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Le chiffre du mois de mars : 6

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Et de 6 ! A peine deux ans après les élections municipales, les démissions continuent de s’accumuler au conseil municipal de Montesson. Après les défections de 3 élus de la majorité de droite (dont 2 adjoints au maire) et de 2 membres du groupe « La République en marche », le dernier démissionnaire en date est l’un des membres du binôme « Montesson citoyenne » (ce « groupe » ne comptant que 2 élus).

6 démissions au bout de 2 ans seulement, soit 3 par an : en poursuivant à ce rythme infernal, plus de la moitié du conseil municipal sera renouvelé d’ici la fin du mandat ! Il s’agit d’un signe inquiétant pour la démocratie montessonnaise (certains privilégiant apparemment leurs petites affaires individuelles sur l’intérêt communal) et une conséquence de la gestion autocratique de la maire actuelle. Il se murmure que la vague de démissions et de départs (plus ou moins volontaires) concernerait aussi l’administration municipale, avec des agents fatigués et dégoutés de la « méthode Bristol »…         

Par mesure de comparaison, nous rappelons que, dans le mandat précédent (2014-2020), les conseillers municipaux socialistes Sylvain Thialon et Guy Biancorosso avaient, eux, siégé et assuré leur mission du début à la fin.

Autre temps, autres gens, autre époque…     

Publié dans Montesson

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5 bonnes raisons de ne pas voter Macron quand on est électeur de gauche

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A la faveur de la pandémie de Covid 19 et de la guerre en Ukraine, le candidat Macron espère enjamber la campagne de l’élection présidentielle et l’emporter sans débat. Il a présenté un programme 100 % de droite, destiné à racler le fonds de commerce de Mme Pécresse (LR), estimant que les voix de gauche et du centre-gauche lui sont acquises, à l’image de plusieurs responsables politiques (y compris anciens socialistes) toujours disponibles pour trahir leurs idées et ex-camarades.

Pourtant, quand on est de gauche ou qu’on se dit « de gauche », les raisons de ne pas voter Macron ne manquent pas. En voici 5 (liste non-exhaustive) :

  1. Si Macron est réélu, il rétablira le scandaleux passeport vaccinal (actuellement suspendu pour raisons électoralistes), qui divise les Français dans une forme de ségrégation sociale et créé une inégalité d’accès aux droits et aux services injuste et injustifiable pour des millions d’entre eux ;
  2. si Macron est réélu, il continuera de gérer la France en autocrate et en « Jupiter », comme il l’a fait ces 5 dernières années, en prenant ses décisions seul ou au sein de « son » conseil de défense (sanitaire ou militaire) non-élu, en ignorant et en affaiblissant le Parlement, les collectivités territoriales, les syndicats et les associations ;
  3. si Macron est réélu, il repoussera l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans (contre 62 ans aujourd’hui), une réforme injuste et inégalitaire qu’il mènera dès l’été 2022, sans avoir réalisé le « système universel et juste » qu’il avait pourtant promis à toutes et tous en 2017 ;
  4. Si Macron est réélu, il va creuser la dette publique (déjà abyssale) et augmenter vos impôts directs et indirects, ceux de vos enfants et de vos petits-enfants, pour financer son programme dont il a lui-même estimé le coût à 50 milliards d’euros par an, soit 250 milliards sur 5 ans ; 
  5. pour les gens de gauche, plutôt que de voter pour ce candidat 100 % de droite, vous avez le choix au 1er tour entre 6 vrais candidats de gauche : Mme Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Mme Anne Hidalgo (Parti socialiste), M. Yannick Jadot (Europe Ecologie les Verts), M. Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), M. Philippe Poutou (Nouveau Parti anticapitaliste) et M. Laurent Roussel (Parti communiste).

Publié dans Election

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Percée salutaire de la gauche aux élections parlementaires en Colombie

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Lors des élections parlementaires colombiennes du 13 mars, les forces de gauche sont arrivées en tête des suffrages, aussi bien à la Chambre des représentants qu’au Sénat. Dans un pays où la Gauche était jusqu'à présent présentée comme faisant de la figuration, tandis que la Droite et l'extrême-Droite dominaient traditionnellement la scène politique, il s'agit d'un changement majeur et salutaire.

Cette évolution est liée à l'émergence d'une coalition électorale, le Pacto Histórico por Colombia, qui regroupe des partis politiques et mouvement sociaux de gauche. Le Pacto a rassemblé 16,71% des suffrages aux élections législatives (obtenant 27 sièges sur 172 à la Chambre des représentants) et 14,29% des voix aux élections sénatoriales (obtenant 16 sièges sur 106).

La section du Parti socialiste de Montesson salue les bons scores de notre parti frère, le Parti Libéral Colombien (PLC), membre de l’Internationale socialiste, qui est arrivé premier à la Chambre des représentants (32 sièges) et troisième au Sénat (15 sièges).

