Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Projet d’extension du centre commercial Carrefour : avis favorable avec réserve du commissaire-enquêteur

Publié le

Suite à l’enquête publique menée en novembre 2021 sur le projet d’extension du centre commercial Carrefour de Montesson, le commissaire-enquêteur Alain Rispal a remis ses conclusions. Elles ne sont pas faciles à trouver : il faut se rendre sur le site internet de la commune et farfouiller dans l’onglet « urbanisme » pour télécharger le rapport : https://www.montesson.fr/download/Pole_Amenagement/Urbanisme/Carrefour/rapport_et_conclusion_carrefour_montesson.pdf.

Pourquoi ne pas le publier en page d’accueil dans les actualités et en faire bénéficier tous les Montessonnais, au premier desquels les centaines de citoyens ayant pris de leur temps pour contribuer à l’enquête ? Par ailleurs, aucune des pièces jointes à l’avis n’est annexée au rapport en ligne : et la transparence de l’information Madame le Maire ?!! Nous exigeons que l’ensemble des pièces jointes soient communiquées.

1er enseignement du rapport : l’enquête a fortement mobilisé le public. 241 contributions ont été formulées, générant 533 observations, et le commissaire-enquêteur a reçu 18 personnes lors des 4 permanences qu’il a assurées.

2ème enseignement : l’enquête a vu émerger une opposition plus forte au projet (57%) que de soutiens (43%).

3ème enseignement : 5 préoccupations principales ont émergé. Elles portent sur des visions différentes de modes de vie et de consommation, sur les choix d’urbanisation et de construction du projet d’extension, sur l’impact du projet pour le petit commerce de proximité, sur les aménagements paysagers liés au projet et la plaine de Montesson, et sur l’impact de l’augmentation de la circulation sur l’environnement

Au final, le commissaire-enquêteur émet un avis favorable au projet, assorti d’une réserve concernant la hauteur du bâtiment donnant sur la rue Mongolfier. Il estime globalement que la requalification du centre commercial et des voiries aux alentours, les aménagements paysagers la suppression de la grande majorité des parkings aériens améliorera « l’image du quartier » et « permettra aussi de maintenir et développer une activité économique en créant environs 350 emplois directs »

Sans partager son avis et toutes ses conclusions, nous prenons acte de l’avis du commissaire enquêteur, dont il faut saluer le travail. Nous réaffirmons toutefois notre scepticisme quant aux impacts « positifs » du projet en matière d’emploi et d’environnement. Et nous notons à la lecture du rapport, comme nous l’affirmions dans notre contribution fin novembre, que le point le plus sensible du dossier constitue bien l’impact sur la circulation et ses nuisances potentielles.  Le commissaire rappelle ainsi que « l’augmentation du trafic peut être estimée à + 24% pour les entrants et +32% pour les sortants à l’heure la plus chargée le samedi après-midi » à horizon 2024.

M. Rispal émet d’ailleurs 6 recommandations, portant principalement sur la circulation et les aménagements urbains : requalification de la section côté Carrefour ; augmentation du nombre d’arbres avenue Gabriel Péri ; optimisation de la rampe de sortie du parking souterrain de l'intersection Montgolfier/Remise du Loup ;  passage de l’avenue Gabriel Péri en zone 30 ; réalisation d’une étude de trafic avant l’ouverture de l’extension du centre commercial afin d’adapter les dispositifs sur voirie (adaptation des feux, ralentisseurs, passages piétons surélevés, radars de vitesse pédagogique, etc…) ; installation de dispositifs sur les voiries internes au quartier La Borde pour garantir la tranquillité des riverains.

Sur ce dernier point, le commissaire enquêteur « trouve regrettable […] que les communes de Montesson et Sartrouville n’aient pas communiqué de propositions pour limiter l’éventuel impact du projet sur les rues environnantes » (p.234). Le Président de la Communauté d’agglomération et la maire de Montesson avaient pourtant rencontré le commissaire après l’enquête publique, le 20 décembre, mais le compte-rendu de leur réunion réalisé par ce dernier n’est pas annexé à l’avis publié sur le site de la commune : y aurait-il quelque chose à cacher ?

