Budget 2024 du Conseil régional
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Lors de la réunion du Conseil régional en décembre pour l'adoption du budget 2024, la politique d'austérité de Valérie Pécresse et de sa majorité a déçu les attentes des Franciliens. Le budget reflète des renoncements, avec des coupes allant jusqu'à 20% dans chaque compétence régionale, tout cela pour essayer de rattraper le retard pris dans les transports et les lycées. Les élus socialistes et autres élus de Gauche ont proposé des amendements visant à rétablir l'équilibre territorial et promouvoir le logement, l'environnement, l'action sociale, l'éducation et les transports.
Le logement : le compte n’y est pas !
Concernant le logement, la Gauche a déploré le manque de crédits face à la demande, avec une reconduction des financements insuffisants pour la construction de logements sociaux.
- 780 000 Franciliens sont en attente d’un logement social ;
- 230 M€ en moins pour la construction de logements sociaux depuis 2016.
Un budget social et sanitaire en berne : les Franciliens les plus fragiles sont délaissés par la politique de Valérie Pécresse !
Dans sa présentation sommaire, l’exécutif régional affirme que « la Région poursuit le déploiement des mesures des plans Région solidaire et Bouclier social ». Solidaire et social, ce sont là de bien grands mots quand ils sont confrontés à la réalité :
- Le coup de pouce énergie qui aurait pourtant permis à des Franciliens de boucler les fins de mois n’a pas été renouvelé pour 2024 !
- La dépense de 600 000 euros de frais de communication pour l'Île-de-France Mutuelle Santé se justifie-elle quand le dispositif profite à seulement 2 000 bénéficiaires ?
- La réduction des crédits dédiés aux personnes en situation de précarité et aux victimes de violences est inadmissible.
Le budget décidé pour 2024 maintient l’action sociale comme le parent pauvre de la politique de Pécresse.
La jeunesse : grande cause oubliée de 2023
La précarité étudiante augmente fortement en Île-de-France, avec la suppression des espaces dynamiques d'insertion et une importante baisse budgétaire pour toutes les missions locales. Malgré la proclamation de la jeunesse comme "grande cause régionale" en 2023, les actions concrètes ne suivent pas, avec seulement 5 millions d'euros dépensés sur les 20 millions prévus. Valérie Pécresse a réduit de 8 millions d'euros le budget des missions locales et a changé l'approche d'un accompagnement social de proximité à une politique de placement de produits. Plus de 250 élus franciliens ont signé une tribune dans Libération, demandant un moratoire face à cette dégradation sans précédent.
La précarité étudiante croissante et les conséquences de la pandémie qui a touché de plein fouet la santé mentale de nos étudiants, ont suscité des demandes répétées de la Gauche et des socialistes pour obtenir davantage de moyens de soutien, mais l'exécutif a catégoriquement refusé.
Enfin, la droite régionale a rejeté un amendement de la Gauche et des socialistes visant à allouer 1 million d'euros à des solutions concrètes pour faire face aux rixes. Malgré ces refus, les socialistes persistent dans leur affirmation de soutien à la jeunesse.
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