L'exemple colombien prouve que la gauche n’est pas condamnée à la fragmentation, qu’elle peut s’unir (avec un peu de bonne volonté des uns et des autres) et gagner.

Publié dans Interantional

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60ème anniversaire des Accords d’Evian : le 19 mars dans l’Histoire

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Le 19 mars 1962, après 132 ans de colonisation et d’occupation de l’Algérie par la France et après 8 années de guerre, les Accords d’Evian instauraient le cessez-le-feu et ouvraient la voie à l’auto-détermination de l’Algérie, que 75 % des Français ont approuvé par referendum.

Le 19 mars 1962 est une date décisive. La guerre d’Algérie allait prendre fin et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes s’imposer. Beaucoup de dispositions des Accords d’Evian n’ont pas été respectées par la suite et des violences se sont poursuivies au-delà du 19 mars. Mais cette date marque le tournant capital : celui qui permit la naissance de l’Algérie indépendante le 5 juillet suivant.

Depuis le vote de la loi du 6 décembre 2012, proposée par les socialistes, le 19 mars marque la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. De ce point de vue, nous regrettons que la municipalité de droite à Montesson n’ait pas fait d’information à la population sur la cérémonie d’hommage organisée, dans un cadre très restreint, ce matin au cimetière municipal, comme elle le fait pour les cérémonies du 8 mai et du 11 novembre. Elle a préféré inonder les boîtes aux lettres de tracts pour vanter son carnaval…

60 ans après, tous ceux qui sont attachés à la relation franco-algérienne n’oublient pas ce texte majeur : « la formation, à l'issue de l'autodétermination, d'un État indépendant et souverain » en choisissant « la solution de l'indépendance de l'Algérie en coopération avec la France ».

Cette espérance demeure. Demain comme hier, dans la tourmente de la mondialisation, ou face aux défis en Méditerranée, une relation constructive entre la France et l’Algérie, fondée sur des rapports d’égalité et des projets communs, est indispensable pour nos deux peuples.

Publié dans Interantional, Histoire

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La générosité et la solidarité sélectives des Européens

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La ville de Montesson a lancé des collectes de biens et denrées pour les réfugiés ukrainiens. Une initiative présentée par la municipalité comme « fidèle aux valeurs de solidarité qui sont les siennes ». La démarche est louable et nécessaire, au regard de la situation des centaines de milliers de familles ukrainiennes contraintes de quitter leur pays frappé par une guerre insensée.

Mais rappelons qu’il s’agit d’abord de la solidarité des Montessonnais, et non de la municipalité, qui ne fait qu’organiser des points de collecte et diffuser des tracts imprimés…sur papier glacé, aux frais du contribuable. Rappelons aussi que cette solidarité n’est pas typiquement montessonnaise - comme voudraient le faire croire certain(e)s - mais bien nationale, depuis l’appel de Montpellier du 2 mars dernier, par lequel plusieurs centaines de collectivités territoriales françaises (communes, départements, régions) se sont mobilisées en faveur de l’accueil et du soutien aux réfugiés.

Enfin et surtout, comment ne pas être mal à l’aise avec cette générosité, certes sincère, mais sélective ? Qu’a fait la commune de Montesson pour les Palestiniens quotidiennement persécutés par l’armée et le gouvernement israéliens depuis plus de 70 ans ? Qu’a fait la commune de Montesson pour les femmes et les enfants du Yémen, qui vivent dans un pays en guerre depuis au moins 2015, qui meurent de faim et subissent « la plus grave crise humanitaire du monde » selon l’ONU ? Qu’a fait la commune de Montesson quand des millions de Syriens ont fui leur pays frappé par la guerre ? Réponse : elle s’est enorgueillie d’avoir accueilli…une famille syrienne ! Que fait la commune de Montesson pour les Afghans ? Et pour les Ouïghours de Chine ?

Ce constat d’une différence de traitement entre les populations ne concerne pas que la commune de Montesson, mais la France entière et l’ensemble de l’Europe. Comment ne pas s’interroger quand les frontières s’ouvraient si difficilement pour les Afghans, Irakiens, Maliens, Syriens…et que les billets de trains gratuits sont si généreusement distribués aux Ukrainiens ? Comment ne pas être choqués par la fermeté inhumaine des Polonais et des Hongrois avec les migrants du Moyen-Orient bloqués à leurs frontières…puis leur accueil à bras ouverts de centaines de milliers d’Ukrainiens fuyant les bombes ?