Publié dans Montesson

Partager cet article
Repost0

Emmanuel Macron et l’Europe : un rendez-vous manqué permanent

Publié le

Le début de la présidence française du Conseil de l’Union européenne et la récente intervention d’Emmanuel Macron au Parlement européen sont l’occasion de pointer les insuffisances et les rendez-vous manqués qui ont caractérisé sa politique européenne depuis 2017, que ce soit en matière environnementale, sociale ou démocratique.

Sur le plan environnemental, la volonté de mettre en place un plan de relance européen significatif, portée notamment aux côtés des dirigeants européens socialistes et sociaux-démocrates, doit être reconnue. En effet, pour la première fois, des emprunts communs ont pu être mis en place à l’échelle européenne, aboutissant à la création du plan NextGenerationEU, doté de 750 milliards d’euros. Par ailleurs, l’instauration d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières à l’horizon 2026, soutenue par la France, est également un pas important vers une taxation plus juste des émissions carbone.

Néanmoins, l’ambition environnementale reste encore trop limitée. L’objectif d’atteindre 55% net (en réalité 52,8%) de réduction des gaz à effets de serre d’ici à 2030 n’est pas assez ambitieux face aux préconisations scientifiques qui recommandent d’atteindre 65%, et les 750 milliards d’euros de NextGenerationEU apparaîtront vite insuffisants. D’autre part, la classification récente du nucléaire et du gaz comme énergies de « transition » dans la nouvelle taxonomie verte européenne représente un renoncement coupable, opéré notamment sur demande de la France.

La réforme de la politique agricole commune (PAC) fut elle aussi une occasion manquée de franchir une nouvelle étape sur le plan écologique. En laissant aux Etats la responsabilité de s’assurer eux-mêmes du respect des engagements de l’Union européenne en matière de développement durable et de biodiversité, cette réforme conduira inévitablement à une nouvelle concurrence et une renationalisation de fait des politiques agricoles.

Enfin, en matière de biodiversité, le gouvernement français a manqué d’ambition afin de faire définitivement interdire à l’échelle européenne le glyphosate et les néonicotinoïdes, tueurs d’abeilles, dont l’utilisation a même été de nouveau autorisée en France.

La question d’une Europe plus sociale et plus solidaire est, quant à elle, toujours en suspens. Depuis ces derniers mois, certaines avancées sont à saluer en matière d’accroissement de la solidarité entre Etats. La mise en œuvre du programme RescUE, de la réserve de protection civile ou bien encore la livraison de matériel et de vaccins face au Covid en sont des exemples.

Néanmoins, le président de la République aurait pu aller encore plus loin, en réclamant notamment à l’échelle européenne la levée du brevet sur les vaccins ou bien encore en défendant une stratégie migratoire européenne plus solidaire et plus équitable. En effet, lors de son discours de la Sorbonne, Emmanuel Macron ambitionnait de créer un véritable espace européen des migrations, permettant d’harmoniser les politiques et de renforcer la solidarité.

En 2022, si le principe d’un nouveau pacte européen sur les migrations a bien été présenté par la Commission, et la création d’une nouvelle agence européenne de l’asile actée, aucun accord n’a été trouvé à ce jour pour instaurer un réel mécanisme de solidarité et de répartition équitable des demandeurs d’asile. La volonté de réforme de l’espace Schengen, annoncée en décembre par le Président, ne doit pas cacher l’enjeu essentiel de la question migratoire, qui devra se régler par la solidarité entre les Etats membres et sans reposer uniquement sur les pays frontaliers voire les pays de départ.

En matière d’égalité homme-femme, on regrettera également l’absence d’une initiative française pour faire ratifier par l’Union la Convention d’Istanbul. Signalons en outre que le manque de volonté de la France a conduit à adopter une directive équilibre vie personnelle-vie professionnelle peu ambitieuse, sans définition d’un niveau minimal d’indemnisation du congé parental.

Enfin, aucun pas notable n’a été fait vers un changement démocratique des institutions. Malgré les belles paroles d’Emmanuel Macron, aucune volonté politique n’a été manifestée par la France ces dernières années pour proposer des avancées concernant le fonctionnement institutionnel de l’Union européenne. La Conférence sur l’avenir de l’Europe reste aujourd’hui toujours trop confidentielle et aurait mérité une campagne de publicité du gouvernement de plus grande ampleur. Il conviendra que ses conclusions donnent lieu à des initiatives politiques significatives et à un suivi efficace. La création de listes transnationales pour l’élection des eurodéputés, le rééquilibrage des pouvoirs entre le Parlement et le Conseil ou encore l’octroi d’une réelle capacité d’initiative législative pour le Parlement auraient pourtant été des mesures à proposer et à soutenir auprès des autres Etats membres.

