le part du logement dans le budget des Français devient insupportable à mesure que les ressources des ménages diminuent avec les conséquences de la crise sanitaire. La Fondation a ainsi raison d'alerter sur la bombe à retardement que constituent les impayés de loyer et les expulsions retardées. En parallèle, les confinements successifs rendent encore plus invivables les situations de mal-logement et renforcent l’effet et le vécu des inégalités face au logement. 

La situation appelle plus que jamais un grand plan d’urgence en faveur du logement, en particulier du logement social, pour construire massivement, rénover et combattre la précarité énergétique. Bâti avec les acteurs du logement et contractualisé avec les collectivités locales, cet indispensable volet logement d’un véritable plan de relance doit notamment s’appuyer sur :

- l’abaissement temporaire à 5,5 % du taux de TVA applicable à la construction, reconstruction ou rénovation de logements locatifs sociaux (quelle que soit la catégorie de logement social ou sa localisation) ;

- l’annulation de la réduction de loyer de solidarité (RLS), par le biais d’une convention entre l’État et les bailleurs sociaux leur imposant d’investir la totalité des sommes ainsi libérées dans la construction de nouveaux logements ou la rénovation de leur parc de logements.

Publié dans Logement

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Concrètement, à quoi sert le Département ?

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Avec 1 448 600 habitants, les Yvelines sont le 9ème département le plus peuplé de France. 
Cette collectivité territoriale gère un budget d’un peu plus d’1 milliard d’€ et a notamment la responsabilité des politiques de solidarité avec l’enfance, les personnes âgées, les personnes handicapées et les publics en difficulté. 
Le Département dépense environ 700 € par habitant, dont :

  • 143€ orientés vers les services aux personnes handicapées ;
  • 116 € pour le financement du revenu de solidarité active (RSA) et des politiques d’insertion 
  • 98€ pour l’aide sociale à l’enfance 
  • 64€ pour financer les services d’incendie et de secours (pompiers) et de gendarmerie
  • 63 € pour les services d’aide au maintien à domicile et l’hébergement des personnes âgées en maison de retraite 
  • 55 € pour la construction et l’entretien des collèges
  • 161 € pour tout le reste : les routes, le logement, la culture, le sport, etc.

Etant donné l’importance des sujets dont elle s’occupe, l’institution départementale mérite mieux que les 54,67 % d’abstention récoltés au 1er tour du dernier scrutin départemental de mars 2015. Cher(e)s Montessonnais(es), vous savez donc ce qu’il vous reste à faire dans quelques mois…

Publié dans Département

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Le chiffre du mois de janvier : 0,46 %

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C’est la proportion de la population montessonnaise venue se faire dépister du Covid 19 le samedi 16 janvier 2021 : 70 habitants sur les 15 019 que compte Montesson. Un peu faible, non ?

La municipalité avait pourtant mis le paquet dans sa communication pour vanter cette action de dépistage organisée avec la Région Ile de France : courriels, affichettes, message sur le site de la Ville et sur ses panneaux lumineux…

Au final, cette grande opération de communication pré-électorale (comme savent le faire les élus de droite) n’a eu aucune efficacité en termes de prévention et de santé publique. D’ailleurs, aucun résultat global n’a été donné, comme le nombre de Montessonnais diagnostiqués positifs par exemple. Quelle était l’utilité alors ?

Si la maire et ses copines de la Région voulaient vraiment dépister la population pour lutter efficacement contre le virus, il faudrait organiser une campagne massive de tests sur plusieurs jours et sur des milliers de personnes, comme cela a été fait par exemple à Roubaix entre le 11 et le 16 janvier.   
 

Publié dans Montesson

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