Lorsqu’il s’agit d’aider nos frères et sœurs ukrainiens, bien souvent blancs et chrétiens, frappés par les bombes aux portes de l’Europe, tous les Européens sont à l’unisson. Mais quand il s’agit d’offrir un peu de chaleur à nos frères et sœurs de couleur, arabes et/ou musulmans, eux aussi frappés par la guerre (bien souvent avec des armes fabriquées en Europe et en France), la générosité européenne est soudain beaucoup plus compliquée et beaucoup moins éloquente, voire totalement absente…

On n’a pas deux cœurs : un pour les Blancs chrétiens et un pour les Noirs et arabo- musulmans. On a un cœur ou on n’en a pas.

Publié dans Montesson, Monde

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La Feuille de salade n°11 - Février 2022

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Publié dans La Feuille de salade

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Le Parti socialiste condamne l’agression de l’Ukraine par la Russie

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Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté l’offensive militaire brutale et de grande ampleur lancée par la Russie contre l’Ukraine. Le président russe a pris la décision de violer les frontières d’un État indépendant et souverain et de faire basculer l’Europe dans la guerre.

Rien ne justifie cette réponse de la Russie. En mettant sciemment à exécution un plan préparé de longue date, Poutine porte seul devant l’histoire la responsabilité des conséquences de cette agression.

Le Parti socialiste, en ces heures douloureuses pour la paix sur le continent européen, exprime toute sa solidarité avec le peuple ukrainien.

Le Parti socialiste appelle la France, l’Europe et leurs alliés, ainsi que l’ONU, à prendre toutes les mesures nécessaires pour répondre à la hauteur de cet acte criminel et à forcer la Russie à la paix.

Publié dans Interantional

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Lignes de bus : les mauvaises surprises de Keolis

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Le mois dernier, nous vous faisions part des débuts laborieux du nouveau prestataire de bus sur l’agglomération, Keolis. Aucune véritable information n’avait été réalisée auprès des usagers sur ce changement et les fiches horaires avaient même disparu des arrêts pendants les premiers jours de janvier. Depuis, la situation ne s’est guère arrangée :

  • 1ère surprise, pour les usagers de la ligne F qui relie le quartier des Rabaux à la gare du Vésinet Le Pecq : la fréquence des bus aux heures de pointe a diminué en janvier ! Suite aux protestations des usagers, Keolis a dû revoir sa copie et revenir, en février, à un passage toutes les 10 minutes.
  • 2ème surprise, pour les usagers de la ligne P, qui relie les berges de Montesson, le centre-ville et la gare de Houilles-Carrières sur Seine : les bus prévus ont tendance à ne pas passer… Une expérience désagréable, bien connue sous l’ère Transdev (le prestataire précédent), mais que l’on n’attendait pas de Keolis. L’excuse du Covid-19 et de l’isolement des chauffeurs « cas contacts » ont bon dos…
  • 3ème surprise, très désagréable : une grève surprise des chauffeurs le 17 février dernier, qui a laissé au garage un bon nombre de véhicules…et en plan un bon nombre de voyageurs ! En effet, aucune information préalable n’avait été engagée, aucun message aux arrêts et rien sur internet ou presque : bravo Keolis et la CASGBS !
  • 4ème surprise, qui n’en est pas une : Keolis a repris les mauvaises pratiques de son prédécesseur, n’allumant pas le chauffage dans ses bus où s’entassent des voyageurs transis de froid. A 75 €/mois l’abonnement Navigo, ils ne mériteraient pas un peu de chaleur ?

Au final, Keolis fait (presque) aussi mal que Transdev. Il convient de noter que la situation est pire sur le secteur de Poissy-les Mureaux, où un « problème technique » sur le parc de véhicules et un « manque de conducteurs » ont occasionné de sérieuses difficultés en janvier (retards, non-passages, itinéraires non respectés, etc). Question : comment peut-on confier un contrat d’exploitation à une entreprise…qui affirme ensuite ne pas disposer du matériel roulant et du personnel adéquat ?

Comme le mois dernier, nous persistons à demander :

  • au nouveau prestataire, d'assurer le confort des usagers (chauffage l’hiver, climatisation l’été) et de garantir la circulation et la ponctualité de tous les bus prévus aux fiches horaires.
  • à Ile de France Mobilités, de rétablir une ligne directe vers Saint-Germain en Laye et de renforcer la ligne P avec davantage de bus aux heures de pointe et un service minimum aux heures creuses.
  • aux élus et personnels de la CASGBS, d’améliorer l’information en amont des usagers, de suivre attentivement l'exécution de ce contrat et d'agir auprès du prestataire pour qu’il adapte son service au niveau attendu.

Publié dans Transport, Montesson

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Pouvoir d’achat : il est temps de mieux redistribuer !