En conclusion, les idées certes ambitieuses, mais jamais réellement défendues avec conviction, ne se sont pas traduites en actes, laissant planer une volonté de diversion permanente afin de cacher une inaction structurelle et un isolement sur la scène européenne.

Partager cet article
Repost0

Ordinateurs des lycéens franciliens : prévenir le harcèlement plutôt que promouvoir la Présidente de Région !

Publié le

La Présidente de la Région avait suscité la polémique en imposant le visionnage d’une vidéo auto-promotionnelle à l’allumage des 106 000 ordinateurs et 31 000 tablettes distribués aux élèves franciliens.

La commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a récemment sanctionné cette initiative de Valérie Pécresse, estimant que les coûts de réalisation de cette vidéo auraient dû être intégrés aux dépenses de sa campagne pour les élections régionales de juin 2021.

Lors de la Commission permanente du vendredi 28 janvier, les conseillers régionaux socialistes d’Ile de France ont donc exigé la correction de cette irrégularité et proposé de remplacer cette vidéo de propagande par une vidéo de sensibilisation au harcèlement et au cyber-harcèlement scolaire.

On estime à environ 700 000 le nombre de jeunes victimes de harcèlement scolaire en France et la pandémie a aggravé la situation : l’association e-Enfance a ainsi observé une augmentation de 26% des cas de cyber-harcèlement entre septembre 2019 et septembre 2020. Le harcèlement scolaire a des conséquences importantes dans le quotidien des jeunes franciliens, mais également sur l’ensemble de leur parcours de vie.

Les conseillers régionaux socialistes ont ainsi proposé au vote l’amendement n°019, co-signé par l’ensemble de l’opposition de gauche et écologiste. Mais il a été rejeté par la majorité de droite, plus soucieuse de promouvoir Valérie Pécresse que de protéger nos enfants et nos adolescents.  

Partager cet article
Repost0

Crise énergétique : la triple faute du Gouvernement Macron

Publié le

Depuis l’été, l’Europe et la France font face à une crise énergétique inédite. Le cours du gaz naturel a augmenté en 2021 de 400%, entraînant les cours de l’électricité qui lui sont indexés (à plus de 200€ le MWh, avec des pics à plus de 600€). Cette flambée des prix, sans doute conjoncturelle et qui devrait s’aplanir après l’hiver, cache aussi une réalité structurelle.

Le système électrique est, par nature, un monopole intégré : les moyens de production (centrales nucléaires, photovoltaïques, barrages, etc.) et de distribution (le réseau) supposent une planification de long terme peu compatible avec les aléas du marché. Afin de se conformer aux règles européennes de la concurrence, un mécanisme artificiel avait été inventé par le gouvernement Fillon en 2011 : l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), qui oblige EDF à céder à ses concurrents un quart (et désormais un tiers) de sa production nucléaire à un prix coûtant censé refléter le prix de production (soit 42 €/MWh). Le gouvernement créait ainsi les conditions d’une chimère économique : demander à un acteur d’un marché concurrentiel de…soutenir ses concurrents !

Cette libéralisation du système électrique est un échec complet. Quand les prix de marché sont bas, EDF vend à prix bas, quand les prix de marché sont élevés ou très élevés, EDF brade. Et alors que la concurrence devait être favorable au consommateur, la facture annuelle du client moyen a structurellement progressé de…57 % depuis 2007 !

Alors que les prix du marché explosent, les tarifs régulés de vente (TRV, le tarif bleu d’EDF) ont fait la démonstration de leur utilité sociale. Ils n’ont pourtant cessé d’être attaqués, car perçus par les libéraux comme un frein à la « concurrence libre et non faussée » européenne et sont à terme menacés pour les particuliers, après leur disparition progressive pour les entreprises.

Le quinquennat d’Emmanuel Macron n’a été l’occasion d’aucune réforme de fond en matière énergétique. Le projet Hercule prévoyait d’approfondir la libéralisation du marché mais a finalement été abandonné devant l’opposition unanime. A défaut, le Gouvernement fait peser sur EDF son manque d’anticipation politique en relevant le plafond annuel de l’Arenh de 100 TWh à 120 TWh ainsi que son tarif de 42 à 46,20 euros/MWh. Résultat ? 8 milliards d’euros de pertes pour une entreprise (et donc, aussi, pour le contribuable) qui supporte tous les coûts (investissement, entretien, installation de nouveaux moyens de production) au bénéfice de l’ensemble du système électrique.

Dans ce contexte, le Gouvernement Macron commet une triple faute : il ne tire pas les conséquences des failles de la libéralisation progressive des marchés de l’énergie ; il n’a pas anticipé les conséquences de ces failles, notamment pour les consommateurs ; il fait preuve d’une incurie court-termiste et électoraliste vis-à-vis d’EDF, entreprise stratégique pour le pays.

Il est indispensable de préserver le caractère public d’EDF, car la libéralisation du marché électrique constitue un aléa insupportable pour les Français après la crise sanitaire et la crise économique.

Publié dans Energie

Partager cet article
Repost0

Pour que le logement fasse enfin irruption dans le débat national (et local) !

Publié le

La fondation Abbé-Pierre a publié son 27e rapport annuel sur la situation du mal-logement en France. Il met une nouvelle fois en lumière une crise sociale massive, touchant plus d’1 Français sur 5 :

  • 4 millions de Français mal-logés (c’est-à-dire sans domicile, ou en hôtel, chez un proche ou en sur-occupation lourde) ;
  • 12 millions de Français en situation de fragilité dans leur propre logement (en incapacité de payer leur loyer, subissant des coupures de gaz ou d’électricité, ou en situation de sur-occupation légère) ;
  • 2,2 millions de ménages en attente d’un logement social ;
  • 5,7 millions de personnes subissant un effort financier excessif pour payer leur loyer.

Le rapport juge très sévèrement l’action de la présidence Macron. Pendant 5 ans, la majorité LREM a effectué près de 15 milliards de coupes budgétaires, fragilisant de manière inédite la situation du logement social, des bailleurs sociaux et des allocataires des APL : baisse des aides au logement, ponction sur les bailleurs sociaux, hausse de la TVA sur la construction de logements sociaux, etc. Des mesures budgétaires jamais annoncées par le candidat Macron durant l’élection présidentielle de 2017 ! Depuis 1984, jamais l’effort pour le logement n’aura été aussi faible dans le budget de l’État (1,4 % du PIB). Quant à la promesse macronienne que « plus personne ne dorme dans la rue avant la fin 2017 », tout le monde en connait malheureusement l’irréalité concrète…

A cette incurie du pouvoir macronien s’ajoutent les réticences de nombreux maires à construire, parce qu’ils n’y sont pas assez financièrement incités, parce que la densité urbaine pourtant indispensable fait l’objet de contestations fortes ou pour des raisons de postures politiques clientélistes.

C’est le cas à Montesson, qui ne respecte toujours pas le pourcentage minimal de logements sociaux requis par la loi et a même fait partie, entre 2017 et 2020, de la peu glorieuse liste des 19 communes carencée des Yvelines, ce qui lui avait fait perdre l’exercice de son droit de préemption urbain au bénéfice du préfet. La Ville a engagé plusieurs chantiers pour rattraper son retard, mais reste soumise au risque de pénalités financières pour non-conformité.

Dans cette situation mortifère, il faut d’urgence réaffirmer la place centrale du logement dans les préoccupations quotidiennes et le pouvoir d’achat des Français ! Le Parti socialiste appelle à l’irruption de ce droit universel dans le débat et à une mobilisation nationale pour :

  • que soit réaffirmé l’effort de production nécessaire de logements, notamment sociaux, à hauteur d’au moins 150 000 par an (dont une part prépondérante de logements très sociaux) et l’exigence de solidarité nationale en la matière ;
  • que soit pris à bras-le-corps l’enjeu de maîtrise des coûts (avec notamment la création de foncières publiques) et des prix (avec notamment l’encadrement des loyers) ;
  • que soit engagée la lutte contre la précarité énergétique à travers un grand plan pluriannuel de rénovation des bâtiments et l’instauration d’un tiers payant qui permette de différer le remboursement des travaux au moment de la vente du bien ;
  • en faire un enjeu de pouvoir d’achat par la mise en place d’un bouclier logement pour les locataires les plus fragiles.