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Le 16 février dernier, le directeur général de la Caisse des Dépôts, Éric Lombard, a mis les pieds dans le plat de l’inégalité de la répartition des revenus en pointant clairement le fait que « le capitalisme est déréglé et la répartition des richesses est trop divergente par rapport à ce qui revient au capital ». Une évidence qui détonne dans l’univers médiatique actuel, où le libéralisme semble avoir gagné la bataille culturelle.

Le « ruissellement » cher à Emmanuel Macron ne fonctionne pas. Les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches dès le début du quinquennat n’ont pas contaminé le portefeuille de la plupart des Français, ni trouvé de traduction dans l’économie réelle. Alors que l’année 2021 a connu un montant de dividendes distribués dans le monde jamais atteint et que les entreprises du CAC 40 ont réalisé des bénéfices record (malgré la pandémie), le budget des ménages s’est, lui, resserré, sous l’effet de l’inflation, de la hausse de la facture énergétique et de la stagnation des salaires.

Le pouvoir d’achat est la préoccupation principale des Françaises et des Français, mais ce thème n’a jusqu’à présent pas eu la place qu’il méritait dans le débat démocratique que devrait constituer l’élection présidentielle. À moins de deux mois du premier tour, il est donc urgent de recentrer le débat sur ce que vivent au quotidien nos concitoyens

Le combat contre les inégalités est le combat historique des socialistes. Depuis de longs mois, nous portons des propositions ambitieuses en faveur de l’accroissement du pouvoir d’achat des travailleurs et d’une répartition plus juste des richesses :

  • Augmenter les salaires en agissant immédiatement sur le salaire minimum (+ 15 %) et en convoquant une conférence salariale pour tous les autres ;
  • Mettre fin aux écarts indécents de rémunération en limitant l’écart maximal à un rapport de 1 à 20 ;
  • Assurer l’égalité salariale réelle entre les femmes et les hommes ;
  • Permettre aux salariés des petites et moyennes entreprises de bénéficier des mêmes droits (formation, congés, loisirs, etc.) que ceux des entreprises de grande taille.

Face à la crise sociale qui couve et à la menace de la vie chère, la France a besoin, comme l’ont choisi d’autres peuples en Europe, d’un gouvernement de gauche qui corrige la dérégulation libérale de notre économie, beaucoup trop favorable à la rémunération du capital au détriment de celle du travail. La mise en œuvre d’une redistribution plus juste des richesses est un préalable indispensable pour que nous puissions affronter collectivement les défis de notre siècle : le réarmement industriel et la transition écologique.

Publié dans Pouvoir d'achat

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Collèges et lycées : de mal en pis !

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Jusqu’au bout du quinquennat Macron, le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer aura malmené les établissements du second degré, dégradant chaque année un peu plus les conditions de travail des professeurs, des collégiens et des lycéens. Il l’achève avec une cerise sur le gâteau : la suppression de 440 emplois d’enseignants supplémentaires dans les collèges et les lycées publics, au moment où les chefs établissements prennent connaissance de leur dotation de fonctionnement, la fameuse « Dotation Horaire Globale » (DHG).

Cette nouvelle saignée participe du démantèlement du service public d’éducation engagé depuis 2018 par le gouvernement Macron : au total, pas moins de 7 900 emplois de professeurs ont été supprimés dans le second degré, soit l’équivalent de 175 collèges ! Pendant 5 ans, les coupes budgétaires ont continuellement dégradé le fonctionnement des établissements : mauvaises conditions de travail des équipes pédagogiques, classes surchargées, options supprimées, absence de continuité éducative pendant les confinements, protocoles sanitaires flous et instables, manque de considération pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), absence de développement de la médecine scolaire, retard des plans de formation…

Frappant sans ménagement les établissements en éducation prioritaire dans les territoires concentrant les difficultés sociales, cette politique néolibérale remet profondément en cause le sens même du métier d’enseignant, ainsi que les missions premières de l’enseignement public : ne laisser personne au bord du chemin, garantir une école juste pour tous et exigeante pour chacun, démocratiser la réussite.

Ce constat est encore renforcé par les réformes du lycée et du baccalauréat qui aggravent les inégalités entre les établissements qui ne proposent pas tous l’éventail des options annoncées par le ministre.

Invoquer « la priorité au premier degré » comme le fait le ministre pour justifier les suppressions de postes dans le second degré constitue une forme de mépris pour les établissements concernés. Les missions de l’État ne s’arrêtent pas à l’entrée en 6e !

Face à cette politique qui épuise le second degré, nous réaffirmons l’urgente nécessité de faire battre l’Éducation au cœur des priorités de l’État. Formation initiale et continue, revalorisations salariales, mutualisation des pratiques pédagogiques, postes en nombre suffisant, mixité sociale et scolaire, dialogue social régulier : autant d’urgences qui conditionnent l’effectivité du droit à la réussite pour tous.

Publié dans Education

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