Publié dans Logement

Partager cet article
Repost0

N'oublions pas le peuple afghan !

Publié le

Cette semaine s'est tenue au Parlement européen une conférence pour remettre en lumière la situation tragique de l'Afghanistan. La situation générale sur place est catastrophique et bien plus dégradée que ce que les Talibans avaient assuré en reprenant le pouvoir en août dernier.

D'après la Sous-Directrice exécutive du Programme Alimentaire Mondial (PAM), 58% de la population a besoin d'aide humanitaire et 23 millions d’Afghans souffrent de la faim (sur un peu plus de 35 millions d'habitants). Suite à la prise de Kaboul, le pays a été coupé des canaux financiers internationaux et les États-Unis ont gelé près de 9,5 milliards d'avoirs de la banque centrale afghane pour éviter que cet argent ne tombe dans les mains des Talibans. En 2021, environ 600 000 Afghans ont été déplacés à l'intérieur du pays, dont 80% de femmes et d’enfants.

Les femmes et les filles sont les premières victimes : malgré les belles paroles initiales, l'immense majorité d'entre elles ont vite été exclues de la vie publique et leur accès à l'éducation et au travail a été bloqué. Pour bénéficier de soins de santé, elles doivent à nouveau se faire accompagner par un homme. En outre, les Talibans répriment violemment les manifestations pour les droits des femmes. Plus glaçant encore, il a été attesté que, dans ce contexte d'immense précarité, certaines familles en sont réduites à vendre leurs filles.

Dans l'ensemble, les pays de l'UE ont évacué 22 000 Afghans, dont des défenseurs des droits humains, des femmes, des journalistes, des militants de la société civile, des policiers et des fonctionnaires en charge de l'application des lois, des juges et des professionnels du système judiciaire. Une aide économique de 100 milliards d'euros a été promise en octobre dernier mais en échange de gestes de la part des autorités talibanes (qui ne se sont pas matérialisés). Et dans une résolution votée en septembre dernier, le Parlement européen demandait un visa spécifique pour les femmes afghanes en quête de protection.

Mais sur le terrain demeure une difficulté : trouver des leviers d'action sans se compromettre avec le régime et sans lui donner la reconnaissance internationale qu'il convoite. Une récente rencontre entre émissaires talibans et représentants de puissances occidentales (dont des diplomates français et européens) le 24 janvier dernier à Oslo a d'ailleurs jeté un grand trouble dans la diaspora afghane.

Il ne faut rien céder aux injonctions rétrogrades de ces potentats, défendre absolument les droits de l'homme et les droits des femmes, l'état de droit, la démocratie.

Publié dans Interantional

Partager cet article
Repost0

Le peuple palestinien victime d’un régime d’apartheid en Israël

Publié le

L’association Amnesty international vient de publier un rapport qui confirme ce que les Palestiniens affirment depuis des décennies, ce que le Sud-Africain Desmond Tutu dénonçait depuis 2002, ce que les ONG palestiniennes de défense des droits humains ont démontré en 2019 dans leur rapport au Comité pour l’Elimination des Discriminations Raciales (CERD) de l’ONU, et ce que plusieurs associations en France et en Europe (AFPS, Human Rights Watch, etc) affirment depuis plusieurs années : le gouvernement israélien a mis en place, à l’encontre du peuple palestinien, un régime de domination raciale et de répression dans le but de l’empêcher d’exercer ses droits - ce qu’on appelle un régime d’apartheid.

Amnesty International confirme également – comme l’avait démontré le rapport Falk-Tilley en 2017- que c’est bien le peuple palestinien dans son ensemble qui est victime de ce crime, où qu’il se trouve : en Israël, dans le territoire palestinien occupé (Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza), mais aussi les exilés et les réfugiés.

La communauté internationale ne peut plus rester sourde et muette et a le devoir de mettre fin à l’impunité d’Israël, notamment par l’arrêt de toute coopération militaire et sécuritaire avec cet État, la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, et l’interdiction sur le territoire européen (dont la France) des produits issus des colonies israéliennes en Cisjordanie, totalement illégales au regard du droit international.

Publié dans Interantional

Partager cet article
Repost0

Elections législatives portugaises 2022

Publié le

Les élections législatives portugaises du 30 janvier 2022 ont abouti à une nette victoire du parti socialiste, qui a remporté la majorité absolue des sièges à l'Assemblée de la République. S'agissant d'un scrutin de liste à la proportionnelle intégrale sans prime majoritaire, cette victoire est d'autant plus impressionnante. Les socialistes portugais ont amélioré leurs scores de 2019, obtenant 2,2 millions de voix (soit 41,68% des suffrages et 300 000 voix de plus) et décroché 117 sièges (soit 9 de plus qu'en 2019) sur les 230 en jeu.

Fort de cette confiance renouvelée et de la majorité absolue qui leur a été confiée pour continuer à gouverner, les socialistes portugais d'Antonio Costa vont poursuivre leur politique qui a permis au Portugal de traverser la crise sanitaire sans sacrifier les plus faibles.

La section du Parti socialiste de Montesson félicite les socialistes portugais de cette large victoire, qui montre que la gauche peut non seulement battre les conservateurs de droite et gagner la confiance du peuple, mais aussi la conserver dans la durée en démontrant sa bonne gestion. Il revient désormais au Parti socialiste et à l'ensemble de la gauche française la responsabilité de méditer l'exemple portugais, à moins de 3 mois de l'élection présidentielle en France.

Publié dans Interantional

Partager cet article
Repost0

La Feuille de salade n°10 - Janvier 2022

Publié le

 

Publié dans La Feuille de salade

Partager cet article
Repost0

Un nouvel exploitant du réseau de bus dans la Boucle de Seine

Publié le

L'information était étrangement passée inaperçue, même pour les usagers des transports : le 11 février 2021, le Conseil d’Île-de-France Mobilités a attribué à la société Keolis l’exploitation et la maintenance du réseau de bus de l’Est de la Communauté d’Agglomération, qui couvre un bassin de 340 000 habitants et 11 villes (Bezons, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Houilles, Le Mesnil-le-Roi, Le Pecq, Le Vésinet, Maisons-Laffitte, Montesson et Sartrouville). La quarantaine de lignes concernées étaient précédemment exploitées par une filiale de la société Transdev.

 

D’une durée de 5 ans (avec option d’une année supplémentaire), le nouveau contrat mobilise 220 véhicules et plus de 500 salariés. Il prévoit la mise en circulation de 40 bus électriques ainsi que la création d'un dépôt à Montesson - Les Rabaux afin d'accueillir des bus fonctionnant à l’énergie GNV. A noter également la mise en place du cadencement de la ligne F (Montesson La Tour-gare du Vésinet le Pecq), avec un bus toutes les 15 minutes du début de service jusqu'à 9h30 et de 13h à 19h, et un bus toutes les 30 minutes de 9h30 à 13h et de 19h à 22h.

 

Le changement de prestataire a débuté le 3 janvier 2022...dans l'indifférence quasi générale. Aucune information au niveau communal, pas même un petit article dans Montesson mag, la maire étant sans doute trop occupée à s'y mettre en scène (cf plus haut)... Les voyageurs montessonnais ont eu la désagréable surprise de voir disparaître, pendant quelques jours, les fiches horaires aux arrêts, le temps de remplacer celles siglées Transdev (le marché avait pourtant été attribué 11 mois auparavant, un temps suffisant pour se préparer et informer la population, non ?). Bref, cela commence bien !

 

Nous espérons toutefois que Keolis fera mieux que son prédécesseur, dont le service laissait franchement à désirer : défaut d'information, bus prévus qui ne circulent pas, absence de climatisation l'été et de chauffage l'hiver, chauffeurs plus ou moins aimables, etc.

Nous demandons au nouveau prestataire d'assurer le confort des usagers et de garantir au maximum la circulation et la ponctualité des bus. Nous sollicitons aussi le renforcement de la ligne P qui dessert les Berges de Montesson jusqu'à la gare de Houilles-Carrières sur Seine (via Montesson centre), avec davantage de bus aux heures de pointe (seulement 2 ou 3 par heure actuellement) et la mise en place d'un service minimum aux heures creuses (aucun bus P actuellement entre 9h30 et 16h30). Nous demandons aussi que la CASGBS et Ile de France mobilités suivent attentivement l'exécution de ce contrat et agissent en cas de défaut éventuel du prestataire.

Partager cet article
Repost0

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>